L’égo est-il une maladie ?

Posté par leblogdegaudius le 1 mars 2014

A en croire certaines traditions, c’est lui le pelé, le galeux, l’ennemi intérieur qu’il faut anéantir. Imaginons donc, sur cette base-là, une conversation entre « gens biens » :

 

-          «  Eh bien mon cher, qu’est-ce qui vous arrive ? Vous en avez, une mine !

-          Ah là là, ne m’en parlez pas, c’est mon égo qui fait des siennes !

-          Mon pauvre ami !

-          Oui, mon cher, et je ne sais pas quoi faire avec cette sale bête-là !

-          Je vous comprends !

-          Moi, j’ai trouvé une idée très simple pour m’en débarrasser.

-          Ah bon ? Et lequel ?

-          Connaissez-vous le docteur Shah-Krah ?

-          Moi je le connais. Vous devriez essayer, mon cher.

-          Et qu’est-ce qu’il a de si extraordinaire, ce docteur-là ?

-          C’est simple : pour la modique somme de 3000 Euros, en un week-end, il vous aide à vous débarrasser de votre égo.

-          Vous devriez essayer, mon cher. Moi je l’ai fait, et je ne m’en porte pas plus mal.

-          Moi aussi.

-          Et moi aussi !

-          Pensez-vous ?

-          Essayez donc, vous verrez. Et après, qu’est-ce qu’on se sent bien ! »

 

On pourrait broder à l’infini. A croire que ceux qui dénoncent à l’envi l’égo en sont dépourvus et prennent plaisir à le traquer chez les autres. Mais qu’est-ce que c’est, d’abord, que l’égo ?

 

En psychologie, l’égo, (du latin «je »), « désigne la part de la personnalité chargée d’équilibrer les différentes forces auxquelles est confronté le psychisme de l’individu. Ces forces incluent ses pulsions profondes, sa morale personnelle (comprise dans le surmoi) et la réalité du monde extérieur tel qu’il le perçoit ». (Source : http://www.psychologies.com/Dico-Psycho/Ego). Il s’agit en fait de notre Moi objectif, notre Moi extérieur, ce à quoi nous nous identifions dans la vie courante.

 

L’élaboration du moi se fait à partir de la naissance même, à partir du cerveau. Dès les premiers stimuli, les connections se mettent en place et le nourrisson fait le plein d’informations. (Pour plus  d’information sur le développement du cerveau, je vous invite à consulter ce lien : http://louis.peye.over-blog.com/article-la-naissance-du-moi-chez-l-enfant-78108132.html)

 

Une étape importante dans le développement de l’être humain est ce qu’on appelle « le stade du miroir », vers le 8ème mois. Au départ, le nourrisson ne se distinguerait pas de sa mère et ne prendrait que progressivement conscience de lui-même. Placé face à un miroir, le petit enfant découvre d’abord que l’image qu’il a en face de lui est un leurre et non un être réel, puis, plus tard, il prend conscience que l’image de ce miroir est celle de son propre corps, d’autant plus que les parents participent activement à cette prise de conscience. Prenant conscience de lui-même, l’enfant prend aussi conscience des autres. Et de ce fait, il se voit comme distinct, autre, séparé. Ensuite, l’enfant devient autonome et s’affirme face au monde, puis il intègre les interdits familiaux, les modèles de comportement ; et, à l’âge de 6-7 ans, il atteint l’âge de raison.

 

Bref, le Moi est la partie la plus consciente de la personnalité, en contact à la fois avec les pulsions les plus profondes issues de l’inconscient et la réalité extérieure. Formé à partie d’identifications et de gratifications successives, il a un rôle de régulateur et de médiateur, il est chargé du maintien et de la cohésion de la personnalité. Une « élimination » du Moi, de l’égo mènerait, en toute logique, à la psychose, puisque les pulsions n’auraient plus de barrière et envahiraient la personnalité toute entière. Il faut donc considérer ce processus d’une autre façon.

 

Comme on l’a dit ; d’un point de vue rosicrucien, l’égo est le moi objectif, apparent, qui disparaît à notre mort. Formé par les expériences et par l’éducation, il maintient notre cohésion interne et veille donc à nos intérêts. Ce Moi externe est l’expression terrestre de notre « âme-personnalité », de notre Moi Divin, qui prend sa source dans l’Ame Universelle, tout comme les autres « âmes-personnalités ». D’un point de vue spirituel, tous les êtres humains ne font qu’un et sont tous reliés les uns aux autres. Le malheur est que, formé mais aussi déformé par l’éducation et les expériences, l’égo a tendance oublier sa source et ne s’occuper que de lui-même. Et que dire des injonctions qui ont été intégrées, comme « dans la vie, il y a les dominants et les dominés », « il ne faut compter que sur soi-même », « chacun chez soi »,  « de toute façon, c’est un(e) autre qui l’aura » ou encore «pourquoi lui (ou elle) et pas moi ? »…  On pourrait broder à l’infini.

 

Ces injonctions sont d’autant plus puissantes qu’elles entrent souvent en conflit avec d’autres injonctions : « il faut savoir partager », « il ne faut pas être égoïste », « il faut tenir compte des autres », « il faut savoir s’ouvrir au monde », « il faut aimer son prochain »… mais si l’attitude est exactement l’inverse de ces grandes déclarations, alors l’humain en formation intègre en lui l’exemple et non les injonctions. Pourquoi ? Parce qu’une telle attitude est dictée par la méfiance, le repli, l’agressivité ; en un mot, la peur. Et malheureusement, c’est plus souvent la peur qui est transmise : peur de l’avenir, peur du regard de l’autre, peur de l’échec… De cela découlent les principaux comportements négatifs : orgueil, égoïsme, égocentrisme ; tout ce qui fait que l’être humain reste isolé des autres.

 

Dans le processus de purification de l’égo, il s’agit donc de prendre conscience de ces conceptions faussées, puis de rechercher l’unité, d’abord avec soi-même, puis avec autrui. Plutôt que de « tuer », « éliminer », il s’agit de transmuter ces défauts que constituent l’orgueil, l’égoïsme et la vanité en leur qualité opposée, et prendre conscience que loin de se mutiler et de se diminuer, l’homme peut participer à quelque chose de plus grand que lui. Parfois, lorsque nous nous intériorisons, nous pouvons sentir que « quelque chose » agit en nous, à travers nous et nous inspire. Nous sentons que nous ne sommes pas que ceci ou cela. Ce sentiment d’autre chose qui est en même temps nous-mêmes, est-ce qu’il ne provient pas de ce qu’il y a de plus élevé en nous ? Ce contact fugitif peut parfois être suffisant pour entamer une quête spirituelle.

 

Dans nos contacts avec les autres, il peut aussi nous arriver, heureusement, de faire preuve d’altruisme, de compassion et de générosité, et ce, sans calcul aucun, en toute spontanéité. La gratification intérieure que nous éprouvons, la fierté d’avoir agi pour le bien est la marque que, à ce moment-là, nous sommes en harmonie avec notre être intérieur et avec les autres. Nous sommes donc capables de dépasser nos conditionnements initiaux pour nous ouvrir à d’autres valeurs, plus universelles, et donc là aussi, commencer une démarche spirituelle.

 

Cette démarche, qu’on peut avoir commencée seul, par le questionnement intérieur, par la lecture d’ouvrages spiritualistes, ou du moins, humanistes, par une certaine frustration aussi d’être au bord de quelque chose sans savoir ce que c’est exactement, peut se concrétiser par les pratiques offertes par toutes les voies spirituelles authentiques. A titre d’exemple, ce n’est pas par hasard si l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix traite à la fois du divin et de l’humain, propose des thèmes de réflexion et une technique initiatique destinée à faire nous faire prendre conscience de notre dimension spirituelle. Dès le début de ses études, le rosicrucien a tous les outils nécessaires pour cela : les méditations, les réflexions, les expériences, les rituels, tout concourt à « desserrer l’étau » et, petit à petit, à donner à l’égo le rôle qui lui revient : devenir l’expression parfaite sur le plan terrestre de l’Ame Universelle. Non dilué dans les brumes d’une quelconque spiritualité évaporée, mais une lumière qui brille et qui se manifeste ici, sur le plan terrestre, et qui contribue à en allumer d’autres.

nombril

Gaudius

Ajout:

Serge Toussaint, Grand-Maître de l’AMORC, a mis en ligne  le 25 avril 2014  sur son blog un article traitant de l’égo et il m’a semblé intéressant de vous le faire connaître en cliquant sur ce lien:

A propos de l’ego

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Les guanches- El guanche Bereber (a vava inou va version guanche)

Posté par leblogdegaudius le 19 février 2014

Avant de vous faire partager cette vidéo que j’ai découverte fortuitement, je souhaiterais vous communiquer un article traitant de ce peuple méconnu:

http://secretebase.free.fr/civilisations/autrespeuples/guanches/guanches.htm

« LES GUANCHES
Une civilisation aux CanariesLes guanches- El guanche Bereber (a vava inou va version guanche) arrow-10x10 et aux Açores

Les archipels des Canariesarrow-10x10 Atlantide et des Açores constitueraient les ultimes vestiges d’un continent englouti.

 

Les archipels des Canariesarrow-10x10 berbères et des Açores constitueraient les ultimes vestiges du continent englouti. Qu’on soit d’accord ou pas avec cette hypothèse, il faut reconnaître que l’origine des premiers Canariens pose un réel problème ethnologique. Quand les navigateurs français débarquèrent en 1406 pour la première fois aux îles Canariesarrow-10x10 guanches, ils se trouvèrent en présence d’indigènes au teint clair et de taille haute, qui se désignaient eux-mêmes sous le terme de Guanches, mot qui veut dire  » homme « . Chacune des sept îles de l’archipel des Canariesarrow-10x10 Robert CHARROUX, abrita une culture propre mais apparentée, jusqu’à leur extermination par la conquête espagnole (1402-1500) : les Guanches ont cependant laissé des momies et des pyramides…

 

guanches Les archipels des Canaries et des Açores constitueraient les ultimes vestiges du continent englouti. Qu’on soit d’accord ou pas avec cette hypothèse, il faut reconnaître que l’origine des premiers Canariens pose un réel problème ethnologique. Quand les navigateurs français débarquèrent en 1406 pour la première fois aux îles Canaries, ils se trouvèrent en présence d’indigènes au teint clair et de taille haute, qui se désignaient eux-mêmes sous le terme de Guanches, mot qui veut dire  » homme « .Lorsqu’il fut possible de comprendre leur langue, les Français furent étonnés de voir que les Guanches se croyaient seuls au monde, persuadés d’être les derniers survivants d’une terrible catastrophe qui, plusieurs millénaires auparavant, avait anéanti l’humanité toute entière. Pendant près de 60 ans, les Français vécurent en harmonie avec les populations locales.

 

Au début, cependant, le peuple guanche s’opposa à cette incursion étrangère. Avant que Jean de Bethencourt chambellan de Charles VI, puisse étendre son hégémonie sur les Canariesarrow-10x10, ses troupes eurent à faire face à la résistance désespérée des Guanches qui préféraient la mort à la servitude.Dans ces combats, les Français reconnurent le courage et la bonne foi de ces indigènes. Jean de Béthencourt racontera d’ailleurs lui-même que ses soldats s’étant emparés d’un groupe de femmes réfugiées dans une grotte de Fuerteventuraarrow-10x10, ils virent l’une d’elles étrangler son enfant pour qu’il ne tombât pas entre les mains des envahisseurs.La conquête de l’archipel des Canariesarrow-10x10 par les Espagnols, en 1478, acheva de réduire ce peuple à l’impuissance. Dans ce même temps, une épouvantable épidémie, appelée par les Espagnols  » modorra « , décima les Guanches qui n’avaient pas accepté la défaite. Dès lors, les survivants se virent offrir le baptême et leurs noms désormais hispanisés se confondirent bientôt avec ceux des conquérants.Les ethnologues anciens et modernes qui ont étudié la nature de cette race guanche ont distingué deux types bien distincts. L’un, le plus répandu, de taille haute supérieure à 1,80 m, imberbe, aux yeux et à la peau clairs, et au front de penseur. L’autre, de taille plus réduite, avec une peau sensiblement plus brune, des yeux de jais et un profil convexe qui révélerait un origine sémite. Il y a encore, mais de façon très localisée, à Gomera, des individus de courte taille et à tête large. Les Français d’abord, puis les Espagnols, furent très étonnés d’observer ce peuple guanche aux mœurs si archaïques, mais héritiers d’une civilisation évoluée et originale. Tout en ignorant l’usage des métaux et des tissus et n’utilisant que des outils en pierre, ils connaissaient en revanche l’écriture, l’astronomie et appréciaient la poésie. Leur législation, encore, était très élaborée et leur religion avait des rites compliqués. L’alphabet des Guanches, fort heureusement recueilli par les premiers missionnaires envoyés aux Canariesarrow-10x10, ressemble aux alphabets des langues sémitiques (Phénicien, Carthaginois, Hébreu). Mais on a découvert à plusieurs reprises dans les îles de l’archipel, des inscriptions en caractères inconnus. Lors d’un voyage effectué sur place, Robert Charroux a pu photographier une des ces inscriptions alphabétiformes à La Caleta (île Hierro).Les linguistes ont pu établir certaines connexions entre le Guanche et les dialectes parlés par les Touaregs et par les Berbères, et plus spécialement par les Senhadja qui habitent le Hoggar. Des traces d’influence arabe semblent certaines. Il ne fait aucun doute, pour le moins, que le monde antique connut l’existence des Guanches. Ainsi, le roi de Mauritanie, Juba II, qui vivait au Ier siècle de notre ère, nous parle des îles habitées par cette ethnie. II vante leur nombreuse population et leur prospérité. L’île actuelle de Ténériffe, aux riches plantations de palmiers dattiers, était appelée jadis  » Junonia « . Plus loin encore dans les siècles, Platon lui-même décrit les Guanches comme de grands hommes blonds, mais il leur prête aussi une maîtrise incomparable dans l’art de traiter les métaux et d’édifier les cités. Ce qui est incontestablement à l’opposé des possibilités guanches du XVème siècle, qui n’utilisaient plus qu’un outillage d’os, de pierre ou de bois, et aménageaient des grottes pour y habiter. En rapport encore avec d’anciennes relations entre les Guanches et des peuplades du Sahara, le colonel Braghine cite une trouvaille près de San Miguel, dans l’île de Ténériffe, d’une soixantaine de momies, environnées d’un grand nombre de poteries et de peaux de lion. Or, souligne cet auteur,  » ce qui a plongé les savants dans une grande perplexité, c’est que le lion n’a jamais existé sur ces îles ! « ( L’énigme de l’Atlantide, 1952).Le rapprochement linguistique du guanche et de l’arabe constituerait pour plusieurs auteurs une preuve de l’origine atlante de la population des Canariesarrow-10x10. Les Touaregs avec qui ils auraient été en rapport, ancêtres eux-mêmes des Garamantes, seraient les descendants de ce  » peuple de la mer  » refoulé de la Vallée du Nil par les soldats du Pharaon Ramsès Il au XIIIe siècle avant notre ère.

Récemment enfin, des anthropologues ont fait observer une prédominance du groupe sanguin O parmi les Canariens de souche. Or, avec eux se signalent les Basques et les Corses. Si il est à peine besoin de souligner combien le  » mystère  » basque n’a toujours pas été élucidé, on se souviendra que les Corses furent entraînés dans l’immense déferlement des envahisseurs venus du Nord.

 

LA RELIGION

 

Les Guanches semblent avoir été monothéistes : explorateurs espagnols et chercheurs actuels s’accordent à dire qu’ils vénéraient le soleil et l’eau, synonymes semble-t-il de vie ou survie dans une société basée sur l’agriculture et l’élevage. On relève également l’existence d’un jurement ( Mageb ) sur le soleil et le Telde, le majestueux volcan qui surplombe l’île de Ténériffe.
Comme dans l’Europe néolithique, les Guanches vouaient une importance particulière à l’élément féminin, en tant que symboles de fertilité et de fécondité que personnifiait la femme. Celle-ci jouissait donc d’une place privilégiée au sein de cette communauté fortement hiérarchisée, dont témoignent les rituels de momification et la richesse des matériaux ( peaux essentiellement ) dans les sépultures.

musee

 

RITES FUNERAIRES ET MOMIFICATION

 

La religion monothéiste des Guanches semble avoir associé leurs momies à des motifs peints, et gravés tant sur le mobilier funéraire que sur les parois des cavernes où les rites étaient pratiqués. En effet, les Canariens y déposaient leurs morts, le plus souvent en décubitus dorsal. Les sépultures collectives étaient courantes et aménagées de murets pour compartimenter les corps en diverses niches. Nobles et notables bénéficiaient, quant à eux, de tumuli ou de grottes artificielles selon le cas, très fréquents sur l’autre île de Gran Canaria. Les tumuli sont inexistants sur Ténériffe, et les grottes artificielles de Gran Canaria étaient généralement regroupées en nécropoles.

 

momie La momification semble avoir été réservée aux seuls nobles et notables ( menceys ), quoique la variété des procédés donne à penser que le reste de la population ait pu aussi en bénéficier. La technique consistait en une éviscération préalable pratiquée pour les seuls menceys, mais le cerveau n’était jamais extrait comme en Egypte ancienne. Le corps était ensuite recousu et exposé au soleil pour dessèchement, avant d’être ceint de bandelettes végétales et enveloppé d’un linceul en peaux travaillées.
Les momies exhumées depuis les grottes ont été retrouvées souvent enveloppées de jonc, avec leurs viscères placées dans des récipients déposés près du corps, ce qui rappelle là la pratique des vases canopes en Egypte.

 

On a également observé divers cas de trépanation, sans doute à des fins thérapeutiques ou chamaniques. Enfin, s’il nous reste peu d’éléments sur leur culte des morts, on connaît néanmoins quelques pratiques qu’avaient les menceys nouvellement élus sur le corps de leurs prédécesseurs.

 

LES PYRAMIDES DE GUIMAR

 

Sur le plan architectural, l’île de Ténériffe recèle le lieu archéologique le plus spectaculaire de tout l’archipel : le site de Güímar compte plusieurs pyramides à étages, avec une orientation nord-sud sur l’axe du solstice d’été. La perfection de la taille de diverses pierres d’angle comme les structures pyramidales leur confère un caractère cérémoniel, voire astronomique : puisque l’Institut d’Astrophysique des Canariesarrow-10x10 en considère le sommet comme propice à l’observation du ciel.


pyramides02

 

Entre les pyramides, diverses places ou aires délimitées auraient pu servir de lieu de culte ou d’expériences sur les cultures. En effet, l’observation des mouvements de la lune et du soleil peut avoir servi à l’identification de cycles agricoles, comme semble l’étayer leur localisation près des points d’eau d’une part, et l’abondance de gravures rupestres attenant aux astres comme au cosmos d’autre part.près un siècle de conquête, les quelques 70 000 Guanches estimés pour 1402 ( dont ~30 000 sur Ténériffe et autant à Gran Canaria ) avaient déjà étaient réduits au tiers au début du XVIe siècle. Cette baisse drastique de leurs effectifs est due moins aux guerres contre l’envahisseur qu’à leur asservissement en esclavage vers l’Espagne.Si la langue et le système sociopolitique des Guanches ont aujourd’hui disparu après leur destruction systématique par les conquistadors, pratique qu’ils poursuivirent ensuite en Mésoamérique, les abondants témoignages d’époque et la recherche contemporaine apportent quelques lumières, telle leur parenté linguistique avec la langue des peuplades berbères des XIXe et XXe siècles… On ne peut donc qu’imaginer ce qu’étaient ces hommes perdus au large des côtes africaines, ces bâtisseurs de pyramides soigneusement taillées et construites, qui alimentèrent des siècles plus tard les théories diffusionistes de Thor Heyerdahl. »

 

Cela m’a rappelé une conférence sur l’Atlantide à laquelle j’ai assisté et j’avoue que les arguments qui étaient avancés étaient assez troublants. Robert CHARROUX, en son temps, penchait aussi pour l’origine atlantéenne des guanches, (et aussi des anciens peuples qui se répartissent sur toute la façade atlantique, comme les basques, mais ma mémoire n’est pas infaillible).

Quant à la vidéo, c’est une adaptation d’une chanson de IDIR, « A vava inou va ». Voici la version « berbère »:

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Vous pouvez suivre les paroles que j’ai tirées de ce site

http://izuran-archivos.blogspot.fr/2007/06/guanche-bereber-cancin-de-almogarn.html

La canción es del grupo grancanario de Valsequillo « Almogaren ».
Del fondo de los siglos viene
el guanche bereber, el guanche bereber
Líbica sangre africana, libio guanche bereber
Del fondo de los siglos viene
el guanche bereber, el guanche bereber

Líbica sangre africana, libio guanche bereber

África no es sólo el sur, ni solo el negro africano
África es también el norte, esclavo negro, esclavo blancoarrow-10x10
Hijo de la esclavitud, del hambre, de las cadenas
De nuestra sangre y sudor toda el África está llena.

Y no quedó en el África dolor sembrado
que llevó el hispano en sus cárceles marinas
Y el indio vio su mar Caribe enfurecido
Al restallar de látigos en manos asesinas.

Indios, guanches y negros,
Negros, guanches e indios
La tierra americana
del África es hermana.

En America del sur y en el norte americano
A tronar de los cañones de los indios más escalvos
hijos de la esclavitud del hambre de las cadenas
con nuestra sangre y sudor sangran África y America

Y aún quedo en el África el dolor sembrado
Creció en la tierra un pueblo en rebeldía
quedó en America el indio empobrecido
Mientras que…

Les paroles sont en espagnol, mais je n’ai pas la traduction et il manque un morceau. Quoi qu’il en soit, bonne écoute à toutes et tous.

 


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Avance avec prudence… (vidéo)

Posté par leblogdegaudius le 28 janvier 2014

Une nouvelle vidéo de mon cru, toujours inspirée par la convention de 1996.
Bonne écoute.
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Gaudius

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Secreto Eterno – Variations sur plusieurs époques (vidéo)

Posté par leblogdegaudius le 22 janvier 2014

Fratres et Sorores, veuillez écouter!

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Un petit voyage dans le temps…

Gaudius

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Nouvelle vidéo: « O toi qui cours et qui t’agites..

Posté par leblogdegaudius le 16 janvier 2014

Je vous ai confectionné une nouvelle vidéo, tirée d’un CD de la convention de Dunkerque en 1996. Pour ceux qui y étaient, cela rappellera sûrement de bons souvenirs.

Voici donc ma petite contribution.

Bonne écoute!

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Gaudius

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Bonne année 2014!

Posté par leblogdegaudius le 1 janvier 2014

Nouvel an - Copie

Que cette année qui vient vous réserve de bien beaux moments, et qu’elle soit l’occasion pour vous de progresser sur le chemin que vous avez choisi.

Avec tous mes meilleurs voeux de Paix Profonde.

Gaudius.

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L’histoire vraie du Père Noel (conte)

Posté par leblogdegaudius le 22 décembre 2013

Cette histoire est vraie puisque je l’ai inventée (Boris VIAN)

Connaissez-vous l’histoire belle et véridique du Père Noël ? Tout le monde sait que le Père Noel, c’est Saint Nicolas, mais comment est-il passé de Saint Nicolas au Père Noel ?

On raconte qu’après sa mort, le bon Saint Nicolas arriva tout droit au Paradis et fut reçu, non pas par Saint Pierre, mais par le Christ en personne.

Ce fut une grande joie pour tous et après les retrouvailles, le Christ s’adressa à lui en ces termes :

 

-          Mon enfant, (il disait toujours « mon enfant » à ceux qu’il chérissait particulièrement), tu m’a bien servi sur cette terre et tu m’as bien représenté. A présent, tu as le droit de te reposer en mon sein, car tu l’as bien mérité.

 

Le bon Saint Nicolas en fut tout heureux, mais quelque chose vint troubler sa joie. Là-bas, sur cette Terre, il y avait encore tant de petits enfants malheureux et tant de choses à faire ! Il répondit au Christ :

 

-          Seigneur, assurément, ce serait une grande joie pour moi, mais je songe à mes petits que j’ai laissés là-bas, sur cette Terre. Qui va bien pouvoir s’en occuper, maintenant que je ne serai plus là pour les protéger ?

 

Le visage du Christ s’illumina d’un large sourire, car il n’en n’attendait pas moins de lui. Il lui dit donc :

 

-          En vérité, mon enfant, tu es bien digne de l’amour de notre Père, car ton cœur déborde de ce même amour pour tous. Voici donc ce que je te propose : tu continueras comme par le passé à protéger ces petits enfants que tu aimes tant. Je vais donc te donner un nouveau corps et une nouvelle demeure.

 

Et ainsi fut fait. Le bon Saint Nicolas se retrouva donc doté d’un corps régénéré et incorruptible. Il regardait avec admiration ses nouvelles mains qui continueraient de bénir et de faire le bien.

Le Christ s’adressa de nouveau à lui en ces termes :

 

-          Et bien mon enfant, maintenant que te voilà revêtu d’un nouveau corps, tu iras t’installer là-bas, dans ces pays où on ne me connait pas encore, à l’extrême septentrion.

 

Il désignait en fait l’endroit qui serait désigné plus tard comme le cercle polaire arctique. Saint Nicolas s’en étonna :

 

-          Mais Seigneur, te rends-tu compte de l’endroit où tu m’envoie ? Le soleil n’y brille pratiquement jamais ! Et le froid est éternel ! Je ne pourrais jamais tenir dans ces conditions ! Surtout si j’y vais tout nu !

 

Le Christ lui répondit :

 

-          Ne crains rien, pusillanime enfant, je te ferai un habit spécial. Je ne veux certes pas choquer ta pudeur, ni celle des autres ! Voici donc : je te ferai une tunique de feu, qui te protègera de ces grands froids.

 

Et ainsi fut fait. Le Christ alla cherche un étincelle de soleil, dans laquelle il confectionna tunique, braies, capuchon et même des souliers bien solides. Lorsqu’il tendit la tenue à Saint Nicolas, celui-ci hésita un moment. Le Christ s’en inquiéta :

 

-          Que se passe-t-il, mon enfant, cela ne te convient pas ?

-          Si fait, Seigneur, mais ne crains-tu pas que ce feu me consume entièrement ?

 

Dans un soupir, le Christ lui répondit :

 

-          Ne crains point, mon enfant, car ton corps est incorruptible et invulnérable. Mais pour te rassurer, je veux bien modifier un peu cette tenue.

 

Et aussitôt, il ajouta, tout autour de la vêture un peu de neige venue des sommets de l’Himalaya en liseré. Cette neige éternelle régulerait la chaleur que la tenue dégageait. Le bon Saint Nicolas revêtit donc son nouvel habit, qui lui seyait parfaitement, et qui était bien chaud et confortable.

 

-          Et à présent, mon enfant, te voilà paré et prêt. Je te commande donc, pour l’amour de moi, de parcourir la terre entière pour t’occuper des petits enfants du monde. Au moment où le monde sera plongé dans la nuit la plus longue, tu iras annoncer ma venue à tous, et particulièrement aux petits enfants et à ceux qui leur ressemblent. Tu puniras ceux qui auront été méchants avec mesure, mais tu récompenseras les bons sans mesure. Voici : je t’offre la verge de la rigueur et la besace de la miséricorde. Elle est sans fond et on peut y puiser à l’infini.

Et maintenant, mon enfant, va devant, et haut les cœurs !

 

Le bon Saint Nicolas hésitait un peu. Certes, sa mission était glorieuse, exaltante, mais un seul jour était-il suffisant ? Il s’en ouvrit au Christ :

 

-          Seigneur, assurément, ce sera une grande joie pour moi de continuer à faire connaître ton nom sur toute la surface de la Terre, mais tu ne me donne qu’un seul jour pour aller visiter tout le monde, alors qu’il me faudrait l’éternité.

 

Le Christ fronça un peu les sourcils car ces objections commençaient à l’agacer un peu. Il lui répondit donc, un peu sévèrement :

 

-          Homme de peu de foi ! Tu ne sais donc pas que tu as justement l’éternité devant toi ? Saches que tu as le pouvoir de transcender l’espace et le temps, et que ce pouvoir, tu peux l’accorder à ceux que tu auras choisi pour une seule journée ; cette même journée, justement, où la nuit semble triompher sur le jour. Allons, mon enfant, cesse de tergiverser, car la tâche qui t’attends est grande ! Vas en paix, et reçois ma bénédiction.

 

Et cela fut fait. Le Christ accorda sa bénédiction au bon Saint Nicolas avant de disparaître dans une grande nuée de lumière.

Et Saint Nicolas se retrouva seul, contemplant la terre. Voulant essayer ses nouvelles facultés, il émit le désir de se rendre dans un endroit précis du cercle polaire, là où il y avait une forêt sombre. Et aussitôt, il s’y retrouva. Un plan avait germé dans sa tête : il ne pourrait pas remplir sa mission tout seul et il lui faudrait de l’aide. Il décida d’accorder ses pouvoirs à ceux qu’il convertirait, afin qu’ils puissent l’aider dans sa tâche si exaltante.

Or, il se trouvait que cette forêt était le domaine des lutins. Parmi eux était leur roi, qui avait pour nom : Se, joka asuu luolassa lähellä metsää,  ce qui signifiait : « Celui qui habite dans la grotte près de la forêt ». Mais il préférait qu’on l’appelle « Nick », pour des raisons inconnues.

Le bon Saint Nicolas se rendit donc près de la demeure du roi des lutins, observé par des regards hostiles. Il frappa à la porte, entra et donna son salut de paix. Bien campé sur ses petites jambes, le roi des lutins arborait un air terrible, qui renforçait sa laideur habituelle.

 

-          Eh bien, étranger, tu n’as pas eu peur de venir céans, en mon royaume ? Assurément, tu dois être un personnage bien puissant pour que mes sujets t’aient laissé passer. Car saches que tout intrus est impitoyablement chassé, quand il n’est pas tout simplement tué. Qu’est ce qui t’amènes donc en ma présence ? Allons, parles, et vite !

 

Et le bon Saint Nicolas parla, parla et parla encore des heures durant du Christ, de sa vie, de son amour et de sa miséricorde, il lui parla de sa mission et de ses projets. Il parla si bien que le roi des lutins était prêt à se convertir. Après un long moment de réflexion, il lui parla en ces termes :

 

-          Je veux bien, mon bon Nicolas, me convertir moi et mon peuple,  à ce Christ dont tu me parles, mais pour cela, tu devras me prouver que tu es bien de Dieu, et non un imposteur. Je vais donc t’imposer une épreuve. Si tu réussis, mon peuple et moi-même nous mettrons au service du Christ et des petits enfants que tu aimes tant. Mais si tu échoue, tu seras impitoyablement tué.

 

Sans s’émouvoir le moins du monde, Saint Nicolas lui répondit :

 

-          Ô, roi des lutins, je suis prêt à tous les sacrifices. Et si j’échoue et que tu me tue, saches que je ne t’en voudrai pas et même, te bénirai par surcroît. En quoi consiste cette épreuve ?

 

Le roi des lutins prit un air grave et reprit :

-          Depuis des siècles et des années, un renne monstrueux ravage mon royaume. Ses yeux sont rouges, il crache du feu, ses bois sont de fer et le bruit de ses sabots sur le sol ébranle et détruit nos maisons. Son troupeau ravage nos terres et nos moissons. Si tu es bien de Dieu, alors tu pourras anéantir ces créatures de l’enfer. Dans le cas contraire…

-          Mènes-moi simplement à l’endroit où on peut le voir, et laisses-moi opérer.

 

Le roi des lutins, accompagnés de sa garde personnelle, le conduisit jusqu’à l’orée d’une clairière, puis sans prévenir, ils s’égaillèrent dans la forêt. Et le bon Saint Nicolas resta seul.

Il patienta quelques moments, attendit, quand soudain, derrière lui, dans les fourrés, il entendit un bruit. Il se retourna, et se retrouva face à face avec le renne maudit. Le roi des lutins disait vrai : ses yeux étaient rouges et ses bois luisaient sous la lune ronde.

Ravalant sa salive, et reculant de 3 pas, il parla au renne, le conjura de cesser ses méfaits et de se repentir, mais le renne était décidé à faire taire cet importun. Par 3 fois, il gratta le sol de son sabot, puis il s’élança sur le bon Saint Nicolas, les bois en avant, bien décidé à éventrer le saint. Nicolas évita de justesse les bois mortels, observé par tout le troupeau, se redressa, parvint à éviter une autre attaque, feinta, puis, rassemblant ses forces, saisit le renne par les bois et stoppa son avancée. Las ! Le renne était beaucoup trop fort et, secouant la tête pour envoyer le bon saint au loin, il le traîna sur une bonne distance, tout en essayant de le fouler de ses sabots. Toujours agrippé aux bois du renne, Saint Nicolas se jeta de côté, et d’un bond, il parvint à enfourcher la bête terrible et à le chevaucher.

 

Injure suprême ! La fureur du renne ne connut plus de bornes et il essaya de le désarçonner, de le renverser, mais le bon saint tenait bon. Toujours agrippé fermement, il adressa une bonne prière au ciel, se remettant aux bons soins des anges et du Christ en personne. Et, peu à peu, le monstre se calma, ses mouvements se firent moins violents et quand le bon Saint Nicolas le bénit, le renne arrêta ses mouvements désordonnés et se soumit.  Et c’est depuis ce temps qu’on dit de ceux qui ont triomphé des forces du mal qu’ils ont « chevauché le renne ».

Saint Nicolas sauta alors à bas et regarda le renne, qui semblait tout changé.  Ses bois étaient redevenus de simples bois, et ses yeux semblaient plus doux. Et le troupeau avait changé aussi. Les bêtes ne semblaient plus du tout farouches et broutaient maintenant tranquillement.

Caché dans les fourrés, le roi des lutins avait assisté à toute la scène et s’en trouvait tout esbaudi. Il osa sortir de sa cachette et s’avança prudemment vers le renne, le toucha, attendant une réaction de défense, mais le renne ne broncha pas.

 

-          Assurément, dit le roi des lutins, tu es bien de Dieu et ce miracle l’atteste. De par ma parole, mon peuple et moi-même te sommes à jamais redevables et nous nous mettons à ton service et à celui du Christ.

 

Tout heureux d’avoir triomphé du mal et d’avoir amené de nouveaux agents du bien au Christ, le bon Saint Nicolas proposa au roi des lutins de l’accompagner jusqu’au village des lutins. Il enfourcha le renne, à présent docile, fit monter le roi des lutins avec lui, et, accompagnés par le troupeau, il fit une entrée triomphale dans le village, sous les acclamations du petit peuple.

Saint Nicolas ne tarda pas à baptiser les lutins et à mettre en place son projet. Accordant aux lutins quelques-uns de ses pouvoirs, il leur ordonna de fabriquer des jouets pour les enfants sages. Répugnant au rôle de punisseur, il délégua cette tâche au roi des lutins, qui fut donc surnommé plus tard le « Roi Fouettard », puis le « Père Fouettard ».

 Quant à Saint Nicolas, quand on lui demanda comment il faudrait le nommer, il n’en eut aucune idée. Un lutin savant expliqua que comme il représentait le Christ, qui était aussi nommé « Soleil de Justice », on pourrait l’appeler « Nouveau Soleil », ou « Néo Hélios », dans sa langue maternelle.

Un enfant trouva le nom trop compliqué à prononcer et le raccourcit en « Noélios », puis en « Noël ».  C’est ainsi que Saint Nicolas devint vite le « Père Noël ».

 

Et maintenant, un secret : les enfants sages, qui sont devenus des adultes sages, reçoivent aussi, à leur tour, pour un jour, le pouvoir d’aider le Père Noel et peuvent, pour un jour, transcender le temps et l’espace.

Comment font-ils pour se rendre dans toutes les maisons ? Non ils ne passent pas par la cheminée, mais ils passent tout simplement à travers les portes.

Gaudius

http://www.tourisme-meurtheetmoselle.fr/medias/fckeditor/Image/rubrique/saintnicolas/pages_dediees/Saint-Nicolas-1.jpg

Gaudius

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Rose-Croix et société: un nouveau blog rosicrucien

Posté par leblogdegaudius le 4 décembre 2013

Descriptif:

Tradition et société

Les Rose-Croix sont trop souvent perçus comme des mystiques préoccupés uniquement par la dimension spirituelle de l’existence, au détriment de son aspect matériel. Si besoin était, les textes que l’A.M.O.R.C. destine régulièrement au public prouvent que ses responsables observent avec beaucoup d’attention et d’intérêt la marche du monde. Ainsi, au-delà des clivages religieux et politiques, ils font connaître de temps à autre leur point de vue sur la société et sur l’orientation qu’il faudrait lui donner pour que son avenir soit aussi positif que possible. Ces textes ont été rassemblés ici pour permettre à chacun d’en prendre connaissance

et c’est ici (ajouté sur ma liste des liens AMORC):

http://www.rose-croix-et-societe.fr/

img.php

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L’AMORC est-il vraiment élitiste ?

Posté par leblogdegaudius le 27 novembre 2013

Face à ce genre de commentaires, souvent connotés négativement, et  qu’on peut trouver çà et là, je serais tenté de répondre « OUI ! » et de rajouter « Na ! », histoire de ma payer un peu la tête de certains fâcheux. Mais la réalité est plus complexe.

Tout d’abord, il convient de définir ce qu’est l’élitisme, et j’ai trouvé ceci comme définition : «  relatif à l’élitisme, à un système de valorisation des meilleurs, à une volonté de dégager une élite de la masse ».  Pour ce qui est du mot élite : « ensemble des individus considérés comme les meilleurs, les plus dignes d’être choisis, les plus remarquables par leur qualité. Exemple: une troupe d’élite, un tireur d’élite, l’élite intellectuelle.
L’élite est une minorité qui se distingue du groupe auquel elle appartient et à laquelle on reconnaît une supériorité, une autorité morale. »
 

A première vue, il n’y a là rien de foncièrement négatif, et favoriser l’émergence des talents ne peut faire que du bien à toutes les sociétés. De plus, il est dans la nature humaine d’aspirer à se parfaire, à développer ses talents, à acquérir la maîtrise de son métier ou de son art, et d’éveiller en soi les plus hautes vertus qu’on puisse concevoir, et on ne peut s’épanouir que dans une société qui le permet. Qui cela peut-il donc gêner ? Peut-être des systèmes et des individus totalitaires qui ont intérêt à voir couper les têtes qui dépassent et à niveler par le bas, à des fins de domination.

Mais revenons à l’AMORC : est-il vraiment élitiste ? Autrement, dit, est-ce qu’il aspire à valoriser les meilleurs et à dégager une élite de la masse ? Et les rosicruciens sont-ils vraiment les meilleurs,  les plus dignes d’être choisis, les plus remarquables par leur qualité, et constituent-ils une autorité morale ? C’est, en vérité, un très beau compliment qui est fait là, et chacune et chacun aspirerait à s’en montrer digne, mais ne nous emballons pas trop vite et reprenons nos esprits. Et en premier lieu, qui serait le plus «digne » de devenir membre de l’AMORC ? Des érudits ? Des PDG ?  Des artistes ? Des milliardaires ? Bref, le « gratin », le « gotha», « l’intelligentsia » ? Qu’en dit par exemple la brochure de présentation « La maîtrise de la vie » ? Tout simplement ceci : dans sa présentation générale, au paragraphe « Nature » : Mouvement philosophique, initiatique et traditionnel mondial, non sectaire et non religieux, apolitique, ouvert aux hommes et aux femmes, sans distinction de race, de religion ou de position sociale. Autrement dit, la position sociale importe peu. Cela dit, il est nécessaire de savoir lire et écrire, et surtout comprendre ce qu’on lit et c’est en cela qu’on peut dire que l’AMORC est « élitiste ». Pour qui ne se cultive pas, ne cherche pas à s’enrichir par ses lectures et ses fréquentations, c’est, en effet, un obstacle insurmontable. Concentrer sa pensée, réfléchir, remettre ses acquis en question, se poser des questions, interroger les autres, ça demande un effort considérable et peut-être que tous ne sont pas aptes à suivre les enseignements rosicruciens.

De plus, l’AMORC n’a pas pour mission d’aller chercher par la peau du dos ou par la main des gens « choisis » (et d’abord, sur quels critères ? au nom de quoi ?). Il laisse les portails ouverts mais c’est à celui ou celle qui le veut de se mettre en route et de solliciter son admission. Pour devenir rosicrucien, il faut le vouloir et pour le vouloir, il faut d’abord avoir cherché,  s’être informé et déterminé en son âme et conscience si c’est bien là la voie qui convient pour soi-même. L’ordre propose mais le chercheur dispose et il doit se laisser du temps et de la réflexion. Alors seulement viendra le temps de la décision. C’est peut-être l’étape la plus difficile, car on est seul face à soi-même, face à sa propre conscience et personne ne peut faire le chemin à notre place. C’est le désir, l’aspiration, la motivation, quel que soit le nom qu’on donne à cet élan qui sont primordiaux et il ne manque pas de voies tout aussi valables pour tout chercheur sincère, et non la position sociale.

D’autres commentaires tout aussi «aimables », mais dans un sens contraire, émanent de certains « spécialistes », qui déplorent que les monographies soient rédigées dans un langage qualifié de simpliste. C’est vrai, les monographies sont rédigées dans un langage accessible à tous, et c’est peut-être un signe de manque de qualité ? C’est vrai qu’il manque une certaine patine, un certain langage savant, fleuri, orné, et on aurait pu, par exemple, dire : « Avec l’extrémité qui est la nôtre, il ne faut pas négliger d’examiner la globalité des voies s’offrant à nous. » ou « Tant que durera l’extrémité de ces derniers temps, il est préférable de prendre en considération la globalité des voies de bon sens. » ou « Esotériquement parlant, la réalisation de l’Atman passe par une certaine vacuité philosophique et ontologique », ou bien encore « L’En-Soi est syncrétique dans ses aspects essentiels et anticrétique dans ses aspects matériels » *

Cela prouverait quoi ? Qu’on a beaucoup de vocabulaire ? Et dans quel intérêt ? Si c’est pour briller dans les salons ésotériques, pour se faire valoir en en imposant à des gens simples,  alors ce genre de propos serait tout à fait inutile et sans aspect pratique. De plus, les monographies ne sont pas un but en soi, mais seulement un outil de travail et de réflexion. Rien n’interdit au rosicrucien de chercher quelques correspondances dans des encyclopédies ou des ouvrages de référence,  de réfléchir à tel ou tel thème, de pratiquer et de vérifier telle ou telle expérience au lieu d’en rester au niveau intellectuel ou d’avaler un certain savoir rosicrucien à la louche. D’ailleurs, mémoriser toutes les monographies est impossible et il est vivement conseillé de réviser de temps à autre ses bases. Un intellect brillant, réduit à lui-même, ne sert à rien ni à personne et on aura beau passer intempestivement d’une voie à une autre, on n’aura fait que du tourisme, ou on n’aura fait que quelques emplettes. Certes, nos placards, nos réfrigérateurs et nos congélateurs intérieurs seront bien garnis, mais attention à la date de péremption ! L’intérêt de la voie rosicrucienne n’est pas de gaver des curieux ou des oisifs, mais de donner les outils, les graines et la technique pour avoir de bonnes récoltes, mais la terre, c’est le membre lui-même qui la travaille et il est le seul responsable.

Voilà, j’espère avoir dissipé quelques doutes, quelques craintes et quelques malentendus. Ce n’est qu’un point de vue parmi tant d’autres, mais j’avoue que le sujet me travaillait depuis un certain moment. Alors, selon vous, maintenant, l’AMORC est-il élitiste    ?

dessins_mondain

(*) : Les deux premières phrases sont tirées du « pipotron », les deux autres sont de mon invention.

Gaudius

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Mèsi Bondyé (Merci Bon Dieu) – interprétation Harry Belafonte

Posté par leblogdegaudius le 22 octobre 2013

Connaissez-vous Harry Belafonte?  Et connaissez-vous cette très belle chanson? Un ancien m’avait fait écouter une compilation de ses meilleurs titres. J’ai retenu celle-ci, entre autre, mais je n’en connaissais pas la signification. Heureusement est venu Internet et j’ai pu en trouver l’origine sur ce site:

http://www.afrikara.com/index.php?page=contenu&art=583

Je laisse l’auteur de cet article vous en parler:

Mèsi Bondyé : Classique de la musique haïtienne signé du regretté Casseus 
29/06/2005

Mésy Bondyé, autrement connu comme Merci bon Dieu est un des classiques de musique haïtienne qui a le plus et le mieux voyagé, rappelant au monde le destin unique de ce pays d’Africains et de Descendants d’Africains. Ecrit par l’émérite guitariste haïtien Frantz Casseus [1915-1993], précurseur d’un syncrétisme fécond entre musique vaudou et musique classique, laquelle musique classique s’était introduite dans la chanson haïtienne par l’influence grégorienne apportée par le catholicisme, cet air-prière témoigne d’un rapport à l’Au-delà permanent dans la culture haïtienne.

Cet aspect de la culture haïtienne ne dépayserait pas beaucoup d’Africains du continent. Autant habitués aux fresques orales des griots qu’aux chants populaires dédiés à l’immensité du cosmos, aux signes célestes, aux récoltes et à leurs facilitateurs, pluies, soleil, ancêtres, les Africains et leurs Descendants des Caraïbes ont toujours réservé à Mèsi Bondyé  un succès mémorable.

Afrikara.com vous propose une traduction de ces paroles belles de simplicité, de dévotion, d’humble abandon et de gratitude envers la providence, divine pourvoyeuse, ultime nourricière. Cette traduction est empruntée pour l’essentiel à Alfred Largange.            

Grâce à Frantz Casseus, Harry Belafonte popularisa cette inoubliable chanson dans les années 50. Elle fut aussi reprise avec écho par le trumpetiste sud-africain Hugh Masekela.


Mèsi Bondyé, gadé tou sa lanati poté pou nou
Mèsi Bondyé, gadé kouman lamizè fini pou nou

Mèsi Bondyé, gadé tou sa lanati poté pou nou
Mèsi Bondyé, gadé kouman lamizè fini pou nou

Merci Mon Dieu pour tout ce que la nature nous a apporté [litt : regardez ce que la nature nous a apporté]
Merci Mon Dieu, notre misère est fini [
litt : regardez comment la misère est finie pour nous]

 

Lapli tonbé, mayi pousé
Tou timoun ki grangou p’ralé manjé

La pluie est tombée, le maïs a poussé
Les enfants affamés pourront manger [Grangou : du vieux français "J'ai grand goût"]

 

Annou dansé mambo, annou dansé Pétro
Papa Bondyé ki nan syèl, lamizè fini pou nou

Dansons le mambo, dansons le Pétro [le mambo est un rythme d'origine latine, le pétro est un style musical associé a un rite vaudou]
Papa Bon dieu qui est dans le ciel, la misère est finie pour nous.

 

Mizè ya fini pou nou
Mizè ya fini pou nou
Mizè ya fini pou nou
Mizè nou fini

 

la misère est fini pour nous [litt : regardez comment la misère est finie pour nous]

Mèsi Bondyé, gadé tou sa lanati poté pou nou
Mèsi Bondyé, gadé kouman lamizè fini pou nou

Mèsi Bondyé, gadé tou sa lanati poté pou nou
Mèsi Bondyé, gadé kouman lamizè fini pou nou

Lapli tonbé, mayi pousé
Tou timoun ki grangou p’ralé manjé

Annou dansé mambo, annou dansé Pétro
Papa Bondyé ki nan syèl, lamizè fini pou nou

Mizè ya fini pou nou
Mizè ya fini pou nou
Mizè ya fini pou nou
Mizè ya fini pou nou
Mizè nou fini

Et maintenant, laissez vous bercer par la voix chaude et profonde de ce grand monsieur, Harry Belafonte. Bonne écoute!

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