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Méditation pour la paix

Posté par leblogdegaudius le 27 mai 2014

Publié le 1 juin 2012 sur le blog de Serge TOUSSAINT, Grand-Maître de l’AMORC

Le Grand-Maître de l’AMORC, Serge TOUSSAINT, proposait il y a quelques temps cette expérience ouverte à toutes les personnes de bonne volonté:

 

Comme chacun sait, l’histoire de l’humanité est jalonnée de guerres qui ont, non seulement causé la mort de millions d’hommes, de femmes et d’enfants, mais également blessé gravement et traumatisé durablement des millions d’autres. Au cours des siècles, elles ont provoqué d’innombrables souffrances physiques et morales, sans parler de la destruction de villes entières et de nombreux édifices, dont certains étaient des chefs-d’œuvre d’architecture. Pensez à ce que serait la Terre si le Temple de Jérusalem, le Phare d’Alexandrie, les Jardins de Babylone et autres merveilles avaient été préservées…

 

Le XXe siècle a été marqué par deux guerres mondiales des plus dévastatrices et par nombre de conflits internationaux. Malheureusement, ce début de XXIe siècle n’est pas des plus prometteurs pour la paix. Partout dans le monde, des hommes s’entretuent pour des raisons politiques, économiques, religieuses, ethniques, etc. Des institutions comme l’ONU et l’UNESCO font ce qu’elles peuvent pour que cela cesse, sans obtenir le succès espéré. Rien n’est plus difficile que de faire entendre raison à des peuples et à des individus aveuglés par la haine, la rancune ou le rejet de l’autre.

La paix est probablement l’idéal le plus humaniste qui soit, car elle concerne le bonheur de tous les êtres humains, sans distinction de race, de nationalité, de religion, de classe sociale, etc. Si tout doit être fait sur les plans politique et diplomatique pour la maintenir ou la rétablir, il faut agir également sur le plan spirituel. C’est ce que les Rosicruciens font depuis toujours. Sachant que la pensée est créatrice lorsqu’elle est utilisée à des fins positives et constructives, ils l’emploient régulièrement pour mettre en mouvement des énergies qui concourent à l’harmonie et à la fraternité, et donc à la paix.

Si vous souhaitez œuvrer spirituellement au service de la paix, je vous propose d’effectuer régulièrement l’expérience ci-après, à un moment de votre choix dans la journée. Plus nous serons nombreux à faire ce travail mystique, plus les formes-pensées ainsi émises agiront sur la conscience collective de l’humanité et contribueront à la paix entre les individus et les peuples.

Serge Toussaint
Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

Expérience

— Asseyez-vous confortablement, le dos aussi droit que possible, les mains placées sur les genoux et les pieds posés à plat sur le sol, légèrement écartés l’un de l’autre.

— Alors que vous êtes assis dans cette position, fermez les yeux et détendez-vous quelques instants en effectuant des respirations profondes.

— Puis visualisez la Terre, comme si vous la regardiez depuis un point situé dans l’espace. Voyez-la tourner lentement sur elle-même et laisser apparaître un à un ses continents, ses mers et ses océans.

— Tandis que vous contemplez ainsi notre planète, voyez apparaître au-dessus d’elle le mot PAIX, écrit en lettres de lumière.

— Tout en visualisant le mot PAIX au-dessus de la Terre, imaginez que la lumière qui émane de ce mot éclaire intégralement notre planète et apaise tous les êtres qui la peuplent.

— Ensuite, voyez des hommes, des femmes et des enfants de toutes races, de toutes ethnies et de toutes nationalités se sourire, se saluer, s’entraider ; en un mot : fraterniser.

— Après avoir procédé à cette visualisation durant deux minutes environ, mettez fin à cette expérience et reprenez vos activités.

Méditation pour la paix meditation-pour-la-paix

En tant qu’artisans de la paix, nous pouvons tous renouveler cette expérience autant de fois que nous le voulons, car elle est fort simple à pratiquer. Si chacun d’entre nous prend le temps de s’arrêter, de méditer et d’agir pour la paix, alors il contribuera à faire en sorte que ce monde marche bien mieux. Alors avis aux bonnes volontés.

voir aussi ici:

http://www.rose-croix.org/Documents/contribution.pdf

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L’égo est-il une maladie ?

Posté par leblogdegaudius le 1 mars 2014

A en croire certaines traditions, c’est lui le pelé, le galeux, l’ennemi intérieur qu’il faut anéantir. Imaginons donc, sur cette base-là, une conversation entre « gens biens » :

 

-          «  Eh bien mon cher, qu’est-ce qui vous arrive ? Vous en avez, une mine !

-          Ah là là, ne m’en parlez pas, c’est mon égo qui fait des siennes !

-          Mon pauvre ami !

-          Oui, mon cher, et je ne sais pas quoi faire avec cette sale bête-là !

-          Je vous comprends !

-          Moi, j’ai trouvé une idée très simple pour m’en débarrasser.

-          Ah bon ? Et lequel ?

-          Connaissez-vous le docteur Shah-Krah ?

-          Moi je le connais. Vous devriez essayer, mon cher.

-          Et qu’est-ce qu’il a de si extraordinaire, ce docteur-là ?

-          C’est simple : pour la modique somme de 3000 Euros, en un week-end, il vous aide à vous débarrasser de votre égo.

-          Vous devriez essayer, mon cher. Moi je l’ai fait, et je ne m’en porte pas plus mal.

-          Moi aussi.

-          Et moi aussi !

-          Pensez-vous ?

-          Essayez donc, vous verrez. Et après, qu’est-ce qu’on se sent bien ! »

 

On pourrait broder à l’infini. A croire que ceux qui dénoncent à l’envi l’égo en sont dépourvus et prennent plaisir à le traquer chez les autres. Mais qu’est-ce que c’est, d’abord, que l’égo ?

 

En psychologie, l’égo, (du latin «je »), « désigne la part de la personnalité chargée d’équilibrer les différentes forces auxquelles est confronté le psychisme de l’individu. Ces forces incluent ses pulsions profondes, sa morale personnelle (comprise dans le surmoi) et la réalité du monde extérieur tel qu’il le perçoit ». (Source : http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Ego). Il s’agit en fait de notre Moi objectif, notre Moi extérieur, ce à quoi nous nous identifions dans la vie courante.

 

L’élaboration du moi se fait à partir de la naissance même, à partir du cerveau. Dès les premiers stimuli, les connections se mettent en place et le nourrisson fait le plein d’informations. (Pour plus  d’information sur le développement du cerveau, je vous invite à consulter ce lien : http://louis.peye.over-blog.com/article-la-naissance-du-moi-chez-l-enfant-78108132.html)

 

Une étape importante dans le développement de l’être humain est ce qu’on appelle « le stade du miroir », vers le 8ème mois. Au départ, le nourrisson ne se distinguerait pas de sa mère et ne prendrait que progressivement conscience de lui-même. Placé face à un miroir, le petit enfant découvre d’abord que l’image qu’il a en face de lui est un leurre et non un être réel, puis, plus tard, il prend conscience que l’image de ce miroir est celle de son propre corps, d’autant plus que les parents participent activement à cette prise de conscience. Prenant conscience de lui-même, l’enfant prend aussi conscience des autres. Et de ce fait, il se voit comme distinct, autre, séparé. Ensuite, l’enfant devient autonome et s’affirme face au monde, puis il intègre les interdits familiaux, les modèles de comportement ; et, à l’âge de 6-7 ans, il atteint l’âge de raison.

 

Bref, le Moi est la partie la plus consciente de la personnalité, en contact à la fois avec les pulsions les plus profondes issues de l’inconscient et la réalité extérieure. Formé à partie d’identifications et de gratifications successives, il a un rôle de régulateur et de médiateur, il est chargé du maintien et de la cohésion de la personnalité. Une « élimination » du Moi, de l’égo mènerait, en toute logique, à la psychose, puisque les pulsions n’auraient plus de barrière et envahiraient la personnalité toute entière. Il faut donc considérer ce processus d’une autre façon.

 

Comme on l’a dit ; d’un point de vue rosicrucien, l’égo est le moi objectif, apparent, qui disparaît à notre mort. Formé par les expériences et par l’éducation, il maintient notre cohésion interne et veille donc à nos intérêts. Ce Moi externe est l’expression terrestre de notre « âme-personnalité », de notre Moi Divin, qui prend sa source dans l’Ame Universelle, tout comme les autres « âmes-personnalités ». D’un point de vue spirituel, tous les êtres humains ne font qu’un et sont tous reliés les uns aux autres. Le malheur est que, formé mais aussi déformé par l’éducation et les expériences, l’égo a tendance oublier sa source et ne s’occuper que de lui-même. Et que dire des injonctions qui ont été intégrées, comme « dans la vie, il y a les dominants et les dominés », « il ne faut compter que sur soi-même », « chacun chez soi »,  « de toute façon, c’est un(e) autre qui l’aura » ou encore «pourquoi lui (ou elle) et pas moi ? »…  On pourrait broder à l’infini.

 

Ces injonctions sont d’autant plus puissantes qu’elles entrent souvent en conflit avec d’autres injonctions : « il faut savoir partager », « il ne faut pas être égoïste », « il faut tenir compte des autres », « il faut savoir s’ouvrir au monde », « il faut aimer son prochain »… mais si l’attitude est exactement l’inverse de ces grandes déclarations, alors l’humain en formation intègre en lui l’exemple et non les injonctions. Pourquoi ? Parce qu’une telle attitude est dictée par la méfiance, le repli, l’agressivité ; en un mot, la peur. Et malheureusement, c’est plus souvent la peur qui est transmise : peur de l’avenir, peur du regard de l’autre, peur de l’échec… De cela découlent les principaux comportements négatifs : orgueil, égoïsme, égocentrisme ; tout ce qui fait que l’être humain reste isolé des autres.

 

Dans le processus de purification de l’égo, il s’agit donc de prendre conscience de ces conceptions faussées, puis de rechercher l’unité, d’abord avec soi-même, puis avec autrui. Plutôt que de « tuer », « éliminer », il s’agit de transmuter ces défauts que constituent l’orgueil, l’égoïsme et la vanité en leur qualité opposée, et prendre conscience que loin de se mutiler et de se diminuer, l’homme peut participer à quelque chose de plus grand que lui. Parfois, lorsque nous nous intériorisons, nous pouvons sentir que « quelque chose » agit en nous, à travers nous et nous inspire. Nous sentons que nous ne sommes pas que ceci ou cela. Ce sentiment d’autre chose qui est en même temps nous-mêmes, est-ce qu’il ne provient pas de ce qu’il y a de plus élevé en nous ? Ce contact fugitif peut parfois être suffisant pour entamer une quête spirituelle.

 

Dans nos contacts avec les autres, il peut aussi nous arriver, heureusement, de faire preuve d’altruisme, de compassion et de générosité, et ce, sans calcul aucun, en toute spontanéité. La gratification intérieure que nous éprouvons, la fierté d’avoir agi pour le bien est la marque que, à ce moment-là, nous sommes en harmonie avec notre être intérieur et avec les autres. Nous sommes donc capables de dépasser nos conditionnements initiaux pour nous ouvrir à d’autres valeurs, plus universelles, et donc là aussi, commencer une démarche spirituelle.

 

Cette démarche, qu’on peut avoir commencée seul, par le questionnement intérieur, par la lecture d’ouvrages spiritualistes, ou du moins, humanistes, par une certaine frustration aussi d’être au bord de quelque chose sans savoir ce que c’est exactement, peut se concrétiser par les pratiques offertes par toutes les voies spirituelles authentiques. A titre d’exemple, ce n’est pas par hasard si l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix traite à la fois du divin et de l’humain, propose des thèmes de réflexion et une technique initiatique destinée à faire nous faire prendre conscience de notre dimension spirituelle. Dès le début de ses études, le rosicrucien a tous les outils nécessaires pour cela : les méditations, les réflexions, les expériences, les rituels, tout concourt à « desserrer l’étau » et, petit à petit, à donner à l’égo le rôle qui lui revient : devenir l’expression parfaite sur le plan terrestre de l’Ame Universelle. Non dilué dans les brumes d’une quelconque spiritualité évaporée, mais une lumière qui brille et qui se manifeste ici, sur le plan terrestre, et qui contribue à en allumer d’autres.

nombril

Gaudius

Ajout:

Serge Toussaint, Grand-Maître de l’AMORC, a mis en ligne  le 25 avril 2014  sur son blog un article traitant de l’égo et il m’a semblé intéressant de vous le faire connaître en cliquant sur ce lien:

A propos de l’ego

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Rose-Croix et société: un nouveau blog rosicrucien

Posté par leblogdegaudius le 4 décembre 2013

Descriptif:

Tradition et société

Les Rose-Croix sont trop souvent perçus comme des mystiques préoccupés uniquement par la dimension spirituelle de l’existence, au détriment de son aspect matériel. Si besoin était, les textes que l’A.M.O.R.C. destine régulièrement au public prouvent que ses responsables observent avec beaucoup d’attention et d’intérêt la marche du monde. Ainsi, au-delà des clivages religieux et politiques, ils font connaître de temps à autre leur point de vue sur la société et sur l’orientation qu’il faudrait lui donner pour que son avenir soit aussi positif que possible. Ces textes ont été rassemblés ici pour permettre à chacun d’en prendre connaissance

et c’est ici (ajouté sur ma liste des liens AMORC):

http://www.rose-croix-et-societe.fr/

img.php

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Programme des activités publiques AMORC Territoire Nord

Posté par leblogdegaudius le 30 novembre 2013

Les organismes du Territoire Nord-Pas-de-Calais-Picardie organisent régulièrement des conférences et autres activités ouvertes au public. Elles sont l’occasion de découvrir la pensée rosicrucienne à travers des thèmes aussi variés que l’astrologie, l’écologie, l’égyptologie, l’informatique, la médecine, la musique, la psychologie, les sciences physiques et les traditions ésotériques du passé:

http://www.rose-croix-nord.fr/accueil/activites_publiques.htm

Rosae-Crucis

 

 

 

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L’AMORC est-il vraiment élitiste ?

Posté par leblogdegaudius le 27 novembre 2013

Face à ce genre de commentaires, souvent connotés négativement, et  qu’on peut trouver çà et là, je serais tenté de répondre « OUI ! » et de rajouter « Na ! », histoire de ma payer un peu la tête de certains fâcheux. Mais la réalité est plus complexe.

Tout d’abord, il convient de définir ce qu’est l’élitisme, et j’ai trouvé ceci comme définition : «  relatif à l’élitisme, à un système de valorisation des meilleurs, à une volonté de dégager une élite de la masse ».  Pour ce qui est du mot élite : « ensemble des individus considérés comme les meilleurs, les plus dignes d’être choisis, les plus remarquables par leur qualité. Exemple: une troupe d’élite, un tireur d’élite, l’élite intellectuelle.
L’élite est une minorité qui se distingue du groupe auquel elle appartient et à laquelle on reconnaît une supériorité, une autorité morale. »
 

A première vue, il n’y a là rien de foncièrement négatif, et favoriser l’émergence des talents ne peut faire que du bien à toutes les sociétés. De plus, il est dans la nature humaine d’aspirer à se parfaire, à développer ses talents, à acquérir la maîtrise de son métier ou de son art, et d’éveiller en soi les plus hautes vertus qu’on puisse concevoir, et on ne peut s’épanouir que dans une société qui le permet. Qui cela peut-il donc gêner ? Peut-être des systèmes et des individus totalitaires qui ont intérêt à voir couper les têtes qui dépassent et à niveler par le bas, à des fins de domination.

Mais revenons à l’AMORC : est-il vraiment élitiste ? Autrement, dit, est-ce qu’il aspire à valoriser les meilleurs et à dégager une élite de la masse ? Et les rosicruciens sont-ils vraiment les meilleurs,  les plus dignes d’être choisis, les plus remarquables par leur qualité, et constituent-ils une autorité morale ? C’est, en vérité, un très beau compliment qui est fait là, et chacune et chacun aspirerait à s’en montrer digne, mais ne nous emballons pas trop vite et reprenons nos esprits. Et en premier lieu, qui serait le plus «digne » de devenir membre de l’AMORC ? Des érudits ? Des PDG ?  Des artistes ? Des milliardaires ? Bref, le « gratin », le « gotha», « l’intelligentsia » ? Qu’en dit par exemple la brochure de présentation « La maîtrise de la vie » ? Tout simplement ceci : dans sa présentation générale, au paragraphe « Nature » : Mouvement philosophique, initiatique et traditionnel mondial, non sectaire et non religieux, apolitique, ouvert aux hommes et aux femmes, sans distinction de race, de religion ou de position sociale. Autrement dit, la position sociale importe peu. Cela dit, il est nécessaire de savoir lire et écrire, et surtout comprendre ce qu’on lit et c’est en cela qu’on peut dire que l’AMORC est « élitiste ». Pour qui ne se cultive pas, ne cherche pas à s’enrichir par ses lectures et ses fréquentations, c’est, en effet, un obstacle insurmontable. Concentrer sa pensée, réfléchir, remettre ses acquis en question, se poser des questions, interroger les autres, ça demande un effort considérable et peut-être que tous ne sont pas aptes à suivre les enseignements rosicruciens.

De plus, l’AMORC n’a pas pour mission d’aller chercher par la peau du dos ou par la main des gens « choisis » (et d’abord, sur quels critères ? au nom de quoi ?). Il laisse les portails ouverts mais c’est à celui ou celle qui le veut de se mettre en route et de solliciter son admission. Pour devenir rosicrucien, il faut le vouloir et pour le vouloir, il faut d’abord avoir cherché,  s’être informé et déterminé en son âme et conscience si c’est bien là la voie qui convient pour soi-même. L’ordre propose mais le chercheur dispose et il doit se laisser du temps et de la réflexion. Alors seulement viendra le temps de la décision. C’est peut-être l’étape la plus difficile, car on est seul face à soi-même, face à sa propre conscience et personne ne peut faire le chemin à notre place. C’est le désir, l’aspiration, la motivation, quel que soit le nom qu’on donne à cet élan qui sont primordiaux et il ne manque pas de voies tout aussi valables pour tout chercheur sincère, et non la position sociale.

D’autres commentaires tout aussi «aimables », mais dans un sens contraire, émanent de certains « spécialistes », qui déplorent que les monographies soient rédigées dans un langage qualifié de simpliste. C’est vrai, les monographies sont rédigées dans un langage accessible à tous, et c’est peut-être un signe de manque de qualité ? C’est vrai qu’il manque une certaine patine, un certain langage savant, fleuri, orné, et on aurait pu, par exemple, dire : « Avec l’extrémité qui est la nôtre, il ne faut pas négliger d’examiner la globalité des voies s’offrant à nous. » ou « Tant que durera l’extrémité de ces derniers temps, il est préférable de prendre en considération la globalité des voies de bon sens. » ou « Esotériquement parlant, la réalisation de l’Atman passe par une certaine vacuité philosophique et ontologique », ou bien encore « L’En-Soi est syncrétique dans ses aspects essentiels et anticrétique dans ses aspects matériels » *

Cela prouverait quoi ? Qu’on a beaucoup de vocabulaire ? Et dans quel intérêt ? Si c’est pour briller dans les salons ésotériques, pour se faire valoir en en imposant à des gens simples,  alors ce genre de propos serait tout à fait inutile et sans aspect pratique. De plus, les monographies ne sont pas un but en soi, mais seulement un outil de travail et de réflexion. Rien n’interdit au rosicrucien de chercher quelques correspondances dans des encyclopédies ou des ouvrages de référence,  de réfléchir à tel ou tel thème, de pratiquer et de vérifier telle ou telle expérience au lieu d’en rester au niveau intellectuel ou d’avaler un certain savoir rosicrucien à la louche. D’ailleurs, mémoriser toutes les monographies est impossible et il est vivement conseillé de réviser de temps à autre ses bases. Un intellect brillant, réduit à lui-même, ne sert à rien ni à personne et on aura beau passer intempestivement d’une voie à une autre, on n’aura fait que du tourisme, ou on n’aura fait que quelques emplettes. Certes, nos placards, nos réfrigérateurs et nos congélateurs intérieurs seront bien garnis, mais attention à la date de péremption ! L’intérêt de la voie rosicrucienne n’est pas de gaver des curieux ou des oisifs, mais de donner les outils, les graines et la technique pour avoir de bonnes récoltes, mais la terre, c’est le membre lui-même qui la travaille et il est le seul responsable.

Voilà, j’espère avoir dissipé quelques doutes, quelques craintes et quelques malentendus. Ce n’est qu’un point de vue parmi tant d’autres, mais j’avoue que le sujet me travaillait depuis un certain moment. Alors, selon vous, maintenant, l’AMORC est-il élitiste    ?

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(*) : Les deux premières phrases sont tirées du « pipotron », les deux autres sont de mon invention.

Gaudius

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Gaudius en plein New-Age

Posté par leblogdegaudius le 9 mars 2013

Avant de m’affilier à l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, je ne savais rien de ce mouvement de pensée: le Nouvel Age. Ce sont mes discussions avec les uns et les autres qui m’ont « ouvert » à ces nouveaux horizons. On admirait des peintures lumineuses, d’inspiration spiritualiste, on écoutait des textes d’une haute portée mystique  ou on méditait sur de la musique harmonieuse, douce, apaisante, une musique faite pour vous aider à vous relaxer et à vous régénérer.

 

Et puis il y avait les auteurs, les magazines, les livres, les conférences, bref, tout un bouillonnement culturel, toute une effervescence. Tout pétillait, tout brillait, tout enchantait, car nous abordions l’ère du Verseau, qui amènerait enfin cette paix et cette fraternité universelle dont nous rêvions tous, nous serions tous « initiés à nous-mêmes », nous allions voir les cieux s’entr’ouvrir, nous allions accéder à de hauts niveau de conscience, nous allions rencontrer des      Maîtres et bientôt, nous tutoierions les étoiles.

 

Mais pour cela, il fallait travailler sur soi même, il fallait lâcher prise, il fallait s’ouvrir à l’Amour divin, il fallait accueillir le Christ Cosmique en soi, il fallait oser et explorer ses possibilités infinies,  il fallait….Jamais on n’avait tant parlé d’effort, de travail, d’œuvre, tout en faisant comprendre dans le même temps que les choses se faisaient « d’elles-mêmes » et qu’il fallait rester en « accueil », « réceptif », « domestiquer son égo » (quand il ne s’agissait pas tout simplement de l’anéantir) car c’était lui qui était l’obstacle, le mauvais génie, l’ombre qui nous empêchait de voir la lumière.

 

Dans le petit groupe que je fréquentais, les discussions allaient bon train. Les enseignements rosicruciens y avaient leur plus grande part, bien sûr, mais on parlait aussi parfois jusqu’à des heures avancées des Avatars et des Maîtres, certains adoptant d’ailleurs une mentalité SPA ( « je c herche un maître »), de la Grande Loge Blanche, nous commentions les derniers exploits de cosmonautes de l’astral, nous parlions des hauts lieux, nous discutions chakras et kundalini, énergies, vibrations, nature, elfes et élémentaux, , cristaux, astrologie, tarots ou numérologie « karmiques » ou « initiatiques »  (le best, pas les superstitions pour le tout-venant).

 

Tout de même, ça me paraissait un peu compliqué et un peu fumeux, mais je suivais le groupe, en attendant de me faire une idée plus exacte de la chose. Ce n’est pas que je négligeais mes monographies mais voulant rester relativement ouvert, et convaincu avec et par d’autres que nous n’avions pas le monopole de la spiritualité, j’absorbais tout sans discernement. Croyant faire des pas de géant, je noircissais mes carnets de « révélations »,  d’ «inspirations », je me mettais à employer des termes pompeux et ampoulés, ne me rendant même pas compte que je ne faisais que répéter comme un perroquet ce que j’avais lu ou entendu ici ou là. C’est comme çà que fonctionne le New-Age : sans discernement de notre part ,on apprend à mettre le masque du spiritualiste alors que la démarche rosicrucienne nous apprend à nous révéler tels que nous sommes, mais ça, je l’ai compris bien plus tard.

 

Les choses faisant leur effet, j’ai vu petit à petit éclater le petit groupe es-New-Age que je suivais ; dans le même temps, je me prenais de monumentales baffes qui ont eu au moins pour mérite de me ramener sur terre et à plus de raison. Dans un premier temps, une immense colère vis-à-vis de ma crédulité, vis-à-vis aussi des autres, qui m’avaient trompé… Non, ils ne m’avaient pas trompé,  JE m’étais trompé tout seul comme un grand. Et puis, avec le temps, je me suis dit que ces personnes auront été d’une grande aide pour moi, ne serait-ce que pour avoir montré ce qu’il ne fallait surtout pas faire. Chacun est parti de son côté, chacun a choisi une autre route, je les ai vus s’éloigner, un peu triste quand même, mais décidé à respecter leur choix, j’ai accepté leur décision. Puissent-ils au moins avoir retrouvé un peu de bon sens, c’est tout le mal que je leur souhaite.

 

Méthodiquement, j’ai fait le tri dans mes lectures, j’ai jeté quelques livres inutiles, les cassettes sont au fond d’un tiroir, pas prêtes de ressurgir (je crois me souvenir que j’ai réenregistré par-dessus certaines) et je suis beaucoup plus dubitatif  vis-à-vis des belles déclarations , des « révélations cosmiques »ou des lectures faciles, celles qui vous font faire de beaux rêves et rien de plus.

 

Et pourtant, le New Age que j’ai connu n’avait rien de commun avec celui de maintenant. J’en ai eu la certitude quand on a commencé à parler des anges et de la kabbale. J’ai vu qu’il n’y avait alors plus d’espoir et que ces doctrines proposées ne pouvaient que séduire des rêveurs ou des esprits indolents.

 

J’ai tiré un trait, je suis passé à autre chose ou plutôt, j’ai abordé les choses avec plus de prudence, de circonspection même. Il m’arrive d’avoir la dent dure et d’être ironique, parce que je ne veux plus m’en laisser conter comme avant et les affirmations gratuites, ne reposant sur rien de tangible, mais au goût du jour, la façon d’énoncer des vérités spirituelles premières en hochant la tête comme des bigotes ont le don de m’exaspérer et parfois, je ne peux m’empêcher de me faire l’avocat du diable, rien que pour créer un choc salutaire chez l’interlocuteur.

 

Relative intolérance ? Peut-être. Sûrement, même.

 

Je ne sais rien de toutes ces révélations, de tous ces plans, de tous ces avatars, mais ce que je sais, c’est qu’un chemin spirituel n’est pas facile ET N’ A PAS A L’ETRE. La facilité, c’est la paresse, et on ne progresse pas en « laissant faire ». C’est notre propre travail qui nous forme, et pas de belles paroles. Au moins, au sein de l’AMORC, le travail ne manque pas et c’est tant mieux comme ça.

Gaudius

Gaudius en plein New-Age dans Coups de dents new_age_2005_gd-195x300

Selon vous, le New-Age:

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Un rituel rosicrucien.

Posté par leblogdegaudius le 28 novembre 2012

Un sympathisant a posté ce message sur le blog « Réflexions sur 3 points » et il m’a semblé intéressant de vous en faire part:

Ce samedi là, comme tous les mois, les rosicruciens se réunissaient dans leur loge pour y effectuer un travail pour le bénéfice de toute l’humanité. Ce rituel, auquel les non-membres et sympathisants peuvent se joindre, s’appelle le comité d’entr’aide spirituelle. J’avais déjà assisté un rituel d’entraide ainsi qu’à la cérémonie du souvenir organisée en automne, au mois de septembre, et à laquelle les non-membres et sympathisants peuvent également assister. Dans ce cas là, la cérémonie, simple et bon enfant, se déroule en plein air tandis que le comité d’entr’aide se déroule dans un temple rosicrucien.  Pour qui veut savoir comment est fait un temple rosicrucien, il suffit de regarder les vidéos mises en lignes. Cependant, une chose est de voir un temple en image, une autre est d’y entrer en personne et là… Mais n’anticipons pas.

Ce jour là, donc, je m’étais rendu à la loge, où des membres étaient déjà là. Les conversations allaient bon train quand un membre est venu nous avertir de nous préparer. Aussitôt, les membres cessent leur conversation et se recueillent. Certains ferment les yeux, tandis qu’une atmosphère de paix s’installe.

Un petit instant plus tard, le même membre revient nous chercher. Il est revêtu d’un tablier rouge, triangulaire, brodé d’une rose-croix en son centre. Aussitôt, les membres se lèvent, et toujours en silence, se dirigent vers le temple. Là, à la porte, le membre nous demande d’entrer et de nous assoir. Le maître de loge est là, qui nous accueille, revêtu du même tablier. Le temple est éclairé, et les bougies sont allumées. Le lieu est impressionnant, à moins que ce soit l’aspect solennel de la cérémonie qui cause cette impression là. Qu’importe, je rentre et je m’assois avec les autres. 

Après nous avoir souhaité la bienvenue, le maître de loge nous invite à nous installer confortablement, puis il prononce une invocation. Tout le monde ferme les yeux et se recueille. Puis il nous demande de visualiser la Terre et de lui envoyer toutes nos pensées les plus positives. Des images défilent devant mes yeux, et je vois des mains blanches, lumineuses même, en serrer d’autres, la Terre, vue de l’espace qui apparaît nimbée de lumière, des mots comme « paix », « fraternité », « bienveillance » qui me remplissent d’une grande joie…  On aimerait continuer à contempler le spectacle, mais il faut avancer et le maître nous demande ensuite d’envoyer nos pensées de paix, de réconfort et de santé vers une personne de notre entourage, ami ou parent. Aussitôt, j’imagine un membre de ma famille, qui a quelques problèmes de santé. Je le vois tout habillé de blanc, baigné dans de la lumière, et tout à fait apaisé. Là encore, j’en éprouve une grande joie. Enfin, nous envoyons tous nos pensées de paix, de bonheur et de prospérité vers notre nation. Après tout, c’est logique, car nous vivons dans le même pays et il est important d’entretenir les meilleurs rapports avec nos compatriotes.

Pour terminer, le maître nous demande d’entonner 3 fois un son vocal, et alors là…

Ca vibre.

Imaginez le même son repris par tout un groupe, un son que vous émettez à l’unisson, imaginez l’effet sur votre corps, imaginez une corde tendue qui vibre depuis le ventre jusqu’à la tête. Et puis laissez-vous aller. Le son vibre dans tout votre corps et semble se diffuser dans toutes les directions. Curieux effet que de se sentir vibrer, et même vivifié. Ca tonifie et ça revigore. On se sent léger et tellement bien… Et puis il y a aussi la joie d’avoir participé à quelque chose de grand, en compagnie de gens de bonne volonté.

Puis le maître de loge reprend la parole. C’est fait, tout est accompli.

Il nous demande ensuite de nous lever et de sortir du temple. Déjà…

A regrets, je me lève et je suis les autres, pour regagner la salle d’accueil. Tout le monde garde le silence, comme si le rituel se poursuivait à l’extérieur du temple. Les visages sont reposés, les expressions sont sereines, souriantes, même. Quant à moi, je me sens en pleine forme !

Et puis je me mets à réfléchir. Qui sait si le « secret » des rosicruciens n’est pas tout simplement de voir tout d’une façon globale et de ne pas s’attacher aux détails les plus triviaux. Répétez ce processus tous les jours (car les rosicruciens effectuent aussi ce rituel à domicile quotidiennement) et vous comprendrez l’énergie et la vitalité des rosicruciens, et leur attachement à œuvrer pour la collectivité humaine, sans distinction, sans oublier bien sûr la famille et les compatriotes.

Quand on a une vue générale, on comprend mieux l’optimisme, non pas béat, mais raisonné des uns et des autres, de ceux qui cultivent l’altruisme et le dévouement. Voir chacun comme faisant partie de cet ensemble dans lequel nous sommes permet de continuer à avancer. Qu’importe si des esprits chagrins ou mesquins trouvent matière à critiquer, cela fait du bien de voir des gens de bonne volonté continuer vaille que vaille à tendre la main à leur prochain.

Je suis heureux et fier d’avoir travaillé avec les membres de la loge et si jamais un rosicrucien vous propose de partager avec lui ces instants « magiques » dans un temple, sachez qu’il vous fait là un bien beau cadeau.

Il faut savoir que les rituels rosicruciens habituels sont réservés aux membres, mais que les portails s’ouvrent pour les sympathisants lors de quelques occasions: le rituel d’entr’aide spirituelle, dont il est question ici, la méditation pour la paix vers le solstice d’été et la cérémonie du souvenir qui a lieu  chaque année à l’équinoxe d’automne. D’autres cérémonies, plus privées, comme lors des attributions de nom, les mariages et les rituels funèbres sont ouverts aux amis et à la famille du membre. Les Amis de l’AMORC peuvent également participer aux conventions (à part les rituels habituels).

Gaudius

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Biographie

Posté par leblogdegaudius le 27 novembre 2012

Au commencement…

Aussi loin que je me souvienne, dès mon plus jeune âge, j’ai toujours ressenti une certaine attraction pour la Rose-Croix et son symbole, que je trouvais très beau.

J’avais entendu parler de l’AMORC mais je ne savais pas où trouver cette organisation. Finalement, c’est à l’âge adulte, tout à fait « par hasard » que je suis tombé nez à nez avec une affiche annonçant une prochaine conférence.

Le jour venu, je me rends au lieu indiqué, je m’assois dans la salle, j’écoute la présentation et je prends des notes. Je m’enthousiasme de plus en plus car je sens que  cela correspond à mes recherches. Je monopolise presque la parole, mais les rosicruciens présents n’ont pas l’air de s’en formaliser. Certains esquissent même un petit sourire.

Tout content, je retourne chez moi, la tête dans les étoiles et le coeur léger. J’ai les documents en main et de quoi lire et relire pendant plusieurs jours. Ne manque que le formulaire, que je m’empresse de demander au siège social, à Omonville. Je reçois en retour la brochure, « La maîtrise de la vie », avec son formulaire d’inscription et là…. Je n’ose plus. Je retourne les pensées dans ma tête: et si ce n’était qu’un feu de paille? Et si je m’étais trompé? J’ai beau savoir que toute liberté me sera donnée, tout de même, ça représente un sacré engagement.

J’hésite. J’y vais-t-y, j’y vais-t-y pas? C’est trop beau, je n’ose y croire, j’avais enfin touché au but et au dernier moment, je m’arrête.  Il faut que je me décide.

Finalement, je fais le grand saut; je remplis mon bulletin d’affiliation, j’envoie ma cotisation, redoutant de ne pas faire l’affaire.

Quelques semaines plus tard, je reçois une enveloppe kraft venant d’Omonville. Mon premier envoi: ma carte de membre, des fascicules et une première monographie d’introduction.  C’est ainsi que j’ai commencé à étudier les monographies rosicruciennes. Mais je ne me contenterais pas de rester chez moi, il fallait que je rencontre d’autres membres.

Cela fut fait et fera l’objet d’un prochain article.

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Les premières rencontres

J’ai mis peu de temps après avoir reçu mes premiers envois et j’avais hâte de rencontrer des membres qui partageaient mes idéaux et avec qui je pourrais travailler en toute cordialité et en toute fraternité. Muni de l’adresse de la loge la plus proche,  je m’y rends, d’un pas décidé, mais le coeur battant quand même. Je rentre dans le local, je frappe à la porte, on m’ouvre et je rentre. La pièce est déjà remplie de monde. Je me mets en règle en présentant mes documents d’affiliation au secrétaire.

Après un accueil des plus chaleureux et avoir été instruit de la façon de se conduire dans l’organisme, il est temps de se préparer. J’assiste à mon premier rituel qui me laissera un souvenir inoubliable. Lorsque je regagne la salle d’accueil, encore sous le charme, je retrouve des visages détendus et rayonnants,

Le reste de la soirée sera tout aussi détendue et chaque fois que je reviendrai en tant que visiteur, je retrouverai cette même atmosphère de simplicité et de fraternité.

Viendront ensuite mon affiliation à la Loge, les initiations, les sorties  et les activités communes ; bref, la vie « ordinaire » d’un membre d’organisme. Chaque fois, j’y trouve toujours cette même chaleur et cette même simplicité des rapports. Chacun enrichit et forme l’autre. Au bout de cette vingtaine d’années de fréquentation, je suis toujours aussi fier de cheminer sur le sentier rosicrucien aux côtés de membres toujours aussi intéressants et motivés.

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Feux de la Saint-Jean

Avant les vacances d’été, la loge avait organisé un après-midi fraternel et des membres nous avaient concocté une belle surprise : une saynète tirée du « Jardin du Prophète », de Khalil Gibran. Pendant des semaines, des répétitions et des visualisations avaient été nécessaires pour donner à ce « drame rituel » toute la profondeur et tout l’impact nécessaire.

L’après-midi avait été ponctué d’activités diverses et le soir commençait à pointer le bout de son nez quand vient le temps du repas, amené par les organisateurs. Les conversations fusent de toute part et la bonne humeur est générale.

Enfin, vient le grand moment de la soirée. En fait, il y en aura 2 :

En premier lieu, deux fratres font leur entrée ; l’un en cow-boy, l’autre en indien. Ils ne disent rien, mais expriment avec peu de gestes et de regard l’essentiel d’un texte qui passe en arrière-plan : c’est un texte du chef indien Seattle, en réponse au gouvernement américain qui lui proposait de racheter sa terre  (le texte se trouve ici :)

http://www.imagesetmots.fr/pages/litterature/texte_seattle.htm

 

Grand moment de silence après le départ des acteurs, puis applaudissements à tout rompre.

Après une petite pause, vient le 2ème temps fort : c’est un texte de Khalil Gibran adapté pour la circonstance. Un disciple s’interroge sur l’Etre. Arrivent alors 12 « maîtres » qui lui apportent chacun une explication. Voici le texte intégral :

 

Après un moment, l’un des disciples demanda: «Maître, parle-nous de l’être, qu’est-ce donc être? »

 

Almustafa le regarda longtemps et l’aima. Il se leva, s’éloigna un peu d’eux, puis revint et dit:

 

«C’est dans ce jardin que reposent mon père et ma mère, enterrés par les mains du vivant; dans ce jardin aussi sont ensevelies les semences des années écoulées, apportées ici sur les ailes du vent. Mille fois mon père et ma mère seront ensevelis ici, mille fois le vent enterrera la semence; et dans mille ans, vous, moi-même et ces fleurs, nous serons rassemblés dans ce jardin comme aujour­d’hui, nous existerons, aimant la vie, nous existerons, en rêvant d’espace, et nous serons en train de nous élever vers le soleil. »

 

Mais, aujourd’hui même, être, c’est être sage, sans être étranger au fou; c’est être fort, mais pas pour détruire ce qui est faible; »

 

C’est jouer avec de petits enfants, non comme le font les pères, mais bien plutôt comme des compagnons de jeux désireux de s’initier à leurs amusements.»

 

C’est être simple et franc avec les hommes et les femmes âgés, s’asseoir auprès d’eux à l’ombre de vieux chênes, bien que vous, vous viviez toujours à l’heure du printemps.»

 

C’est partir à la recherche d’un poète, même s’il demeure au-delà des sept fleuves, et être en paix auprès de lui, sans aucun désir, aucun doute, sans une question sur vos lèvres.»

 

C’est savoir que le saint et le pécheur sont frères jumeaux, fils de notre gracieux Roi, et savoir que l’un d’eux, parce qu’il est né à peine avant l’autre, nous le considérons comme le prince héritier.»

 

C’est suivre la Beauté, même si elle vous conduit au bord d’un précipice, et, bien qu’elle soit ailée alors que vous ne l’êtes pas, bien qu’elle saute au-dessus du précipice, la suivre quand même, car où la Beauté est absente, il n’y a rien.»

 

C’est être un jardin sans murs, une vigne sans gardien, une maison qui recèle un trésor, mais toujours ouverte à tous les passants.»

 

C’est être volé, trompé, abusé, oui, induit en erreur, pris au piège et ensuite bafoué, mais, malgré toutes ces avanies, regarder tout cela comme rien au fond de vous-mêmes, et sourire, car vous savez qu’un printemps viendra s’épanouir dans votre jardin, danser dans les feuillages, qu’un automne viendra mûrir vos raisins, et vous savez que si une seule de vos fenêtres s’ouvre à l’est, vous ne serez jamais sans rien.

 

Vous saurez aussi que tous ceux qu’on appelle malfaiteurs, voleurs, escrocs et trompeurs sont vos frères dans le besoin, et que vous-mêmes, vous êtes peut-être comme eux aux yeux des habitants bénis de la Cité Invisible, édifiée au-dessus de la cité visible.»

 

Quant à vous, dont les mains trouvent et fabriquent tout ce qui est nécessaire pour passer confortablement vos jours et vos nuits,

 

Être, c’est exercer le métier de tisserand avec des doigts qui voient, le métier d’architecte, jouant avec la lumière et l’espace, celui du laboureur en sachant que vous cachez un trésor dans chaque semence que vous enterrez, celui de pêcheur et de chasseur pitoyables pour le poisson et le gibier, mais plus encore pour ceux qui ont faim et pour tous les besoins de l’homme. ».

 

En un geste fraternel, maîtres et disciple partagent le pain, simplement, puis s’éloignent, nous laissant méditer sur la beauté et la profondeur de ce qui vient de se passer.  Personne n’ose bouger ou dire quoi que ce soit, puis la soirée s’anime de nouveau, et les acteurs reçoivent les félicitations de tout le monde.

Mais la soirée n’aurait pas été complète sans un feu de joie. Bien vite, on commence à rassembler du petit bois, des branches un peu plus épaisses, un peu de papier et, d’un craquement d’allumettes, les flammes bondissent dans un crépitement joyeux. Chacun prend une branche et vient à son tour nourrir le feu, grave, respectueux même. Un frater africain se met ensuite à entonner un chant de son pays, rythmé par les claquements de main de toute l’assemblée. Son chant parle justement du feu. C’est très beau, c’est très paisible. Puis des notes résonnent dans la nuit : une guitare, un violon, un synthétiseur improvisent un mini-concert tandis que le feu continue de rayonner chaleur et lumière. On aimerait prolonger à l’infini ces instants magiques mais la nuit s’avance et il se fait bien tard. Petit à petit, les groupes se disloquent, les membres repartent, chacun dans son propre ressenti. Fratres et Sorores qui me lisez et qui y étiez, vous en souvenez-vous ?

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Au Mont Saint-Michel

C’était aux environs de la Pentecôte. Nous nous étions tous donné rendez-vous au Mont S aint Michel pour un week-end  intense. Après plus de 4 heures de route dans  la bonne humeur, nous voilà arrivés à bon port. Les organisateurs nous attendent et nous indiquent le lieu de notre hébergement. Pour les uns, ce sera un gîte, pour d’autres, ce sera un camping.  Vite rendus, nous défaisons nos bagages et nous choisissons chacun notre couche. Pour notre petit groupe, ce sera dans un gîte, à côté d’un centre équestre et les chevaux nous accueillent avec des hennissements et des coups de sabot de joie.

Après rassemblement de toute la troupe, direction le Mont Saint Michel. D’après mes souvenirs, mais je peux me tromper, la visite de la cathédrale est remise au lendemain matin, because trop de monde (à moins que le guide n’ait pas été disponible à ce moment là ?) et elle est remplacée par une conférence sur l’Alchimie. . Qu’importe, ni l’un ni l’autre ne m’ont marqué particulièrement puisque je ne sais plus si c’était le jour  J ou le jour K (et je demande bien pardon au frater qui nous a régalés de son savoir et a suscité de riches échanges mais en tant que néophyte, tout cela était bien au-delà) de ma portée).  Ce dont je me rappelle par contre, c’était la foule, et la chapelle Saint Pierre, où on se sent particulièrement bien, comme dans un cocon. C’est une église romane, petite, solide, rassurante, et à taille humaine. Je ne veux pas partir mais le groupe me presse et nous devons continuer la visite. Nous arrivons enfin à la chapelle Saint Aubert où on nous narre l’histoire du Mont Tombe (futur Mont Saint Michel) et la légende de Saint Aubert avec son trou dans le crâne. Et puis nous descendons face à l’océan. A main droite, dans un petit recoin, il y a une zone de silence. En s’y plaçant, on n’entend plus rien, mais on peut ressentir comme une pulsation, un battement de cœur de la Terrre elle-même. On comprend pourquoi le Mont Saint Michel est considéré comme un « haut lieu vibratoire ». Rendez-vous compte, ou essayez de vous imaginer un gigantesque capteur dont la pointe est la cathédrale, avec l’ange la couronnant à son sommet.

Et puis il faut rentrer pour le repas. La soirée est animée ; on dirait que nous en sommes tous revigorés. D’ailleurs, beaucoup d’entre nous auront du mal à s’endormir et, chacun dans nos lits, nous échangeons impressions et plaisanteries diverses. Cela en dérange-t-il certains ? Pas le moindre du monde et F… ronfle comme un bienheureux, nous arrachant après une minute de silence un rire contagieux. Cela incite les chevaux voisins à s’ébrouer et à donner des coups de sabot, comme pour dire : « c’est pas fini là-dedans ? », ce qui nous arrache derechef un énorme fou-rire.  Tout de même, il faut bien se calmer un peu, et nous y parvenons peu à peu, insensiblement, nous laissant gagner par le sommeil.

Le lendemain, frais et dispos, nous prenons le petit déjeuner en commun, puis nous allons au Mont Saint Michel pour la suite du programme. Il me semble bien que c’était pour visiter la cathédrale, tôt le matin puisque je me souviens des rues presque désertes (maudite mémoire qui me fait défaut. Voilà ce que c’est que de manquer de concentration !). Je me souviens qu’au retour, les ruelles étaient de nouveau encombrées. Avant de repartir, j’en profite pour m’arrêter à une petite boutique de souvenirs pour acheter une reproduction du Mont Saint Michel au fusain. Comme nous devons repartir, nous ne pouvons assister au repas fraternel et à la visite de l’abbaye qui doit lui faire suite. Tant pis, cela se ferait  une prochaine fois. Le cœur quand même léger, je me laisse bercer par le bruit du moteur, regardant sans regarder le paysage sur le chemin du retour.

Mont Saint-Michel

 

 

Gaudius en plein New-Age

Avant de m’affilier à l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, je ne savais rien de ce mouvement de pensée: le Nouvel Age. Ce sont mes discussions avec les uns et les autres qui m’ont « ouvert » à ces nouveaux horizons. On admirait des peintures lumineuses, d’inspiration spiritualiste, on écoutait des textes d’une haute portée mystique  ou on méditait sur de la musique harmonieuse, douce, apaisante, une musique faite pour vous aider à vous relaxer et à vous régénérer.

 

Et puis il y avait les auteurs, les magazines, les livres, les conférences, bref, tout un bouillonnement culturel, toute une effervescence. Tout pétillait, tout brillait, tout enchantait, car nous abordions l’ère du Verseau, qui amènerait enfin cette paix et cette fraternité universelle dont nous rêvions tous, nous serions tous « initiés à nous-mêmes », nous allions voir les cieux s’entr’ouvrir, nous allions accéder à de hauts niveau de conscience, nous allions rencontrer des      Maîtres et bientôt, nous tutoierions les étoiles.

Mais pour cela, il fallait travailler sur soi même, il fallait lâcher prise, il fallait s’ouvrir à l’Amour divin, il fallait accueillir le Christ Cosmique en soi, il fallait oser et explorer ses possibilités infinies,  il fallait….Jamais on n’avait tant parlé d’effort, de travail, d’œuvre, tout en faisant comprendre dans le même temps que les choses se faisaient « d’elles-mêmes » et qu’il fallait rester en « accueil », « réceptif », « domestiquer son égo » (quand il ne s’agissait pas tout simplement de l’anéantir) car c’était lui qui était l’obstacle, le mauvais génie, l’ombre qui nous empêchait de voir la lumière.

Dans le petit groupe que je fréquentais, les discussions allaient bon train. Les enseignements rosicruciens y avaient leur plus grande part, bien sûr, mais on parlait aussi parfois jusqu’à des heures avancées des Avatars et des Maîtres, certains adoptant d’ailleurs une mentalité SPA ( « je c herche un maître »), de la Grande Loge Blanche, nous commentions les derniers exploits de cosmonautes de l’astral, nous parlions des hauts lieux, nous discutions chakras et kundalini, énergies, vibrations, nature, elfes et élémentaux, , cristaux, astrologie, tarots ou numérologie « karmiques » ou « initiatiques »  (le best, pas les superstitions pour le tout-venant).

Tout de même, ça me paraissait un peu compliqué et un peu fumeux, mais je suivais le groupe, en attendant de me faire une idée plus exacte de la chose. Ce n’est pas que je négligeais mes monographies mais voulant rester relativement ouvert, et convaincu avec et par d’autres que nous n’avions pas le monopole de la spiritualité, j’absorbais tout sans discernement. Croyant faire des pas de géant, je noircissais mes carnets de « révélations »,  d’ «inspirations », je me mettais à employer des termes pompeux et ampoulés, ne me rendant même pas compte que je ne faisais que répéter comme un perroquet ce que j’avais lu ou entendu ici ou là. C’est comme çà que fonctionne le New-Age : sans discernement de notre part ,on apprend à mettre le masque du spiritualiste alors que la démarche rosicrucienne nous apprend à nous révéler tels que nous sommes, mais ça, je l’ai compris bien plus tard.

Les choses faisant leur effet, j’ai vu petit à petit éclater le petit groupe es-New-Age que je suivais ; dans le même temps, je me prenais de monumentales baffes qui ont eu au moins pour mérite de me ramener sur terre et à plus de raison. Dans un premier temps, une immense colère vis-à-vis de ma crédulité, vis-à-vis aussi des autres, qui m’avaient trompé… Non, ils ne m’avaient pas trompé,  JE m’étais trompé tout seul comme un grand. Et puis, avec le temps, je me suis dit que ces personnes auront été d’une grande aide pour moi, ne serait-ce que pour avoir montré ce qu’il ne fallait surtout pas faire. Chacun est parti de son côté, chacun a choisi une autre route, je les ai vus s’éloigner, un peu triste quand même, mais décidé à respecter leur choix, j’ai accepté leur décision. Puissent-ils au moins avoir retrouvé un peu de bon sens, c’est tout le mal que je leur souhaite.

Méthodiquement, j’ai fait le tri dans mes lectures, j’ai jeté quelques livres inutiles, les cassettes sont au fond d’un tiroir, pas prêtes de ressurgir (je crois me souvenir que j’ai réenregistré par-dessus certaines) et je suis beaucoup plus dubitatif  vis-à-vis des belles déclarations , des « révélations cosmiques »ou des lectures faciles, celles qui vous font faire de beaux rêves et rien de plus.

 

Et pourtant, le New Age que j’ai connu n’avait rien de commun avec celui de maintenant. J’en ai eu la certitude quand on a commencé à parler des anges et de la kabbale. J’ai vu qu’il n’y avait alors plus d’espoir et que ces doctrines proposées ne pouvaient que séduire des rêveurs ou des esprits indolents.

J’ai tiré un trait, je suis passé à autre chose ou plutôt, j’ai abordé les choses avec plus de prudence, de circonspection même. Il m’arrive d’avoir la dent dure et d’être ironique, parce que je ne veux plus m’en laisser conter comme avant et les affirmations gratuites, ne reposant sur rien de tangible, mais au goût du jour, la façon d’énoncer des vérités spirituelles premières en hochant la tête comme des bigotes ont le don de m’exaspérer et parfois, je ne peux m’empêcher de me faire l’avocat du diable, rien que pour créer un choc salutaire chez l’interlocuteur.

Relative intolérance ? Peut-être. Sûrement, même.

Je ne sais rien de toutes ces révélations, de tous ces plans, de tous ces avatars, mais ce que je sais, c’est qu’un chemin spirituel n’est pas facile ET N’ A PAS A L’ETRE. La facilité, c’est la paresse, et on ne progresse pas en « laissant faire ». C’est notre propre travail qui nous forme, et pas de belles paroles. Au moins, au sein de l’AMORC, le travail ne manque pas et c’est tant mieux comme ça.

Gaudius

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Gaudius

 

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Bienvenue sur « Le blog de GAUDIUS »

Posté par leblogdegaudius le 26 novembre 2012

Bienvenue dans le blog d’un petit rosicrucien parmi tant d’autres. Membre depuis plus de 20 ans de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, (renseignements ici: http://www.rose-croix.org/ordre/01_ordre.html  et ici: http://www.rose-croix.org/Maitrise-de-la-vie-2014-web.pdf), je partagerais bien volontiers quelques pensées, quelques opinions, quelques discussions avec des gens de bonne compagnie, bien sûr dans le respect des règles élémentaires de la courtoisie. Autrement dit,  s’abstenir d’insultes et écrire en français (et non en langage sms). Bonne visite à tous.

 

Harmonisation
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Ps:  je crée de temps à autre quelque vidéos, que vous pouvez cliquer soit ici:

http://leblogdegaudius.unblog.fr/mes-videos/

soit dans le menu à gauche

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