Les fantômes, ou les âmes errantes

Posté par leblogdegaudius le 19 octobre 2013

Chacun s’interroge peu ou prou sur l’après-vie, sur l’au-delà, bref, sur ce qui se passe après la mort. Certains disent qu’il n’y a rien, et que le reste est spéculation, d’autres croient, affirment même qu’il y a « quelque chose ».

D’un point de vue rosicrucien, l’homme étant « double en sa nature et triple en sa manifestation », c’est à dire âme, corps physique et corps psychique qui résulte de l’union de ces 2 « corps », lorsque vient le moment de la mort, après, l’âme et le corps psychique se séparent du corps physique dans un premier temps. Dans un second temps, l’âme se sépare du corps psychique, qui se dissout peu à peu, et continue son ascension vers le plan de conscience qui lui est propre.

Il peut arriver, néanmoins, que des âmes s’attardent dans ce « passage », par attachement à la terre, par refus de la mort, généralement des âmes peu évoluées ou excessivement matérialistes. Elles essaient de se manifester par tous les moyens, soit qu’elles cherchent une « issue de secours », soit qu’elles veulent revivre ce qu’elles ont vécu. Certaines peuvent se manifester aussi lors de séances de spiritisme ou à des personnes extrêmement sensibles et se faire passer pour ce qu’elles ne sont pas, des êtres de lumière, des saints, des maîtres, etc… C’est pour cette raison que l’AMORC déconseille fortement le spiritisme, comme l’atteste cet extrait de « Questions et réponses »:

Avant de répondre à cette question, il faut d’abord préciser qu’il existe deux grands courants spirites :

— le premier nie la réincarnation et enseigne que l’“esprit” des défunts rejoint le monde spirituel après la mort et y demeure pour l’éternité. En vertu de ce principe, les partisans de ce courant spirite considèrent que l’on peut, par des évocations collectives ou par l’intermédiaire d’un médium, contacter l’“esprit” de personnes ayant vécu il y a plusieurs siècles. Si l’on croit à la réincarnation, cela n’est pas possible, car ces “esprits” se sont réincarnés depuis. Il ne peut donc s’agir de Jules César, Cléopâtre, Louis XVI, Marie-Antoinette, etc. Ajoutons qu’il est curieux de constater que les contacts ainsi établis le sont toujours avec des personnages très illustres. C’est à croire que les millions d’autres personnes n’ont pas d’“esprit” ou qu’elles se refusent à tout contact.

— le deuxième courant spirite admet la réincarnation et enseigne que les pratiques spirites permettent de contacter l’“esprit” de tous ceux qui sont dans l’attente de se réincarner. Dans le principe, une telle possibilité existe, mais la plupart du temps, les “esprits” contactés sont des entités peu évoluées qui restent très attachées à la Terre et qui occupent les plans les plus bas dans l’invisible. De ce fait, ils se prêtent volontiers à ce genre de pratiques, car cela leur permet de maintenir un certain contact avec le plan terrestre. Le problème, c’est que de tels “esprits”, en raison de leur manque d’évolution, n’hésitent pas à mentir, à tromper et à se faire passer pour des “esprits” beaucoup plus célèbres.

En règle générale, l’A.M.O.R.C. déconseille fortement le spiritisme. En dernière analyse, les pratiques spirites n’apportent rien d’authentique et peuvent même être dangereuses sur les plans psychique et psychologique. Cela dit, il est possible de communier avec les âmes qui ne sont plus incarnées, notamment avec celles des êtres chers que l’on a bien connus. Mais une telle communion ne peut se faire qu’en s’élevant en conscience vers elles, et non pas en les faisant descendre vers nous. De plus, elle doit être individuelle et non collective.

L’AMORC n’est pas seul à  parler de ce sujet, et parmi mes pérégrinations, j’ai découvert les vidéos d’Arnaud Dumouch, un jeune et sympathique théologien qui présente le point de vue de la religion catholique sur ce sujet:

Vous pouvez retrouver cette vidéo sur ce site:

http://lesparanormaux.free.fr/fichiers/video.htm

Voilà, je vous souhaite une bonne écoute et de fructueuses réflexions. Pour approfondir le sujet, voici d’autres liens:

http://eschatologie.free.fr/fichiers/video.htm

(au fait, j’ai oublié de vous remercier pour vos visites, puisqu’à ce jour, on a dépassé les 10 000 visites. Alors, merci à tous!)

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Journées Européennes du Patrimoine à la Loge Descartes: quelques clichés

Posté par leblogdegaudius le 15 septembre 2013

Plus de 270 personnes se sont succédé  tout au long de ces deux journées, consacrées à la protection du patrimoine et des avatars du temps.

La première partie de la visite était consacrée à l’oeuvre de Marguerite Yourcenar, puisque la Loge René Descartes occupe le rez-de-chaussée de l’hôtel particulier de sa grand-mère. Marguerite Yourcenar y passa les 2 premières années de sa vie:

http://www.rose-croix-nord.fr/JEP/Yourcenar/images%20enfance%20yourcenar.htm

Extrait:

J’ai vécu dans ce même 26 rue Marais les deux premiers hivers de ma vie. Je dois avoir encore au fond de mes os quelque chose de la chaleur de son calorifère. Petite fille, j’y suis retournée à deux ou trois reprises rendre visite à ma grand mère, au printemps, quand celle-ci n’était pas encore installée au Mont Noir ou par les premiers froids, quand elle était rentrée en ville. Je sentais vaguement l’atmosphère désaffectée de cette maison de vielle dame qui ne reçoit plus guère. Je repère au fond de ma mémoire les marches de marbre d’un escalier, une rampe qui tourne, les grands arbres spacieux du jardin et une galerie sur arcades qui a du rappeler à Michel-Charles les portiques romains du XVIIIème siècle. Ces demeures grises, un peu froides, impeccablement tirées au cordeau du temps des Intendants français, qui ont remplacé à Lille les vieux logis à pignons sculptés et dorés des maîtres d’œuvre des ducs de Bourgogne ont, elles aussi, leur mystère. 

 

         La légende veut que cette maison, avant d’appartenir à Monsieur de Rouvroy, ait été un luxueux hôtel d’un traitant qui y hébergeaient des filles d’opéra. Vers 1913, après la mort de Noémi, l’oncle qui avait hérité du 26 rue Marais découvrit quelques pièces cachées à l’entresol, éclairées seulement par des jours presque invisibles, pleines du relent un peu équivoque du passé. Des costumes du temps de la Du Barry pendaient dans des placards : soie et taffetas, indiennes à fleurs et pékin glacé. Celles qui les portaient avaient dû s’égarer délicieusement sous les arbres du jardin. Des livres et des estampes érotiques sortirent d’un tiroir : Mon oncle, homme austère, fit brûler tout cela.

 

         Quand je repassai par Lille en 1956, le jardin était remplacé par des bâtisses quelconques, mais le vieux concierge se souvenait encore des beaux arbres. L’hôtel était occupé par une société d’assurances ; la galerie sur arcades était toujours là. Vingt ans à peu près ont passé. Un ami lillois m’écrit ces jours-ci que le quartier, très changé, est devenu une sorte de ghetto nord-africain.. « J’ai cru faire un voyage à la Mecque » ajouta cet aimable Homme qui regrette sa vielle ville. La société d’assurances est allée ailleurs ; L’immeuble a été mis en vente. Je me dis que pour Amable Dufresnes, qui fut orléaniste jusqu’au jour où il se rallia à l’Empire, la conquête de l’Algérie avait été sans doute une des gloires du siècle. Le résultat lointain de ce fait d’armes reflue aujourd’hui sur sa belle demeure. (Marguerite YOURCENAR: Le labyrinthe du monde – Archives du Nord  – rue Marais – 1977)

Pour les aspects humanistes et spirituels dans  l’oeuvre de Marguerite YOURCENAR:

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http://www.rose-croix-nord.fr/JEP/Yourcenar/yourcenar_textes.htm

La salle suivante était consacrée à la préservation du patrimoine. Lorsque la Loge René Descartes fit l’acquisition du local, elle a entrepris des travaux d’amélioration et d’embellissement intérieur. Les deux salons annexes furent transformés pour y faire un temple adapté aux rituels rosicruciens (convocations, initiations, forums de degrés, comité d’entr’aide spirituelle, rituels divers…)

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1992-les-travaux-71 Journées Européennes du Patrimoine

 

 

Les sous-sols, rénovés par l’association précédente, accueillaient les expositions sur les thèmes de l’année. La première salle, « les avatars du temps », était consacrée aux différentes divinités antiques symbolisant le temps, tandis que dans la salle suivante, un membre présentait de façon interactive un exposé sur la mesure du temps (sabliers, clepsydres, pendules).

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La dernière partie de la visite était consacrée à expliquer brièvement ce qu’était l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, notamment par quelques panneaux d’affichage, la projection d’une vidéo et de la documentation laissée à libre disposition. De plus, c’était l’occasion pour le public de voir l’intérieur d’un temple rosicrucien ainsi que  le résultat « fini ».

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Des questions variées, des échanges constructif, une seule remarque acide, et surtout, une saine curiosité, surtout du genre « mais pourquoi on ne vous voit pas plus souvent? » ou « je ne savais pas que vous existiez ». Et puis des félicitations pour le travail d’embellissement des locaux, ce qui fait toujours plaisir.

Voilà le bilan de ces journées du Patrimoine. La loge René Descartes a essayé, à son modeste niveau, de contribuer à la vie culturelle de la ville de Lille. Un grand merci aux organisateurs et surtout, un grand merci aux visiteurs.

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P.S:  pour les précédentes Journées Européennes du Patrimoine, voici quelques contributions:

http://www.rose-croix-nord.fr/JEP/jep2010.htm

http://www.rose-croix-nord.fr/JEP/jep2012.htm

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L’ « équilibre » entre le bien et le mal est une imposture.

Posté par leblogdegaudius le 20 août 2013

Une affirmation qui me fait  le plus bouillir intérieurement est celle qui prétend qu’au nom d’un certain équilibre cosmique, il faut nécessairement un bien pour compenser un mal et un mal pour compenser un bien, sinon, l’équilibre n’est pas respecté et le monde devient chaotique. A-t-on bien réfléchi aux conséquences d’une telle affirmation sur les comportements si on l’accepte telle quelle et si on ne la remet pas en question ?

Cela veut-il donc dire que si, par exemple, nous venons en aide à une personne, ou que nous lui sauvons la vie, une autre personne, « quelque part », devra se voir priver de tout secours ou même devra mourir, tout cela pour respecter ce fameux « équilibre » ?  Est-ce que ça veut dire également que nous devons nous abstenir d’agir dans le sens du bien, parce que nous violerions cet «équilibre », cette « justice cosmique »,  parce que nous aurions peur des conséquences de nos actions parce que, par ricochet, nous pourrions nuire à quelqu’un d’autre, ou que cette personne à qui nous portons assistance devra par la suite s’attendre à de nouveaux malheurs parce que « l’équilibre » aura été rompu, ou bien ce sera nous-mêmes et, que, par conséquent, il aurait mieux valu s’abstenir pour laisser s’accomplir la justice immanente  parce qu’il ou elle devait en passer par là et que si on interfère dans les décrets divins, n’est-ce pas…

Encore plus affreux : est-ce que ce n’est pas encourager explicitement le mal, et est-ce qu’on ne risque pas de trouver des individus suffisamment cyniques pour dire qu’ils agissaient dans le sens du bien, ou qu’ils ont été les instruments de la justice divine parce que si ça n’avait pas été eux, ça aurait été un ou une autre et que, de toute façon, c’était prévu que ça arrive, donc que ce qui arrive est « un mal pour un bien » ?

Ho, Ho, Ho ! On arrête de spéculer et on réfléchit un moment. Comment peut-on affirmer tranquillement, et avec le sourire, ce genre d’âneries ? Ce n’est pas parce qu’on a une mauvaise compréhension de certaines lois, ou encore pire, qu’on les connaît bien, qu’il faille laisser faire et se retirer de la course, pour éviter de se salir les mains, parce qu’on se sera donné bonne conscience à peu de frais, et que si nous évitons d’intervenir, au moins, nous n’aurons pas fait de mal, et nous n’aurons nui à personne. A ce compte-là, ce ne sera pas la peine de protester si une tuile nous tombe sur la tête, si nous sommes victimes d’une injustice, si un quidam s’en prend à nous ou aux nôtres : l’équilibre du monde aura été respecté, voyons !

Personne n’a la science infuse, ni la connaissance de ce qui se passe ici et là, ou l’aperçu des « trames du destin », ou des motifs des uns et des autres et bien malin celui ou celle qui saura d’avance ce qui arrivera s’il agit ou n’agit pas de telle ou telle façon. Bien sûr, on évoquera le fameux proverbe « l’enfer est pavé de bonnes intentions », ou son équivalent, mais entre agir sans réfléchir et réfléchir sans agir, il y a quand même moyen de trouver la manière appropriée pour ce genre de choses. Si nous écoutons la voix de notre conscience, si nous nous connaissons suffisamment pour agir de façon réfléchie, si nous estimons devoir intervenir, alors pourquoi tergiverser ? Entendons-nous bien, l’univers n’est pas statique, il est en perpétuel mouvement, donc en perpétuel déséquilibre. Penser que tout est stable, que tout est tranquille et que nous ne devons pas bouger de notre stèle est un leurre. Nous sommes impliqués dans la marche du monde, qu’on le veuille ou non, nous sommes aussi sans cesse en déséquilibre et nous devons sans cesse agir pour nous maintenir et sauvegarder notre intégrité. Si, au nom d’un certain « équilibre », nous ne faisons rien, alors il ne faut pas donner cher de notre peau. Et cela concerne aussi notre « tranquillité d’esprit ». Equilibre n’est pas indifférence et rien n’est plus révoltant que ces prétendus « sages » qui restent de marbre, comme des sphinx, alors qu’autour d’eux, leurs prochains se débattent dans des difficultés sans nom, luttent résistent, agissent non seulement pour améliorer leur sort, mais aussi celui des autres. Un tel comportement n’est pas digne d’un sage digne de ce nom, mais de sa caricature la plus éhontée. Méfions-nous donc d’une certaine « sagesse » qui s’accommode très bien des malheurs du monde et des autres, et plutôt que de se triturer inutilement les méninges et de sortir des arguments «capilotractés », il vaut mieux renoncer à cette « sagesse » et agir comme il se doit.

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Gaudius

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Les illusions sur le sentier du développement spirituel – Jacques Gélinas

Posté par leblogdegaudius le 8 août 2013

Une nouvelle vidéo que je souhaite partager avec vous: les illusions sur le sentier du développement spirituel, présentée par Jacques GELINAS.

Dès le début de notre affiliation, nous sommes mis en garde contre certaines formes d’illusions et de nombreux articles de la revue Rose-Croix, les conférenciers de l’AMORC ou de l’URCI ou des auteurs rosicruciens comme Raymund Andrea (d’après mes souvenirs!) en traitent également.

Je vous invite donc à écouter la vidéo de Jacques GELINAS, qui me semble une bonne synthèse sur ce sujet. Alors, bonne écoute à toutes et tous.

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Parle-moi – Nana MOUSKOURI: ode à la tendresse

Posté par leblogdegaudius le 24 juillet 2013

Dans le même esprit que mon précédent article à propos de la violence éducative:

http://leblogdegaudius.unblog.fr/2013/02/23/la-paix-commence-tout-petit/

je vous propose, si vous acceptez de laisser parler  votre coeur et vos émotions les plus sublimes, d’écouter ce bijou de tendresse, propre à réconforter tous les écorchés vifs de ce monde de tumultes et de combats:

Image de prévisualisation YouTube

Bonne écoute à toutes et à tous.

Pour les paroles:

Parle-moi, parle-moi, j’ai besoin de tendresse

Il n’en reste plus beaucoup dans ce monde un peu fou

M’en veux pas, ne ris pas, je suis comme une enfant

Parle-moi, parle-moi, doucement et longtemps

 

Parle-moi, parle-moi, j’ai besoin de présence

Le silence me fait peur; je n’entends plus que mon cœur

T’en vas pas, bouge pas, je suis comme une enfant

Parle-moi, parle-moi, c’est toi qui me défends

 

Parle-moi, parle-moi, j’ai besoin de tendresse

Mal du siècle, de toujours, mal d’amitié, mal d’amour

M’en veux pas ne ris pas, je suis femme et enfant

Parle-moi, parle-moi, c’est toi seul que j’entends

 

M’en veux pas, ne ris pas, je suis femme et enfant

Parle-moi, parle-moi, dis les mots que j’attends

Gaudius


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La queste de Sire Olivier de Saint-Omer – 6ème et dernière partie

Posté par leblogdegaudius le 13 juillet 2013

Arrivés à la basilique, Sire Olivier nous réunit autour de lui et nous déclara gravement:

- Mes amis; c’est la première fois que je vous appelle ainsi, car vous m’avez vraiment aidé contre vents et marées, à triompher de tous les périls. Cette journée qui s’annonce sera avant tout la vôtre.

Je voulais que vous le sachiez; après cette cérémonie, j’aurai le droit d’armer chevalier tous ceux qui auront bien combattu, dans l’honneur, le courage et la dignité. Et c’est vous, fidèles entre les fidèles, qui serez mes pareils, pour continuer dans notre recherche commune, si tel est votre désir.

Le brave Dominique répondit pour nous:

- Sire Olivier, c’est plus que chacun peut espérer. C’est grande surprise et grand honneur qui nous échoit là. Redoutable, même. Aussi, vous demandons-nous une faveur. C’est la première en tout ce temps que nous avons été avec vous et vous ne pouvez nous la refuser.

- Parle, mon bon.

- Laissez-nous faire oraison avec vous. Nous voulons remercier le ciel de nous avoir épargnés de terribles dangers et de nous avoir donné un seigneur que nous avons plaisir à servir.

- Mes amis, j’allais vous demander la même faveur: prier avec moi. C’est une grande joie pour mon cœur d’avoir des amis tels que vous. Des frères, même. C’est ce que nous serons demain. Il n’y aura désormais plus de distance entre nous.

L’assemblée acclama Sire Olivier; « Noël au noble Sire Olivier! Noël! Noël!  » Soudain, une petite voix s’éleva du milieu de notre groupe.

- Moi aussi je veux devenir chevalier!

C’est un enfant qui avait parlé; une petite fille qui avait l’air admirative. Sire Olivier se pencha vers elle et lui sourit:

- Jeune dame, cela ne se peut. Le noble métier de chevalerie est réservé aux hommes. Mais peut-être serez-vous un jour compagne ou mère d’un chevalier? Votre tâche sera tout aussi exaltante, car c’est vous qui l’inspirerez et participerez à sa formation.

- Et vous, comment avez-vous fait?

- Mon père, le Sire de Saint-Omer, m’a donné très tôt le goût de la chevalerie. Ma noble mère m’a enseigné aussi tout ce qu’un bon fils doit savoir, et mes maître et devanciers m’ont initié au métier des armes. J’ai du prouver ma valeur et j’ai dû affronter mille épreuves qui m’ont forgé le caractère.

J’ai affronté le mal sous toutes ses formes, combattu bien des méchants et grâce à cela, le bon roi Régis m’honore de sa confiance et de son estime. Un grand chevalier se doit d’acquérir toutes les vertus s’il veut être respecté…

Le chevalier s’arrêta net et prit conscience qu’il était en train de se vanter.

- Mon dieu, que suis-je en train de faire?, disait-il, enfouissant son visage entre ses mains. Je me glorifie moi même et je déshonore la chevalerie toute entière… Je trahis mes engagements et de plus, je suis en train de tromper cet enfant innocent… Je ne suis pas digne de porter les armes… Je suis indigne de la confiance de ma Dame et de notre bon roi… Je ne suis rien… Je ne suis plus rien… Je me suis gonflé de moi-même… Puisse le ciel me pardonner mon fol orgueil.

Le chevalier courba la tête et s’effondra sur lui même.

Ah, enfant! Devais-tu être l’ultime obstacle que devait franchir notre bon et vaillant seigneur? Fus-tu un ange envoyé du ciel pour l’éprouver, comme on éprouve l’or?

Pendant que notre bon maître gisait ainsi, l’âme tourmentée et le cœur labouré, l’enfant posa sa main sur son épaule. Et la paix descendit dans son être torturé. Et l’enfant lui dit :

- Allons, relève-toi, bachelier .Tu a pris la mesure de ta propre vanité et tu connais à présent la vraie valeur de l’humilité.

Elle lui tendit un poignard.

- Prends cette miséricorde. Qu’elle te rappelle que tu ne dois te fier qu’à Dieu si tu veux vraiment œuvrer pour le bien de tous. A présent, suis-moi.

Guidés par l’enfant, Sire Olivier et nous-mêmes, ses compagnons fûmes conduits devant le roi Régis, qui attendait dans un recoin. Il nous accueillit avec un grand sourire.

- Je vois, Sire Olivier, que tu as franchi la dernière épreuve. Jamais la princesse Gaëlle ne t’aurait conduit ici si elle ne s’en portait garante par sa présence céans. En vérité, tu es l’image vivante du vrai et pur chevalier. Par ton exemple, tu seras l’inspirateur de beaucoup. Et l’offre généreuse que tu as faite à tes compagnons de devenir tes égaux me pousse à te demander une faveur.

- A moi, Sire? Qui suis-je pour accorder une faveur à celui de qui vient toute faveur?

- Il se trouve, beau chevalier, que je suis moi-même serviteur d’une cause qui nous dépasse tous. C’est une tâche qui demande beaucoup d’efforts et de sacrifices. Il s’agit de tout faire pour que les hommes, nos frères, puissent enfin connaître la Paix Profonde et s’unir à Dieu. Voilà le Grand Œuvre dont tant on a parlé.

Cette tâche, je ne puis l’accomplir seul. Aussi, je te demande si tu veux bien travailler à mes côtés, silencieux et inconnu, au bonheur de ton prochain, sous le signe de la Rose et de la Croix?

Notre sire répondit avec enthousiasme:

- Majesté, oui, mille fois oui!

Le roi lui remit alors une Rose-Croix, ainsi qu’un bouclier.

- Alors, Frère Olivier, reçois ce nouvel emblème sous lequel tu travailleras désormais. Et que ce bouclier soit pour toi le rappel constant de la protection dont tu entoureras les faibles et les démunis.

Et vous, ses fidèles compagnons, acceptez-vous de l’aider encore et toujours dans la grande tâche qui l’attend? Acceptez-vous d’œuvrer avec mes compagnons et moi-même, sans craindre déceptions et trahisons?

Tout le monde accepta. Ce fut encore Dominique qui prit la parole:

- Sire, lorsque nous avons décidé se servir notre noble seigneur, Sire Olivier, jamais nous n’aurions pensé que notre périple nous amènerait à de si grandes choses. Ce que nous avons donné n’est rien en comparaison de ce que nous avons reçu. Et voilà que de nouvelles faveurs pleuvent sur nous. Nous serions bien ingrats si nous nous arrêtions là.

A présent, nous savons tous que quel que soit l’endroit où nous serons, les moyens ne nous manqueront jamais de faire œuvres bonnes et utiles. Peut-être, nous ne deviendrons pas tous chevaliers, mais tous, aurons à cœur de servir notre roi et notre Seigneur de notre mieux.

- Je vous en remercie tous. Allons de ce pas offrir une action de grâce au bon Saint Rémi. Après quoi, nous nous réunirons en chapitre et ferons grand banquet pour fêter notre nouvelle alliance. D’ici là, que notre Seigneur Jésus-Christ vous ait en sa sainte garde et qu’il vous accorde tous les bienfaits du ciel. Amen.

Le roi, la princesse, Sire Olivier et tous les compagnons rentrèrent enfin dans la basilique et rendirent grâce. Puis nous laissâmes notre cher seigneur seul, comme le veut l’usage.

Le lendemain, il y eut grande messe, et ce fut notre bon roi lui-même qui l’arma chevalier et qui lui remit des armes toutes neuves, fabriquées toutes exprès dans les forges royales, et du plus bel aloi.

Après quoi il y eut de grandes réjouissances et de grands tournois.

Puis ce fut notre première réunion de chapitre, où nous prîmes connaissance des vœux de notre souverain et de la nouvelle mission qui nous serait impartie. Quelques uns d’entre nous devraient repartir sur les routes du royaume et aller là où on aurait le plus besoin de nous. Avant le départ, notre bon roi fit venir tout exprès un troubadour, qui était de notre Ordre, et qui nous livra un de ses plus beaux chants.

Vous révéler le nom de notre Ordre et notre mission précise, cher lecteur, je ne le puis. Qu’il vous soit permis toutefois de méditer sur ce beau texte que vous trouverez ci-après. Puisse-t-il vous inspirer et vous donner envie de vous mettre, vous aussi, en quête de la Rose des Sages.

La queste de Sire Olivier de Saint-Omer - 6ème et dernière partie dans Les histoires de Gaudius scan00011-166x300misericorde1 bouclier dans Les histoires de Gaudius

Pendant ce temps, dans l’espace, Dark Kador punissait un officier pour sa maladresse: ayant besoin d’échantillons biologiques, celui-ci avait téléporté plusieurs échantillons avec succès mais lorsqu’il en était arrivé à l’espèce humaine, il n’avait réussi qu’à téléporter une sorte d’armure, comme ils en portaient, mais de facture primitive. Dark Kador avait dû s’en débarrasser en vitesse avant de prendre la fuite car le vaisseau du Professeur Mars-El s’approchait dangereusement de lui

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Le 03 juillet 1905: Une grande date pour la République et la liberté de conscience.

Posté par leblogdegaudius le 3 juillet 2013

Parce que je n’oublie pas que j’ai quand même le privilège de vivre dans une république laïque et démocratique qui assure à chacun l’égalité aux yeux de la loi, parce que je n’oublie pas que je suis aussi un citoyen français, il m’a semblé opportun de relayer cette information issue du blog de Claude Nicolet, responsable du MRC Nord-Pas-de-Calais, qui rappelle qu’il y a 100 ans, la loi instaurant la laïcité était votée.  En ce qui concerne la tolérance, la loi ne peut l’imposer, car elle est l’affaire de chacun, elle garantit seulement la liberté de conscience.

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MRC 3Il y a cent  huit ans aujourd’hui, le 3 juillet 1905 par 341 voix contre 233 à la Chambre des députés, et 181 pour contre 102 au Sénat. Le Parlement votait la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. Elle est promulguée le 9 décembre 1905 (publiée au Journal Officiel le 11 décembre 1905). Grande loi républicaine, elle met un terme à la notion de « culte reconnu » et brise le concordat qui jusque là organisait les relations entre l’Eglise et l’Etat. C’est la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican. La République n’a pas reculée et affirme un grand progrès pour la liberté de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire. C’est un immense progrès philosophique et surtout politique.

Article 1er : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes ».

Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

Loi équilibrée, de tempérance et de dialogue, elle continue d’assurer à la France une affirmation universelle de la Laïcité. Ce message est plus que jamais d’actualité et de grands républicains ont permis le vote de cette loi. Qu’il s’agisse d‘Aristide Briand ou de Jean Jaurès les débats passionnés furent de ceux qui ont marqué notre histoire.

Ces exemples doivent continuer à nous inspirer et à nourrir notre détermination. La laïcité est un principe de combat, ce n’est pas une mise en oeuvre de la « tolérance » pour le « vivre ensemble ». C’est une organisation de la société qui passe par l’affirmation de la liberté individuelle inséparable de la liberté de conscience. C’est un outil puissant au service de l’emancipation des individus et des sociétés. La parole, la pensée sont libérées de la tutelle des religions ou des dogmes.

Ce n’est pas pour rien que cette loi reste aujourd’hui si fortement attaquée, autant remise en cause. La loi de 1905 reste pour nous un repaire et une boussole. C’est une source d’inspiration et de réflexion pour alimenter notre action.

Claude NICOLET

Secrétaire national du MRC chargé de la Citoyenneté et de la Laïcité

Conseiller régional Nord Pas de Calais

Source:

http://claudenicolet.fr/la-federation-du-nord-du-mrc/660-le-03-juillet-1905-vote-de-la-loi-de-separation-des-eglises-et-de-l-etat-une-grande-date-pour-la-republique-et-la-liberte-de-conscience.html

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« Lettres ouvertes » de Serge Toussaint en livre

Posté par leblogdegaudius le 1 juillet 2013

Je ne peux résister au plaisir de vous informer que Serge Toussaint Grand-Maître de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, a décidé de rassembler ses « lettres ouvertes en un seul volume. Pour vous faire une idée, cliquez sur le lien ci-après:

interligne

Rose-Croix et société

Extrait du livre : Avant propos

« Cher lecteur,

livrePar définition, l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix est un mouvement philosophique dont les origines historiques remontent au XVIIe siècle. Ouvert aux hommes comme aux femmes, sans distinction de race, de religion ou de classe sociale, il est actif dans le monde entier et a pour devise : « La plus large tolérance dans la plus stricte indépendance. » Précisons également qu’il est reconnu d’utilité publique dans plusieurs pays, en raison de sa contribution à la culture et à la paix entre les peuples.

La vocation première de l’A.M.O.R.C. est de transmettre son enseignement aux personnes susceptibles d’être intéressées. Par nature, cet enseignement est à la fois humaniste et spiritualiste. De nos jours, il couvre douze degrés et se présente sous forme de fascicules qui sont adressés aux membres de l’Ordre ou auxquels ils ont accès par internet. Ceux qui le souhaitent peuvent également se rendre dans des Loges et participer à des travaux collectifs qui perpétuent l’aspect oral de la Tradition rosicrucienne.

L’A.M.O.R.C. ne se limite pas à transmettre son enseignement à ceux et à celles qui en sont membres. Son but est également de contribuer à l’élévation des consciences en général. À cet effet, il édite régulièrement des textes à l’attention du public, afin de susciter la réflexion sur des sujets qui concernent ce que l’on appelle communément le « Vivre Ensemble ». L’Ordre de la Rose-Croix étant apolitique, ces textes le sont également. Autrement dit, ils n’ont aucune visée politique et ne s’inspirent d’aucune idéologie. Ils traduisent plutôt une approche philosophique des sujets concernés, à la lumière de la pensée rosicrucienne.

Parmi les textes que l’A.M.O.R.C. a publiés au cours de ces dernières années, je citerai notamment la Positio Fraternitatis Rosae Crucis, la Déclaration rosicrucienne des devoirs de l’Homme, le Plaidoyer pour une écologie spirituelle et les Prophéties des Rose-Croix, publiés respectivement en 2001, 2009, 2011 et 2012. Tous ces textes figurent sur le site internet de l’Ordre (www.rose-croix.org) et ont été lus par de nombreux internautes. Certains ont même reçu la reconnaissance de personnalités civiles, politiques et religieuses à travers le monde.

Les Rose-Croix sont trop souvent perçus comme des mystiques préoccupés uniquement par la dimension spirituelle de l’existence, au détriment de son aspect matériel. Si besoin était, les textes que l’A.M.O.R.C. destine régulièrement au public prouvent que ses responsables observent avec beaucoup d’attention et d’intérêt la marche du monde. Ainsi, au-delà des clivages religieux et politiques, ils font connaître de temps à autre leur point de vue sur la société et sur l’orientation qu’il faudrait selon eux lui donner pour que son avenir soit aussi positif que possible.

Au cours de ces derniers mois et de ces dernières années, j’ai rédigé plusieurs «lettres ouvertes», avec également pour objectif de susciter la réflexion sur des sujets de société. Bien qu’elles figurent dans leur version originale sur le blog www.blog-rose-croix.fr, il m’a semblé utile de les regrouper en un seul recueil, afin que les personnes susceptibles de les lire puissent y accéder plus facilement. Naturellement, vous êtes entièrement libre de ne pas partager les idées exprimées. Il est probable néanmoins que certaines d’entre elles aient votre adhésion, ne serait-ce qu’en partie. Quoi qu’il en soit, prenez le temps d’y réfléchir, en faisant vous-même abstraction de tout préjugé. Autrement dit, prenez-en connaissance dans un esprit ouvert, avec tolérance.

Avec mes meilleures pensées.

Serge Toussaint
Grand Maître de l’A.M.O.R.C. »

 

 » width= »9″ height= »7″ /> Texte complet du livre Rose-Croix et société

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Kukuleczka

Posté par leblogdegaudius le 25 juin 2013

Pour le plaisir, et pour me rappeler aussi mes origines (maternelles)

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Mise à jour du 26/05/2014:  Ca y est, j’ai trouvé les paroles:

KUKUŁECZKA
Le coucou
1- Kukułeczka kuka,
Le coucou chante,
Chlopiec panny szuka,
Un garçon cherche une demoiselle,
Spozira(Spoziera),Przebira( Przebiera)
Il observe, fait le difficile,
I nosa zadzira (zadziera).
Et prend de grands airs.
Ref.:- Kuku,kuku,aha,aha,
Oj diridi,oj diridi, dyna
Oj diridi dyna uha.
2-Chlopcy, moje(moi)chłopcy,
Garçons, mes garçons,
W co wy się dufacie?
En quoi croyez-vous ?
Czy to w te surduty
Est-ce en ces jacquettes
Co na sobie macie?
Que vous portez ?
Ref.:-Kuku,kuku,aha,aha…
3- Poznać ci to poznać,
Souhaites-tu connaître,
Chłopca fanfarona
Un fanfaron
Choć pusto w kieszeni,
Qui, bien que n’ayant rien dans les poches,
Głowa najeżona?
Garde un air hautain?
Ref.:- Kuku,kuku,aha,aha…
4- Kukułeczka kuka,
Le coucou chante,
Syrce (serce)we mnie puka.
Mon cœur bat la chamade.
Głupi ten kawalir(kawaler)
Il est sot le jeune homme
Co z majątkiem szuka.
Qui cherche l’âme sœur avec sa fortune.
Ref.:- Kuku,kuku,aha,aha…
5- Pytajta (pytajcie) kukułki,
Demandez au coucou,
Ona wam odpowie,
Il vous répondra,
Że ten najbogatszy
que le plus riche
Co ma dobrze w głowie.
Est celui qui a la tête bien faite.

 

 

 

Et voici mon arrière-grand-mère (au centre):

Kukuleczka dans Discussion générale franciska-bartochowska-ferencz-2-300x215

Et mon grand-père:

stanislas-et-cecile-ferencz-2-229x300 Kukuleckzka dans Discussion générale

 

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La queste de Sire Olivier de Saint-Omer – 5ème partie

Posté par leblogdegaudius le 4 juin 2013

Il était vrai que toutes ces aventures nous avaient donné grand-faim. Nous parvînmes à sortir de cette forêt maudite et finirent par trouver une auberge bien coquette. Au dehors, un brave homme semblait nous attendre. En fait, il était en train de couper du bois. Quand il nous vit arriver en pareil arroi, il se frotta les mains et nous accueillit fort civilement.

- Soyez les bienvenus dans mon auberge, nobles voyageurs! Installez-vous confortablement. Qu’y-a-t-il pour votre service, Messeigneurs?

- Sers-nous de tes meilleurs crus et régales-nous de ta meilleure cuisine, l’homme!

- Certes, nobles seigneurs et gentes dames, certes! Mais mes fourneaux sont éteints. J’ai par contre d’excellentes pâtisseries qui n’attendent que vous. Qu’en dites-vous?

- Fais-les venir que nous les tastions un peu. Et aussi de quoi les faire passer.

Le brave aubergiste fit diligence et nous fit apporter aussitôt gaufres, pâtisseries et oublies ainsi que moult pichets de vin clairet délicatement parfumés

Ce furent petites, mais bonnes ripailles, et nous entonnâmes des chants de circonstances, comme « Margoton va-t-a-confesse », « Jehan-Grand-Gosier », ou « M’en revenant de Rome ».

Pendant que nous festoyions, l’aubergiste alla trouver Sire Olivier:

- Noble seigneur, dit-il, j’ai là une lettre de change pour une selle de cheval et ses armes. Comme je n’en aurai guère l’utilité, j’ai pensé qu’elle vous ferait bon usage. Je puis vous les céder pour un prix modique.

Sire Olivier tendit alors une bourse à l’aubergiste.

- Cela suffit-il pour payer le repas et les armes?

- C’est même beaucoup trop, monseigneur!

- Allons, garde tout, brave homme. Et continue de nous faire d’aussi succulentes pâtisseries.

Une heureuse surprise nous attendait. Un chevaucheur du roi entra dans l’auberge, s’enquit de nous et nous fit assavoir que le bon roi Régis le Débonnaire avait entendu parler de nos exploits et nous mandait toutes affaires cessantes en son château, où il nous offrait le gîte et le couvert.

Vraiment, la Divine Providence veillait sur nous et, prenant congé du brave aubergiste, nous repartîmes sans plus tarder vers notre glorieuse destinée, tout en rendant grâces au ciel, à Madame Marie, à notre Seigneur Jésus-Christ et à tous les saints du paradis.

Dans les mois qui suivirent, Sire Olivier se mit au service de notre bon roi. Il était chargé officiellement de l’entraînement des gardes royaux, avec grade de capitaine. Or, notre bon roi avait grand-souci: le trésor royal était bientôt vide et on conspirait contre lui. De tous ses conseillers, notre bon roi ignorait qui était félon, et qui lui restait fidèle.

Notre Sire Olivier avait bien sa petite idée, mais il n’en laissait rien paraître et faisait mine de tout ignorer. Il attendait que les traîtres se dévoilent à lui.

Nous, ses serviteurs, tâchions de notre côté d’en savoir davantage afin de l’aider à châtier les conspirateurs. Nous parvînmes si bien à endormir leur méfiance que bientôt, nous réussîmes à rassembler toutes les preuves nécessaires.

Un beau soir, Sire Olivier reçut un message secret, lui enjoignant de se trouver à trois lieues du palais, en un lieu désert. Comme nous savions qui était du complot, il nous fut aisé d’en informer Sire Olivier qui prit toutes les dispositions nécessaires. Il chargea six d’entre nous de se poster à des endroits-clés, d’où il serait possible de tomber en embuscade.

Et au jour et à l’heure dite, Sire Olivier alla à son rendez-vous. Là, il fut abordé par cinq hommes masqués. C’étaient les propres conseillers du roi, le trésorier et le sénéchal.

- Vous vouliez donc me parler en lieu sûr, nobles sires?, leur demanda-t-il innocemment. Nous y voici. Le lieu est désert et nulle oreille indiscrète n’est là pour nous déranger. Exposez-moi ce qui vous amène céans. Parlez sans détour et faites-moi confiance comme je vous fais confiance.

Un des conseillers regarda autour de lui, s’assura qu’ils étaient tous bien seuls et lui parla enfin.

- Noble seigneur, depuis que vous êtes arrivé dans notre royaume, vous avez accompli exploit sur exploit et votre renommée commence à s’étendre par delà les terres et les mers, Mais nous voulons nous assurer que vous êtes bien celui que vous prétendez être,

Je vais parler sans détour. Quel est votre sentiment pour notre bon roi Régis?

Sire Olivier les réunit autour de lui.

- Mes amis, moi aussi je serai sans détour. J’ai le plus grand respect pour notre bon sire Régis, mais..,

- Mais?

- Mais je suis de moins en moins sûr qu’il est celui qu’il nous faut. Trop de palabres, trop de conseils, pas assez d’action. Il règne, mais ne gouverne pas. Je crains que le royaume ne finisse par tomber, si..,

Les conseillers se regardèrent, heureusement surpris. L’un d’entre eux reprit:

- C’est tout juste notre sentiment. Le roi met son royaume en grand péril et nous, ses conseillers et pairs, en sommes grandement marris. Nous avons discuté en conseil étroit et nous avons dû prendre une pénible décision: il faut déposer le roi actuel et en choisir un autre qui soit plus digne de ceindre la couronne. Et c’est vers vous que s’est porté notre choix, car en vérité, vous êtes le plus digne de lui succéder et de refaire ce royaume qui tant en a besoin.

- Mes amis, répondit Sire Olivier, toujours aussi benoît comme chat en sa litière, je vous remercie pour cette marque de confiance et d’estime, et j’espère être digne de vos vœux et de la grande tâche qui m’attend. Mais vous n’ignorez pas qu’il nous faut des subsides. Rien ne peut se faire sans réserve d’or et de monnaie.

- Noble sire, nous avons tout prévu et avons commencé à mettre le trésor royal en sûreté. Aussi, les fonds ne vous feront pas défaut,

- Alors agissons sans tarder. A l’heure qu’il est, le roi est dans sa chambre. Nous le déposerons et tiendrons conseil. Et puisque vous m’accordez votre soutien, je vous fais mes premiers conseillers. Etes-vous suffisamment résolus?

- Nous avons trop attendu, Monseigneur, et brûlons d’impatience.

- Alors, en avant, mes amis, Et que Dieu bénisse notre sainte œuvre.

 

Les conseillers félons partirent les premiers, suivis de loin par Sire Olivier. Arrivés au carrefour de la Croix-de-Pierre, quelqu’un cria: « Maintenant! »

Aussitôt, les six braves se débusquèrent et désarmèrent promptement les traîtres, Sire Olivier les rejoint et dégaina son épée:

- Ah félons!, s’exclama-t-il. Vous voilà enfin démasqués! Voilà des lustres que j’attends ce moment! Dans votre fol orgueil, vous avez oublié que le serment du chevalier le lie à son suzerain, que celui-ci soit bon ou mauvais. Vous oubliez aussi qu’un chevalier a juré de faire triompher la justice. Aussi, vous allez payer votre traîtrise.

Il ordonna à ses compagnons:

- Allons, menez-les devant la justice du Roi.

Les mauvais conseillers furent amenés devant le bon roi Régis, tout ligotés et incapables de bouger. Sire Olivier prit la parole.

- Votre Majesté, voici devant vous ceux qui conspiraient contre votre personne. Ce sont eux qui détournaient le trésor royal et qui s’apprêtaient à vous détrôner.

Le roi se tourna vers eux et les questionna:

- Est-ce vrai? Aviez-vous vraiment juré ma perte, moi qui vous ai comblé de bienfaits? Allons, répondez!

Personne ne répondait. Dans la foule fusaient les « A mort ! », les « Hou ! » et les « Châtiez les traîtres! »

Le roi reprit :

- Votre silence vous accuse. C’est bien, vous aurez à répondre devant ma justice. Qu’on les emmène!

Les félons furent emmenés tandis que fusaient les clameurs et les applaudissements. Le roi se leva et s’adressa à tous ses sujets:

- Mes bons et loyaux sujets, une fois de plus, ce droit et noble bachelier a prouvé sa valeur et combattu le mal qui se cachait au sein de notre palais même. Acclamons-le comme il se doit ! Longue vie au Sire Olivier de Saint-Orner! Longue vie!

L’assistance répéta « Longue vie ! »

Après que les clameurs se furent apaisées, le roi reprit:

-Une fois de plus, le ciel veille sur nous et ne nous abandonne point. Allons de ce pas faire procession et remercier le bon Sain Lié et tous les saints du Paradis. Après quoi, nous organiserons grande fête pour notre champion de toujours

Précédé des bons moines de l’abbaye, tout le monde alla remercier le bon Saint Lié en sa chapelle. Puis le bon souverain fit distribuer en ville piécettes et bon pain pour les pauvres. Il fit venir jongleurs et ménestrels et organisa en l’honneur de notre bon seigneur une petite fête en son château.

Après les ripailles, le souverain s’adressa à Sire Olivier en ces termes:

-Sire Olivier de Saint-Orner, votre loyauté et votre obéissance doivent être bien récompensées. Vous recevrez pour votre monture une gorgière, un frein et des rênes, forgés toutes exprès dans nos ateliers. De plus, il n’est plus temps de différer votre adoubement. Il aura lieu demain. Pour l’heure, vous voudrez bien faire oraison en notre basilique de Saint-Rémi.

Et vous, ses fidèles et loyaux compagnons, qui tant bien m’avez servi, il y aura grandes récompenses et grande liesse pour vous aussi. Ainsi devons-nous récompenser tous ceux qui œuvrent pour le bien de tous. Dieu vous bénisse tous!

Tous nous acclamâmes le roi: « Noël à notre bon roi Régis! Noël à notre bon roi Régis! »

Puis après nous être concertés, nous décidâmes tous d’accompagner notre sire à la basilique St Rémi.

La queste de Sire Olivier de Saint-Omer - 5ème partie dans Les histoires de Gaudius clovis01-213x300

Pendant ce temps là, sur la planète Kree-Peton:

Le professeur Mars-El était furieux. Son grand rival, le docteur Zo-Zotan, avait remporté la partie. Avec des arguments fallacieux, il s’était servi des découvertes du Professeur Mars-El pour avancer une théorie improbable, l’évolution, alors que tout le monde savait bien que c’était le Grand Féné-An, maître de toutes choses, qui avait créé toutes les formes de vies qu’on connaissait actuellement et que les fossiles qu’on trouvait ici et là n’étaient au mieux que des espèces disparues, qui n’avaient pas trouvé grâce aux yeux du Créateur, au pire des faux grossiers fabriqués pour la cause. Malheureusement, l’Académie Planétaire des Sciences Kree-Petoniennes lui avaient donné tort. Dépité, le professeur Mars-El songeait à s’exiler sur une petite planète bleue qu’il avait repéré dans le 5ème rayon d’un lointaine galaxie, et il rassemblait tous les matériaux pour se construire, en secret, un vaisseau inter-galactique qui le mènerait à cette terre vierge. Il ne disposait que d’un marteau et des clous, mais il avait pour lui, dans sa propriété, un énorme gisement de cristaux de toutes sortes dont les applications pratiques  étaient prometteuses et qu’il se proposait d’exploiter dans le plus grand secret, car il fallait rester prudent. En effet, un certain Dark Kador  était à la recherche d’autres planètes à soumettre à son empire maléfique; aussi, fallait-il rester prudent.

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