Illuminaten, Illuminati et Illuminés: une mise au point

Posté par leblogdegaudius le 30 juillet 2014

Serge TOUSSAINT,  Grand-Maître de l’AMORC, a rédigé 2 articles sur le site de la Grande Loge, à propos de la confusion entre « Illuminaten » et « Illuminati », et il a donné sur ce sujet l’éclairage de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix.

J’ai essayé de lier ces 2 articles ensemble et de les synthétiser en un seul. Je vous donne les liens pour que vous puissiez les lire séparément  (Les sous-titres sont de moi):

http://www.rose-croix.org/histoire/rose-croix-et-illuminati.html

http://www.rose-croix.org/histoire/illuminatis.html

Introduction :

Depuis quelque temps, on entend beaucoup parler des « Illuminati » et du rôle obscur qu’ils auraient joué depuis leur apparition qui, si l’on en croit Dan Brown dans son livre « Anges et Démons », aurait eu lieu en Italie au XVIe siècle. Pire encore, on prétend qu’ils existent toujours et qu’ils complotent contre l’humanité, partout où ils se trouvent et à travers une multitude de réseaux noyautant quasiment tous les domaines de l’activité humaine : politique, économie, finance, médias, science, ésotérisme, etc. En un mot, ils seraient au cœur de la «théorie du complot», que nombre d’internautes commentent et relayent sur internet, sans parler des livres plus opportunistes les uns que les autres écrits sur le sujet à des fins commerciales.

Dans son livre, « Anges et démons », Dan Brown évoque les Illuminati, une société secrète dont les origines remonteraient au XVIe siècle et qui rassemblerait des savants dont les thèses scientifiques étaient rejetées par l’Église. Selon Dan Brown, l’astronome et mathématicien Galilée (1564-1642) aurait été l’un des membres les plus éminents de cette société. Pourchassés par l’Église catholique, les Illuminati se seraient répandus en Europe, se mêlant aux mystiques, alchimistes, occultistes, juifs ou musulmans, et s’infiltrèrent dans la Franc-Maçonnerie. Toujours selon l’auteur d’ « Anges et Démons », cette société secrète œuvrerait à la destruction de l’Église chrétienne. Dans son livre, il met en scène un complot orchestré par elle.

Les Illuminaten, ou Illuminés de Bavière :

S’il a bien existé une organisation dont le nom s’apparente à celui cité par Dan Brown, son histoire n’est pas celle-là. Le groupe qui lui a servi de modèle est celui des Illuminaten (et non pas Illuminati), et son existence ne remonte pas au XVIe siècle, mais à la fin du XVIIIe, soit près de cent cinquante ans après la mort de Galilée. Les Illuminaten, plus connus sous le nom d’Illuminés de Bavière, est une confrérie qui a été créée en mai 1776 par Adam Weishaupt (1748-1813), professeur de droit à l’université d’Ingolstadt, en Bavière. Ancien élève des jésuites, il fut marqué par la façon dont ces derniers lui enseignèrent la religion, usant d’une sorte de « dressage méthodique » destiné à imposer une dévotion de façade. Il en conçut une aversion pour la religion et s’efforça de combattre l’obscurantisme religieux en se ralliant aux Lumières. C’est dans cet esprit qu’il fonda les Illuminaten, une société secrète qui n’avait pas de vocation initiatique, mais un but subversif.

  • Leurs sources :

La doctrine des Illuminaten s’inspire de Rousseau. Elle prône l’égalitarisme et un rationalisme hostile à la religion. La lumière qu’ils cherchent n’est pas celle de la spiritualité ou de l’initiation, mais celle de la raison, celle des Lumières qui marquent le XVIIIe siècle. Adam Weishaupt ne réussit guère à rassembler qu’une dizaine de membres autour de lui. Constatant le peu de succès de son entreprise, il donna aux Illuminaten une forme maçonnique pour séduire de nouveaux adeptes. En 1782, il tenta même de créer une institution destinée à fédérer la Franc-Maçonnerie allemande pour la « guérir de la théosophie » et la rallier au rationalisme. La société des Illuminaten s’étendit alors en Autriche, en Bohême et en Hongrie, et s’infiltra dans la Franc-Maçonnerie.

  • Francs-Maçons et Rose-Croix donnent l’alerte :

A la fin du XVIIIe siècle, la Franc-Maçonnerie allemande était dominée par la Stricte observance templière et la Rose-Croix, deux groupes très attachés au christianisme et à la spiritualité. Ces deux groupes, les Rose-Croix en particulier, ont rapidement pressenti le danger que représentaient les Illuminaten, lesquels prétendaient réformer la société en instaurant l’athéisme. Le 11 novembre 1783, la loge des Trois Globes de Berlin lança l’anathème contre les Illuminaten, qu’elle accusait de vouloir saper la religion chrétienne et faire de la Maçonnerie un système politique.

De leur côté, les autorités politiques se sentirent également menacées, car Weishaupt voulait s’en prendre aussi à la monarchie. Pour mettre fin à ces agissements, le 22 juin 1784, le prince Charles Théodore, électeur de Bavière, émit un édit ordonnant la dissolution de toute société secrète. Quelques mois plus tard, au début de l’année 1785, c’est Adam Weishaupt qui fut inquiété. D’abord destitué de sa chaire universitaire, il fut bientôt chassé de Bavière. Les Illuminaten furent alors traqués et cessèrent d’exister après 1789.

  • L’ « héritage » des Illuminaten :

Malgré la brièveté de leur existence, les illuminés de Bavière vont connaître une formidable postérité romanesque, qui commence à la fin du XVIIIe siècle avec des ouvrages contre-révolutionnaires comme l’Essai sur la secte des Illuminés (1789) du marquis de Luchet, ou Mémoires pour servir à l’histoire du jacobisme (1797-1799) d’Augustin Barruel. Ces auteurs voient dans la Révolution un complot contre la religion et la royauté, dirigé par la Franc-maçonnerie, et en particulier par les Illuminaten. Cette thèse, mainte fois contredite par les historiens, connaît pourtant encore les faveurs des tenants des thèses conspirationnistes. Ces dernières, basées sur la théorie du complot, tirent leur efficacité du fait que cette théorie « abolit le hasard, les processus historiques, les imperfections humaines et fait croire que tout est voulu, qu’il y a des responsables uniques aux malheurs du monde » (2).

Qu’en est-il donc des véritables Illuminati ?

D’après la Tradition rosicrucienne, c’est le nom que portaient les membres d’un Ordre mystique qui fut fondé au XIIe siècle, lors des premières croisades, dans le but d’œuvrer au rapprochement du Christianisme et de l’Islam, qui se combattaient alors au nom de Dieu. Cet Ordre était composé de Chrétiens et de Musulmans, mais également de Juifs. Tous avaient en commun de vouloir mettre fin aux croisades et de promouvoir la tolérance religieuse. De nos jours, l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix se donne entre autres pour mission de perpétuer cet idéal de paix et de tolérance, ce qui explique pourquoi l’une des sections de son enseignement est intitulée : « section des Illuminati ». Vous conviendrez certainement qu’on est bien loin de ce qui est dit généralement à propos des « Illuminati » par ceux qui ne savent pas de quoi ils parlent.

Conclusion :

Au regard des explications précédentes, vous comprendrez que le terme « Illuminati » actuellement très en vogue est impropre à désigner les « Illuminaten » apparus en Allemagne au XVIIIe siècle, et qu’il l’est tout autant pour désigner les prétendus comploteurs qui s’emploieraient actuellement à nuire à telle race, nationalité, communauté, classe sociale, religion, etc., voire à l’humanité dans son ensemble. C’est là, au mieux une confusion de termes, au pire une manipulation. Toujours est-il que le lien établi entre les deux est tout aussi erroné que celui qui consisterait à utiliser le mot « Illuminati » pour désigner tous ceux que l’on considère de nos jours comme des “illuminés”, au sens péjoratif et négatif du terme. Autrefois, on parlait du complot judéo-maçonnique, aujourd’hui, ce sont à d’autres minorités qu’on les attribue. Il faut bien trouver des boucs émissaires aux malaises d’une époque…

En conclusion, on peut dire que s’il est vrai que les Illuminaten furent peu recommandables, en raison de leur propension à comploter contre les pouvoirs religieux et politiques en place, ils n’ont qu’un lointain rapport avec les Illuminati du roman de Dan Brown.

 

Serge TOUSSAINT
Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

 

Notes :

(1) René Le Forestier, Les Illuminés de Bavière et la Franc-Maçonnerie allemande, Paris, Hachette, 1914, p. 16.
(2) Antoine Vitkine, Les Nouveaux imposteurs, La Martinière, 2005.

 

Et un grand merci à Serge TOUSSAINT pour tous ces éclaircissements.

Gaudius

img_2-548_smile_espion

 

Publié dans Discussion générale | Pas de Commentaire »

Réfexions autour de … René DESCARTES

Posté par leblogdegaudius le 27 juillet 2014

Il y a quelques années, nous avons mené une réflexion commune à propos de René DESCARTES. On ne sait toujours pas avec certitude s’il fut lui-même un Rose-Croix ou s’il ne se contenta que de les fréquenter. Divers auteurs se sont penchés sur ce personnage finalement fort méconnu du public. Cet article ne prétend pas leur faire concurrence, mais il essaie bien humblement de présenter ce philosophe sous un autre jour et de présenter certains parallèles entre ses méditations et certains aspects de l’enseignement rosicrucien. Ce sont ces réflexions communes que je vous propose ici.

I/ QUELQUES DONNEES GENERALES A PROPOS DE RENE DESCARTES (1596-1650)

 

1) René DESCARTES est assez souvent jugé comme un matérialiste, un rationnel, un logique, un mécaniste. Etre cartésien, c’est symboliser la froideur. En fait, DESCARTES était à la fois un savant et un métaphysicien…souvent trahi, voire sacrifié pour certains. Il faut dire que, durant sa vie, René DESCARTES est toujours resté un homme très secret, difficilement localisable et qui faisait parfois des réapparitions soudaines: on le surnommait « le philosophe masqué ».

 

Pour les partisans de DESCARTES, réduire le philosophe au cartésianisme et à sa méthode, c’est bâtir une légende creuse. Ils ont plutôt la certitude que René DESCARTES a permis un nouveau « mode de philosophe », ce qui fait de lui le « père de la philosophie moderne »

 

2) Il existe un discours de la méthode COMPLET, comprenant plusieurs traités scientifiques (la dioptrique, les météores, la géométrie). Ces derniers en constituent le volant pratique. René DESCARTES occupe dans la métaphysique une place particulière, dans la mesure où il pose des questions essentielles sur la liaison possible ou non, entre l’ego et Dieu. DESCARTES place au centre de ses recherches l’ETANT sur le CONNAISSANT : COGITO(3) ERGO (2) SUM (1)

 

Pour René DESCARTES, l’ETANT comprend le sujet ne se résumant pas à un corps, mais comme une médiane où agit le composé âme-corps. Il n’existe donc pas de superposition de deux entités distinctes (âme et corps), mais bien une union substantielle:

Méthode de Descartes

Pour arriver à cette union, DESCARTES a écrit le Traité des Passions qui consiste en un chemin pour mieux conduire non seulement sa raison, mais aussi toute sa vie. La clef en demeure la maîtrise de ses passions: en faire bon usage pour atteindre à l’affectivité généreuse, car seule celle-ci aide à être plus heureux.

 

3) Ne pas confondre « METHODE et REGLE:

 

. la méthode est un moyen pour canaliser les actions humaines; le sujet peut agir: facilité;

. la règle est plus arbitraire, c’est une loi qui s’applique; le sujet est passif: contrainte.

 

4) Quelques éléments intéressants sur la biographie de René DESCARTES :

 

. Gravement malade dès les premiers mois de sa vie, sa mère mourut moins d’un an après sa naissance en mettant au monde un autre fils, lui-même décédé à 3 ans. René fut élevé par sa nourrice. Plus tard, il eut une fille= Francine, d’une servante=Hélène. Sa petite fille mourut à     5 ans de la scarlatine. Faut-il y voir des raisons suffisantes pour mieux comprendre le lieu de sépulture de DESCARTES=un cimetière en Suède pour « les enfants morts avant l’âge de raison». Par la suite, la dépouille de DESCARTES a subi beaucoup de violation (crâne dérobé). Cette dernière repose en 1′église de St Germain des Près.

 

. Comme René DESCARTES était de santé fragile très tôt, il lui fallait beaucoup de calme et de repos le matin. Souvent alité, ces temps de silence étaient propices à l’écriture : « une parenthèse où la pensée s’éclaircit ». René DESCARTES était aussi un esprit curieux et avide de concret: a décrit la structure d’un flocon de neige; a voulu construire une lunette pour mieux scruter la lune; a aimé anatomiser des viscères. Il existait donc une complémentarité nourrie entre solitude, discrétion, méditation ET curiosité, pratique et action:

 

« La philosophie que je recherche (..) est la connaissance des Vérités qu’il nous est permis d’acquérir par les lumières naturelles, et qui peuvent être utiles au genre humain »

 

. René DESCARTES était un être social, et un pédagogue: pour enseigner ses connaissances au plus grand nombre, DESCARTES a privilégie le français et non le latin, a utilisé une orthographe simplifiée et pratiquait des discours faciles à comprendre. Cette grande générosité lui était reconnue par tous.

 

II/ René DESCARTES, mystique méconnu ?

 

Tiré des « Méditations métaphysiques » coll. « Les intégrales de Philo/NATHAN »

 

Origine de l’œuvre:

 

René Descartes a été préoccupé de métaphysique bien avant d’écrire son « Discours de la méthode » en 1637 et ses « Méditations » en 1641.

Il a débuté ses travaux sur le sujet dès 1629, alors qu’il était en Hollande, dans la petite ville de FRANEKER, située sur le canal de LEEUWARDEN, au nord du Zuiderzee.

 

Inscrit à l’Université de LEEUWARDEN, il mène une existence quasiment monastique, hébergé dans un château délabré où un jésuite et un franciscain viennent dire la messe à domicile. Dans la solitude la plus complète, sans aucun autre ouvrage qu’une Bible et la « Somme Théologique » de Thomas d’AQUIN, il compose un petit traité de métaphysique, qu’il abandonnera par la suite pour se consacrer à l’optique. Cependant, cet ouvrage sera le point de départ de ses travaux métaphysiques ultérieurs.

 

Finalement, Descartes publiera en 1641, chez l’éditeur SOLY, en latin, ses « Méditations métaphysiques », traduites en français en 1647, accompagnées des objections et des réponses à ces mêmes objections.

 

Analyse et commentaire des « Méditations Métaphysiques » :

 

Les méditations sont au nombre de 6 :

 

La 1ère méditation porte des choses que l’on peut révoquer en doute.

 

Elle est consacrée à un doute volontaire et systématique. Descartes doute de ses sens, considérés comme trompeurs. Il décide de douter de tout ce qui se présentera à ses sens, volontairement, et invoque pour cela l’argument du rêve. De même, il doute de ses facultés et y oppose l’argument d’un Dieu trompeur qui va jusqu’à truquer les évidences intellectuelles, puisque la Volonté divine est toute-puissante et mystérieuse. Les vérités de la raison auraient pu être autres, après tout.

C’est le doute démesuré, hyperbolique qui devient métaphysique.

 

Il y ajoute l’existence d’un « Malin génie » tout aussi rusé, sorte de reprise, de duplicata du « Dieu trompeur », qui sera d’ailleurs aussi vite oublié qu’il avait été difficilement envisagé. Les raisons de douter sont trop subtiles et difficiles pour empêcher le retour en force des anciennes opinions et des préjugés.

 

Pour lutter contre ses préjugés, (tout ce qui est vraisemblable est vrai), il faut adopter un contre-préjugé (toutes mes opinions sont fausses), et l’hypothèse du malin génie l’aidera à chasser toutes ses anciennes opinions.

 

Si le doute de Descartes est si exigeant, s’il se veut sans concessions, c’est afin que la première vérité qui sortirait éventuellement de la suite de ses méditations soit une vérité elle-même incontestable et absolue, à la mesure du doute dont elle aura triomphé.

 

En pratiquant le doute méthodique, René Descartes nous montre comment les rosicruciens que nous sommes peuvent et doivent rester « de vivants points d’interrogation ». Le doute cartésien est un outil de travail destiné, comme il a été dit plus haut, à mettre à jour une vérité incontestable et absolue. Mais nul n’a poussé à ce point l’interrogation et l’ouverture d’esprit, car en fait, c’est aussi de cela qu’il s’agit.

 

C’est à ce travail de purification de tous nos préjugés qu’il nous faut nous atteler, afin de pouvoir laisser entrer en nous un jour ce qu’on pourrait appeler « la Vérité ». Il faut commencer par mettre de l’ordre dans nos pensées, et commencer par le plus simple, nos sensations. Dans le même temps, ce peut être un excellent exercice pour mieux comprendre le fonctionnement de nos sens objectifs. Ce sujet est d’ailleurs abordé dans nos monographies.

Comme nous pouvons le voir, Descartes est loin d’être une « vielle barbe du passé » et sa méthode est toujours actuelle.

 

La 2ème méditation traite de la nature de l’esprit humain.

 

Dans la 2ème méditation, Descartes continue le processus commencé dans la 1ère méditation. On doit douter avec énergie de ses sens, de son imagination et de sa mémoire. Or, il reste que tout trompés que nous soyons, nous sommes, nous existons; et nous devons donc tenir pour vraie cette proposition chaque fois que nous la prononçons ou la concevons dans notre esprit.

 

C’est le fameux « Cogito ergo sum, je pense donc je suis »,  du « Discours de la méthode »: « Le Grand trompeur ne saura jamais faire que je ne sois rien, tant que je penserai être quelque chose ». (Notons que dans cette 2e méditation, Descartes fait l’économie du « Je pense » pour se concentrer sur le « Je suis ».) C’est l’affirmation ontologique, l’affirmation de l’être, l’affirmation du sujet existant. Moi qui doute, je suis, j’existe.

 

Descartes sait donc qu’il existe, et qu’il est au moins sûr qu’il est « une chose qui pense », c’est à dire « une chose qui veut, qui entend, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi et qui sent »,  même si, pour le moment, il n’est pas certain que ce que je vois ou touche existe réellement. En résumé, la seule réalité indubitable est celle de l’esprit. L’existence du sujet pensant est plus certaine que celle du corps.

 

En affirmant ainsi l’importance de la pensée, René Descartes nous invite à nous pencher sur une de nos facultés majeures, à savoir la réflexion et ses processus de raisonnement, et de ce fait, à poursuivre notre recherche du « Connais-toi toi-même ».

Si nous étendons notre domaine de réflexion et essayons de faire abstraction du monde extérieur, nous découvrirons effectivement que notre conscience ne s’arrête pas à ses facultés objectives, et que d’autres processus entrent en jeu. Lesquels? Là aussi, révisons nos monographies.

 

La 3ème méditation nous amène à démontrer l’existence de Dieu.

 

Jusqu’à présent, nous n’étions sûrs que de notre existence, ignorant encore tout le reste. La terre, notre corps, ou du moins, l’idée de la terre, l’idée du corps se présentent à notre esprit; « idée » » devant être pris au sens de « représentation mentale ». Le problème est de savoir si des Etres extérieurs sont la source de ces représentations, ou si nous sommes nous-mêmes la source de ces idées (ou représentations), qu’elles nous semblent innées, comme le triangle, factices, (par exemple une chimère) ou de n’importe quelle réalité extérieure.

 

Pour résoudre la question, Descartes réfléchit à la nature des idées et emprunte ses termes à la philosophie scolastique (c’est à dire des écoles du Moyen-Age où l’on enseignait le système d’Aristote).

La réalité matérielle de l’idée, c’est ce dont elle est faite. L’idée est constituée par de la pensée, elle est d’étoffe mentale.

Sa réalité objective, c’est ce qu’elle représente simplement, tandis que sa réalité formelle, c’est l’être réel auquel peut-être elle renvoie.

Le problème cartésien est celui-ci: existe-t-il des idées dont le contenu représentatif me contraint de poser hors de moi une existence indépendante authentique, ou bien toutes mes représentations ne renvoient-elles en toute rigueur qu’à la seule réalité de mon être propre?

Ce dont nous sommes sûrs, c’est que toutes nos pensées attestent de la réalité de notre être. Mais peut-il exister quelque chose d’autre, ou bien le monde n’est-il que notre représentation?

 

Seule l’idée de Dieu, par sa simple réalité objective, c’est à dire par ce qu’elle représente, nous contraint à poser une réalité formelle extérieure à nous­-mêmes. Par cette idée de Dieu, entendons « une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante, toute connaissante,  toute-puissante ».

Étant nous-mêmes substance, et une substance finie, nous n’aurions pas l’idée d’une substance infinie si elle n’avait été mise en nous par « quelque substance qui fût véritablement finie ».

 

Autrement dit, l’idée d’infini est une idée qui se trouve comme telle dans ma conscience et dont je ne puis,  moi-même être fini,  me considérer comme l’auteur. Quelle est la cause de ce moi fini qui a l’idée d’infini?

Je ne puis être la cause de moi-même, car dans ce cas, je me serais donné toutes les perfections dont j’ai l’idée.

Moi, si imparfait, qui ai cependant l’idée de perfection, je n’ai pu la recevoir que d’un Etre parfait qui me dépasse et qui est l’auteur de mon être.

Voilà donc Dieu démontré, et il s’agit d’un Dieu parfait, c’est-à-dire d’un Dieu qui est toute bonté. Le malin génie est exorcisé.

Un Etre parfait ne peut vouloir nous tromper : les évidences ne sont donc pas truquées et Dieu nous garantit la vérité de nos idées claires et distinctes.

Pour Descartes, la bonté de Dieu est avant tout la véracité divine. C’est un Dieu garantissant des vérités.

 

Il s’agit là non pas d’une évidence mathématique, qui a besoin d’être fondée et garantie, qui porte sur des objets, mais d’une évidence métaphysique et même ontologique, qui porte sur des êtres, qui s’impose à nous dans la découverte du cogito et de Dieu, et qui n’est pas du même ordre. Par ailleurs, l’évidence ontologique de la Perfection divine garantit les évidences mathématiques.

 

Un point important vient d’être abordé, que nous pourrions appeler « l’intuition de Dieu », et qui fait appel à la dimension spirituelle de l’être humain, voire, sa dimension mystique. Descartes avoue son incompréhension de l’infini de Dieu, se rapprochant de la conception d’inconnaissable, d’inaccessible à l’entendement, d’ineffable; saisi de vertige, il revient à un niveau humain et tente à partir de l’humain de prouver Dieu.

Ce Dieu n’est pas l’éternel absent. Il est au contraire l’agissant, ce qu’on pourrait tenter de définir comme « le Grand Architecte de l’Univers », le Créateur, qui a conçu, manifesté et animé la création selon des lois immuables et parfaites. Ces lois, aussi bien physiques que métaphysiques, il en est le garant, comme le fait entendre René Descartes.

Ceci devrait nous rappeler quelque chose…

 

La 4ème méditation traite du vrai et du faux.

 

Faisant suite à cette 3è méditation, se pose le problème du vrai et du faux, du bien et du mal, face à la véracité divine. Pourquoi le faux et l’erreur? Descartes observe que l’erreur n’est pas seulement une négation, mais aussi une privation, c’est à dire la négation d’un bien dû : je me trompe souvent sur des questions qui sont à ma portée et à propos desquelles je ne devrais pas me tromper. En fait, l’erreur vient de la conjonction de l’entendement, c’est à dire de la faculté de connaître, et de la volonté, ou du libre arbitre.

 

Si l’entendement; fini, mais parfaitement sain ne fait que proposer ses représentations au libre vouloir, c’est la volonté qui prend la responsabilité d’affirmer ou de nier. Cependant, la nature de la volonté n’est pas intrinsèquement imparfaite. C’est elle qui me fait connaître que je porte l’image et la ressemblance de Dieu.

L’erreur ne vient pas de la nature de mon vouloir, mais du mauvais usage que j’en fais, en prenant la responsabilité d’affirmer une idée qui n’est pas parfaitement éclaircie et distinguée.

Ce n’est pas délibérément, mais par précipitation dans notre zèle à faire le bien. Nous pouvons certes agir à l’aveuglette, tout aussi librement, mais il s’agit là d’un défaut dans la connaissance plutôt qu’une perfection dans la volonté.

 

En parlant de la volonté de Dieu, Descartes affirme qu’elle est « souverainement indifférente », et qu’aucune idée de bien et de vrai ne la prédétermine. Au contraire, la volonté humaine trouve les Vérités déjà créées et elle tend nécessairement vers le bien universel. Il en résulte que l’homme embrasse d’autant plus volontiers et d’autant plus librement le bon et le vrai qu’il les connaît plus évidemment, et que le fait de choisir indifféremment telle ou telle idée n’est que la manifestation de son ignorance ou du moins, de son doute. L’indifférence et la vrai liberté vont exactement en sens inverse, elles sont inversement proportionnelles.

 

Autrement dit, en faisant bon usage de son libre arbitre, l’homme progresse vers le bien, et il répond ainsi à son désir de faire le bien.

Dans cette 4ème méditation, René Descartes reconnaît que sa volonté, et même ses autres facultés lui viennent de Dieu, et cela doit nous rappeler la conception rosicrucienne de l’âme humaine et de l’Ame Universelle.

La grâce divine et la connaissance naturelle, affirme-t-il, loin de diminuer ma liberté, l’augmentent et la fortifient. L’erreur elle-même est instructrice puisqu’elle nous fait prendre conscience de notre imperfection et nous amène à y remédier.

Le libre arbitre, don de Dieu, est un des outils de l’évolution humaine vers la perfection.

 

La 5ème méditation aborde l’essence des choses matérielles et l’existence de Dieu.

 

Il n’est pas encore question de l’existence du monde et des choses, encore frappés par le doute cartésien, mais des essences, qui nous sont connues par des idées claires et distinctes, comme par exemple, l’idée d’un triangle, sujet abordé dans la 3ème méditation, ou d’autres figures géométriques qui s’imposent à nous avec évidence. Descartes, à ce propos, déclare que « lorsque je commence à les découvrir, il ne me semble pas que j’apprenne rien de nouveau mais plutôt que je me ressouviens de ce que je savais déjà auparavant ».

 

Rappelons que la vérité de ces essences géométriques, claires et distinctes, nous est déjà garantie depuis la 3ème méditation où il est démontré qu’il existait un Dieu et qu’il n’était pas trompeur.

 

Par l’exemple des idées mathématiques, Descartes déduit l’existence de Dieu par l’idée qu’il a de Dieu: de l’idée d’un Être souverainement parfait je peux déduire qu’il existe, car « un être souverainement parfait auquel il manque l’existence, c’est à dire auquel il manque quelque perfection » est une contradiction dans les termes.

Ainsi,  «je ne connais pas moins clairement et distinctement qu’une actuelle et éternelle existence appartient à la nature » de Dieu que « je connais que tout ce que je puis démontrer de quelque figure ou de quelque nombre appartient véritablement à la nature de cette figure ou de ce nombre ».

 

Contrairement à la 3ème méditation, qui part des effets pour rechercher la cause (ici, l’idée de Perfection amène à l’Etre parfait), la cinquième méditation considère l’idée de parfait à priori comme une essence mathématique sans s’interroger sur son origine, sur sa Cause.

L’idée de Dieu, c’est à dire l’idée d’infini que l’on trouve en nous n’est semblable à aucune autre. C’est la seule idée dont l’essence implique nécessairement l’existence. C’est la nécessité de l’existence de Dieu qui s’impose à nous, c’est une intuition, une expérience spirituelle.

 

Par extension, nous pourrions dire que cette idée de Dieu en nous donne naissance à tout le reste. Puisque Dieu est le Grand Architecte de l’Univers et qu’il est le garant de ses lois, ses lois sont inscrites en nous et nous y avons accès si nous tournons notre pensée vers elles, ce qui explique selon l’optique de Descartes, qu’on puisse sen ressouvenir.

 

Il ne s’agit pas là à proprement parler de réincarnation. Rien n’indique que René Descartes y souscrivait. On pourrait rapprocher cette notion de la Conscience Cosmique, ou des Archives Akashiques, en résumé, de tout ce qui rattache l’homme à l’Universel.

En démontrant Dieu selon un modèle mathématique, Descartes reprend-t-il à son compte l’ancienne affirmation: « Au commencement, Dieu géométrisa » ? Nous-mêmes, pourrions tenter de faire le lien, mais on ne peut préjuger ici de sa pensée intime. Il apparaît plus clairement que, d’après les méditations précédentes, on peut percevoir l’existence de Dieu aussi bien par la raison que par l’intuition; que l’une n’exclut pas l’autre et qu’elles peuvent très bien s’unir pour donner de très beaux fruits.

 

La 6ème et dernière méditation déduit l’existence des choses et traite de la réelle distinction entre l’âme et le corps de l’homme.

 

Si seule l’idée de l’Etre parfait implique son existence, celle des choses matérielles est à ce moment reconnue comme seulement possible, Dieu ayant évidemment « la puissance de produire toutes les choses que je suis capable de concevoir avec distinction ». C’est une réflexion sur la faculté d’imaginer qui nous fait conjecturer que l’existence des corps est probable.

L’imagination diffère de la faculté de comprendre. Selon Descartes, l’imagination demande un effort pour représenter matériellement, pour concrétiser une idée. Le pouvoir d’imaginer ne peut guère se concevoir que s’il existe quelque chose qui diffère de notre esprit.

 

Une réflexion sur la connaissance sensible et la confiance en la véracité divine, découlant de la 3ème méditation, nous invitent à conclure à la réalité des choses matérielles. Nous avons une idée claire et distincte de nous-mêmes, en tant que substance pensante, tandis que notre seule idée distincte du corps est celle d’une chose étendue.

Or, il nous arrive, contre notre gré, toutes sortes de sensations, d’émotions et de douleurs, et tout ce qui nous arrive par les sens nous amène à penser que notre mental n’en n’est pas le créateur. Et comme la cause ne peut en être imputée à Dieu lui-même, sous peine de tromperie, il faut en conclure que le monde et les corps existent.

 

Cependant, ils ne sont pas tels que nous les voyons, car les idées sensibles sont généralement confuses. Ni nos sensations, ni nos sentiments ne sont des connaissances objectives. Ils ont pourtant une valeur de signal et nous signifient de façon assez exacte ce qui nous est utile ou nuisible. Les sentiments et les désirs témoignent en tout cas de l’union de l’esprit avec le corps, et pas seulement le fait que l’esprit loge dans le corps, comme un pilote dans un navire. Si cette dernière proposition était la seule valable, l’esprit saurait par immédiatement ce qui est « déréglé » en l’homme alors que la sensation de douleur témoigne bien de l’union et du mélange de l’âme et du corps.

 

Cela dit, pour Descartes, cette union n’est vraie que pour l’homme seulement et ne peut être étendue à la nature. Son originalité et sa difficulté consiste en ce qu’il enseigne à la fois la réelle distinction entre l’âme et le corps, et leur union substantielle.

 

Dans les lettres à la princesse Elisabeth de 16431 (à qui il dédiera « Les passions de l’âme »), il résumera ses méditations ainsi, en « trois notions primitives »,  chacune ne devant être entendue que par elle-même.

 

Ainsi, l’âme dont l’essence est bien dégagée dans la seconde méditation, et qui est de penser (Descartes préfèrera nommer cette âme pensante mens, esprit, plutôt qu’anima.). Le corps se définit seulement par « la notion de l’extension de laquelle suivent celles de la figure et du mouvement ».

 

Enfin, la troisième notion fondamentale, c’est l’union de l’âme et du corps, laquelle ne relève ni de la métaphysique ni de la physique, mais essentiellement de l’expérience vécue.

 

Après un long périple, Descartes revient au point de départ. Il a démontré que Dieu a « la puissance de produire toutes les choses que je suis capable de concevoir avec distinction »,  et qu’il est de ce fait Omnipotent; il s’est basé sur son expérience de l’imagination pour concevoir l’existence du corps comme probable, il a examiné avec attention le fonctionnement de ses sens, à quelles sensations, émotions et idées ils donnaient naissance; et il a reconnu de ce fait qu’il n’avait pas plus de raisons de douter de l’existence du monde que de celle de Dieu.

Dans le même temps, il a expérimenté la dualité de sa nature, ce qui doit nous rappeler un certain axiome rosicrucien. Et si l’union de l’âme et du corps ne peut être étendue à la nature, c’est parce que la sensation qui vient de l’extérieur n’a pas en soi d’intentionnalité.

 

Autrement dit, il n’y a rien d’extérieur à l’homme; tout ce qu’il interprète n’est que l’image de ce qu’il perçoit. Ce n’est pas parce qu’il y a autour de soi un espace vide que cet espace est lui-même le vide. C’est la complexité de la nature humaine, à la fois corps et âme qui nous fait prendre conscience du monde et cette complexité (Descartes dit « complexion ») est un don de Dieu.

 

Conclusion:

 

Le texte des « Méditations métaphysiques » de René Descartes doivent éveiller un écho en nous et nous aider à mieux comprendre les enseignements rosicruciens. Cela ne devrait d’ailleurs pas nous étonner, car il est connu que Descartes a été un membre de la fraternité, ou du moins, en a été fort proche.

 

Son apport, aussi bien au domaine scientifique qu’au domaine philosophique, est considérable. Proposant un nouvel ordonnancement de la pensée, il aura eu une grande influence par la suite sur la société, notamment dans le siècle de Louis XIV, où l’absolutisme monarchique marque un retour à l’ordre après des années d’anarchie : ordre dans l’architecture, dans les arts, dans la vie sociale par exemple.

 

De même, puisque les enseignements rosicruciens vont dans un ordre croissant et méthodique, on pourrait dire que la démarche rosicrucienne est une démarche « cartésienne ».

 

Par sa soif d’absolu et de certitude, et par la rigueur de sa méthode, René Descartes nous aide à démontrer que toute démarche spirituelle n’est pas forcément synonyme de brumeux, de compliqué et d’irrationnel. Au contraire, il apporte un nouvel éclairage au vieil adage « Tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas » et rend intelligible aussi bien le monde matériel que le monde spirituel. Mystique méconnu, René Descartes est encore à découvrir.

 

Pour terminer cet exposé, voici un rapide aperçu de définitions et d’axiomes qui peuvent illustrer la pensée de Descartes:

 

-          « La substance que nous entendons être souverainement parfaite, et dans laquelle nous ne concevons rien qui enferme quelque défaut, ou limitation de perfection, s’appelle Dieu ».

 

-          « Aucune chose, ni aucune perfection de cette chose actuellement existante, ne peut avoir le Néant, ou une chose non existante, pour la cause de son existence ».

 

-          « Toute la réalité ou perfection qui est dans une chose se rencontre formellement, ou éminemment, dans sa cause première et totale ».

 

-          « Il y a divers degrés de réalité ou d’entité : car la substance a plus de réalité que l’accident ou le mode, et la substance infinie que la finie… »

 

-          « La volonté se porte volontairement, et librement (car cela est de son essence), mais néanmoins infailliblement, au bien qui lui est clairement connu …»

decartes 2

Gaudius

Publié dans Philosophie et spiritualité | Pas de Commentaire »

Lettre ouverte aux femmes (Serge TOUSSAINT) – Lettre d’Helena ROERICH de 1929

Posté par leblogdegaudius le 27 juin 2014

Le Grand-Maître de l’AMORC, Serge TOUSSAINT, a publié sur son blog et sur le site de l’AMORC une « lettre ouverte aux femmes » car il a tenu à souligner le rôle majeur qu’elles ont toujours joué , continuent à jouer et continueront à jouer à l’avenir. Je vous propose d’en prendre connaissance sur son blog, à cette adresse:

http://www.blog-rose-croix.fr/lettre-ouverte-aux-femmes-2/

Dans le même ordre d’idée, je vous propose cette lettre qu’Helena ROERICH écrivit en 1929. Dans son ouvrage « Les grandes initiées au féminin », Hélène BERNARD la proposait également aux réflexions de toutes et tous. Voici cette lettre, qui est toujours d’actualité:

 

 » La grande époque qui approche est étroitement liée à l’influence de la femme. Comme aux meilleurs jours de l’humanité, l’époque à venir offrira de nouveau à la femme sa place légitime, à côté de son compagnon et coéquipier de toujours, l’homme. Vous devez vous rappeler que la grandeur du Cosmos est construite à partir d’une double Origine. Est-il possible, par conséquent, de faire fi d’un de ses Éléments ? 

      Toutes les misères actuelles et à venir ainsi que les cataclysmes cosmiques sont, dans une grande mesure, le résultat de l’assujettissement et de l’humiliation de la femme. Le déclin épouvantable de la moralité, les maladies et la dégénérescence de certaines nations sont également le résultat de la dépendance servile de la femme. Celle-ci n’a pas droit au privilège humain le plus grand : la participation totale à la pensée créatrice et au travail constructif. Elle est privée non seulement de droits égaux à l’homme, mais aussi, dans de nombreux pays, d’une éducation égale à celle de l’homme. On ne lui permet pas de montrer qu’elle est capable d’établir la vie sociale et gouvernementale, alors que, de par la Loi Cosmique et le Droit Cosmique, elle en fait partie intégrante. Mais une esclave féminine ne peut donner au monde que des esclaves. Le proverbe « Telle mère, tel fils » a un fondement cosmique et scientifique. Comme les fils ressemblent le plus souvent à leur mère et les filles à leur père, grande est la justice cosmique ! En humiliant la femme, l’homme s’humilie lui-même ! Cela explique aujourd’hui le manque de génie de l’homme.
      Les terreurs et les crimes d’aujourd’hui auraient-ils été possibles si les deux Origines avaient été équilibrées ? C’est entre les mains de la femme que repose le salut de l’humanité et de notre planète. La femme doit prendre conscience de son importance, de la grande mission de la Mère du Monde ; elle devrait être prête à assumer la responsabilité de la destinée de l’humanité. La mère, dispensatrice de la vie, a pleinement le droit d’orienter la destinée de ses enfants. La voix de la femme, la mère, devrait être entendue parmi les dirigeants de l’humanité. La mère suggère les premières pensées conscientes à son enfant. Elle dirige ses aspirations ainsi que ses capacités, et leur donne les qualités nécessaires. Mais la mère qui n’a aucune notion de culture ne pourra suggérer que des expressions inférieures de la nature humaine.
      La femme qui s’efforce vers la connaissance et la beauté, et qui a conscience de sa haute responsabilité, élèvera énormément le niveau total de la vie. Il n’y aura pas de place pour les vices repoussants qui conduisent à la dégénérescence et à la destruction de pays entiers.
      Mais en cherchant à s’éduquer, la femme doit se souvenir que tous les systèmes d’éducation ne sont que des moyens pour développer une connaissance et une culture supérieures. La véritable culture de la pensée se développe par la culture de l’esprit et du cœur. Seule cette association permet d’obtenir cette grande synthèse sans laquelle il est impossible de comprendre la grandeur, la diversité et la complexité réelles de la vie humaine dans son évolution cosmique. Par conséquent, tout en recherchant la connaissance, puisse la femme se rappeler la Source de la Lumière et les Guides de l’Esprit – à savoir les grands Esprits qui ont vraiment créé la conscience de l’humanité. En approchant de cette Source, de ce Principe de Synthèse puissant, l’humanité trouvera la voie qui mène à l’évolution véritable. 
    
  Et la femme est celle qui devrait connaître et proclamer ce Principe dominant, car depuis le commencement, elle a été choisie pour lier les deux mondes, le visible et l’invisible. La femme possède le pouvoir de l’énergie sacrée de la vie. L’époque qui arrive apporte la connaissance relative à cette puissante énergie omniprésente, qui se manifeste dans toutes les créations immortelles du génie humain.
      La femme occidentale est éveillée et a conscience de ses pouvoirs. Ses contributions à la culture sont déjà évidentes. Cependant, la majorité des femmes occidentales – comme tous les débutants – commencent par l’imitation, alors que la vraie beauté et l’harmonie réelle se trouvent dans l’expression originale de soi-même. Aimerions-nous voir l’homme perdre la beauté virile de sa nature ? L’homme qui a le sens de la beauté ne désire certainement pas voir une femme imiter ses habitudes et rivaliser avec ses vices. L’imitation commence toujours avec ce qui est le plus facile. Mais nous espérons que cette première étape sera vite dépassée et que la femme approfondira sa connaissance de la Mère Nature et trouvera des modes d’expression personnels et authentiques. 
   
   Le Cosmos manifeste l’unité de la loi et pourtant il n’y a pas de répétition dans sa variété. Pourquoi donc l’humanité recherche-t-elle l’uniformité en tout, alors qu’elle viole en même temps l’unité fondamentale de la loi ? L’homme recherche l’uniformité de perception, l’uniformité de vie et plus particulièrement l’uniformité de pensée. On oublie que l’uniformité d’expression mène à la stagnation et à la mort. La vie et son pouvoir changent perpétuellement de forme. Il convient d’appliquer ce principe fécondant dans toutes les expressions de notre existence. 
      Recueillons les images les plus belles et les plus héroïques des plus grands personnages de tous les temps et de tous les pays et, avec une imagination créatrice, adaptons leurs accomplissements à notre vie en prenant en considération les particularités de notre époque. Seule pareille imitation fournira un fondement correct aux progrès ultérieurs.
     
Je terminerai mon message à la femme par une page tirée de l’Enseignement de Vie :
      « Quand les nations ont commencé à se désunir, il en est résulté l’autodestruction. Seul un retour à l’équilibre peut y mettre fin. L’humanité n’applique pas les principes de créativité dans une proportion correcte et elle viole de ce fait les fondements de l’Être. Quand, par la loi de l’Aimant Cosmique, les formes inférieures sont subordonnées aux formes supérieures, cela ne concerne que les énergies qui devraient être transmutées. Mais, quand les Origines sont appelées à créer et à donner la vie, il est impossible d’écarter l’une d’elles sans qu’il en résulte l’autodestruction. Par conséquent, l’humanité ne commencera sa véritable évolution que lorsque les deux Origines seront affirmées dans la vie. Tous les principes qui n’incluent pas la compréhension de la double Origine ne peuvent qu’accroître le manque d’équilibre. L’humanité doit comprendre la loi de l’Aimant Cosmique. On peut grandement aider l’évolution en prenant conscience de la splendeur de la double Origine qui est le fondement de la Vie. » 
   
   Même cette simple vérité n’a pourtant pas encore trouvé sa place dans la conscience de l’être humain ! Les scientifiques – biologistes, chimistes et physiciens – devraient connaître la vérité sur le double Élément, ou polarité, mais ils sont silencieux. Une telle vérité, dans son application la plus sacrée et la plus vitale, est méprisée, et la loi du plus fort domine égoïstement. Le malheur vient du fait que le mental de l’homme est coupé de sa source, la Conscience Cosmique. Bien qu’il fasse partie du Cosmos, l’être humain ne saisit pas encore sa solidarité, son unité avec le Cosmos. Et ses observations des manifestations de la nature ne lui suggèrent aucune analogie. Pourtant, ce n’est que par l’observation et les comparaisons avec la nature humaine qu’il est possible de trouver des clefs à tous les mystères de la vie et, par conséquent, la solution à de nombreux problèmes de la vie quotidienne. Les gens, comme des perroquets, aiment à répéter cette formule ancienne : « Tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ! » On dit et répète bien des choses, sans faire réellement attention à leur signification. Les dogmes imposés, les lois humaines et le niveau de vie ont conduit l’humanité à négliger le processus de la pensée. La pensée humaine, à de rares exceptions près, est devenue mécanique. Tout le monde prêche diverses libertés, mais les écoles de pensée les plus opposées s’apparentent sur une chose : elles ont toutes peur de la liberté de pensée !
      C’est pourquoi la femme doit défendre non seulement ses propres droits, mais aussi le droit de penser librement pour l’ensemble de l’humanité ! Grâce au développement de la pensée, nos possibilités s’étendront. Ayons les pensées les plus larges et les plus pures. Il est dit :
      « Un royaume n’est pas composé de personnages royaux et de sujets, mais est créé par des idées cosmiques. Créons nos propres villes, nos pays, nos planètes ! Mais que ces pensées soient créées par le cœur, puisque seule la pensée née du cœur est vivante. Le cœur est le plus grand Aimant Cosmique. Toutes les énergies cosmiques sont attirées par le cœur, qui les assimile. Le cœur manifeste dans la vie toutes les aspirations. Le feu de l’espace est attiré vers le cœur et le processus cosmique tout entier repose sur ce principe. Par conséquent, le Cosmos existe dans l’attraction du cœur. Seules les énergies qui sont fondées sur l’attraction du cœur sont vitales. C’est ainsi qu’à l’infini la chaîne de la vie est forgée par le cœur. »
    
  Avez-vous écouté votre cœur ? Est-ce qu’il bat au rythme du Cœur Parfait qui tous vous étreint ?
     
  C’est avec ces mots que je terminerai cet exposé sur le cœur. Que la femme affirme ce grand symbole qui peut transfigurer la vie tout entière. Puisse-t-elle s’efforcer de transmuter la vie spirituelle de l’humanité.

     Puisse la mère qui donne la vie et la protège devenir également la Mère, celle qui Guide, celle qui Donne Tout et Reçoit Tout. »

(source: http://www.editions3m.com/livre.php?ID=0)

 

Et pour faire bonne mesure, d’un point de vue plus politique et poétique:

Image de prévisualisation YouTube  Image de prévisualisation YouTube

 Gaudius

Publié dans Discussion générale | Pas de Commentaire »

Le partisan – Anna Marly- Les Compagnons de la Chanson – Léonard Cohen (hommage aux résistants)

Posté par leblogdegaudius le 5 juin 2014

Nous célèbrerons demain le D-Day et nous nous rappellerons que ce fut le début de la reconquête de nos libertés. Mais un tel événement n’aurait pas été possible sans le concours de la résistance. Tout le monde connaît « le chant des partisans », de Joseph KESSEL et Maurice DRUON, mais peu de personnes connaissent cet autre « chant des partisans ». Il a été composé par Anna MARLY et repris  par les Compagnons de la Chanson et une vingtaine d’années plus tard par Léonard COHEN. Je vous ici propose les 3 versions. Bonne écoute à toutes et tous.

Image de prévisualisation YouTubeImage de prévisualisation YouTube Image de prévisualisation YouTube

Gaudius

COMPLAINTE DU PARTISAN

Les Allemands étaient chez moi
On m’a dit résigne toi
Mais je n’ai pas pu
Et j’ai repris mon arme.
 
Personne ne m’a demandé
D’où je viens et où je vais
Vous qui le savez
Effacez mon passage.
J’ai changé cent fois de nom
J’ai perdu femme et enfants
Mais j’ai tant d’amis
Et j’ai la France entière.
 
Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a cachés
L¹ennemi l’a su (Les Allemands l’ont pris)
Il est mort sans surprise.
Hier encore nous étions trois
Il ne reste plus que moi
Et je tourne en rond
Dans la prison des frontières.
 
Le vent souffle sur les tombes
La liberté reviendra
On nous oubliera
Nous rentrerons dans l’ombre
Paroles : Emmanuel d’Astier de La Vigerie  dit « Bernard ».
Musique : Anna Marly
écrit en 1943, à Londres.
THE PARTISAN

When they poured across the border
I was cautioned to surrender
This I could not do
I took my gun and vanished.
 
No one asks me when I’m going
No one asks me what I’m doing
Comrade, you who know
Oh, you must keep my secret.
 
I have changed my name so often
I’ve lost my wife and children
But I have many friends
And some of them are with me
An old woman gave us shelter
Kept us hidden in the garret
Then the soldiers came
She died without a whisper.
 
There were three of us this morning
I’m the only one this evening
But I must go on
The frontiers are my prison.
Oh, the wind, the wind is blowing
Through the graves the wind is blowing
Freedom soon will come
Then we’ll come from the shadows.
 

Paroles : Hy Zaret, adapté d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie (dit « Bernard »).

Musique: Anna Marly

(Articles intéressants ici: http://www.ac-grenoble.fr/lycee/vincent.indy/IMG/pdf/la_complainte_du_partisan.pdf et là : http://www.leonardcohensite.com/partisanfr.htm: )

Publié dans Discussion générale | Pas de Commentaire »

La nuit de novembre (vidéo d’après Jean PRIEUR)

Posté par leblogdegaudius le 1 juin 2014

Je vous propose une nouvelle vidéo,  sur un très beau texte de Jean PRIEUR: la nuit de novembre.

Ce texte est tiré de son ouvrage  « les morts ont donné signe de vie » chapitre « la nuit de novembre » Il s’agit d’un texte composé pour le premier anniversaire de la mort d’une amie défunte et proposé initialement pour la radio en 1953, 1954 et 1972. L’auteur est en communication avec son amie, passée « au delà du miroir ». Le poème que vous lirez en est un extrait. Bonne écoute à toutes et à tous.

Image de prévisualisation YouTube

Gaudius

(vous pouvez couper le Deezer pour une meilleure écoute. Le Deezer, c’est la petite musique d’accueil qui se trouve en bas, à gauche.)

Publié dans Vidéos de GAUDIUS | Pas de Commentaire »

Méditation pour la Paix, par Serge Toussaint, Grand-Maître de l’AMORC

Posté par leblogdegaudius le 27 mai 2014

Proposée par Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, cette expérience de méditation est une invitation à œuvrer mentalement et spirituellement au service de la paix.

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans Philosophie et spiritualité | Pas de Commentaire »

Je n’aime plus l’Europe

Posté par leblogdegaudius le 13 mai 2014

Non, je n’aime plus l’Europe, telle qu’elle se présente aujourd’hui.

J’avais pourtant voté pour le traité de Maastricht car à l’époque, je pensais qu’avec une coopération entre les états européens, avec un projet d’avenir commun et une monnaie commune pour favoriser les échanges de tout ordre pourrait, à terme, favoriser et renforcer les liens d’amitié et de concorde entre les peuples et les nations. L’idéal d’entente, pour éviter à l’avenir de nouvelles guerres était porteur d’un certain optimisme et les réalisations communes montraient qu’en mettant en commun les ressources physiques et intellectuelles, on pourrait bâtir un ensemble qui prendrait sa place dans l’ « échiquier international », comme on dit.

J’ai commencé à avoir des doutes quand on est passé à la monnaie unique en 2001. Une monnaie commune, pourquoi pas, mais pourquoi une monnaie unique ? Et dans cette histoire, que devenaient les banques centrales des nations ? Et qui contrôlerait cette banque centrale européenne ?

Petit à petit, j’ai vu poindre comme une sorte de médiocrité, quelque chose de petit, de minable, de mesquin. L’impression d’abandon de toute volonté politique au profit d’une petite clique de financiers sans grandeur de vue ni projet d’avenir. L’Europe ne me faisait plus rêver, mais commençait à me décevoir.

Mais là où ça s’est corsé, c’est que, malgré le non au projet de constitution européenne, l’assemblée nationale a voté, en 2008, par 336 voix contre 52, une modification de la constitution française afin de l’adapter aux traités européens, ce qui pouvait signifier l’abandon de notre souveraineté (la liste des députés ayant voté pour, contre ou s’étant abstenu est ci-dessous) :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0083.asp

Et puis il y a eu l’extension européenne, de 6 membres au départ, à 12, puis à 15, à 25, 27,   et à 28 membres actuellement. Une extension de toute évidence à marche forcée. Aucune pause, pas le temps de « digérer ». Comment peut-on espérer trouver un accueil favorable quand on s’aperçoit que les différences sont beaucoup plus grandes que les ressemblances ? Pourquoi une telle hâte ? Le résultat est que l’Europe, actuellement, est devenue une chimère.

Pour rappel, la chimère était, dans la mythologie grecque, un monstre à tête de lion, à corps de chèvre et à queue de serpent, quasiment invulnérable, qui crachait du feu et qui ravageait l’Asie Mineure. Ce monstre fut tué par Bellérophon, monté sur le cheval ailé Pégase, à l’aide d’une lance ou de flèches lestées de plomb. Par extension, « chimère » est devenu synonyme d’assemblage hétéroclite, de projet fumeux, de forme monstrueuse.

Pour moi, c’est ça, à présent, l’Europe : une chimère, un assemblage monstrueux, un machin pas humain, totalement déconnecté de la base des citoyens, voire même en opposition avec eux. Je ne suis sûrement pas le seul à penser cela, et j’ai bien peur, à terme, que le projet initial qui était la paix entre les peuples ne donne naissance à son contraire si on ne dit pas « halte là ! ». Tout le monde se rend compte qu’on va droit dans le mur si on ne change pas de cap rapidement. Tout le monde sent qu’il faut détruire quelque chose, casser quelque chose, « détricoter », pour rebâtir sur des bases plus saines, redonner la priorité au politique et canaliser l’avidité des financiers, redonner aux pays la maîtrise de leur destin au lieu de la confier à une assemblée et un parlement qui semblent  totalement étrangers aux préoccupations des petites gens que nous sommes. Bref, on a l’impression que l’Europe se fait sans les citoyens et qu’elle est aux mains d’un petit groupe qui se moque totalement d’eux et qui suit une logique qui lui est propre et qui ne tient pas compte de l’intérêt commun. Pourquoi et pour qui voteraient-ils, le 25 mai prochain ?

On sent monter, en ce moment, un sentiment de ras-le-bol et on table soit sur un raz de marée des souverainistes de tout bord, soit l’abstention. Encore aucune voix raisonnable qui, tout en pointant les vices et les faiblesses de la construction européenne actuelle, sait redonner espoir et envie de participer à quelque chose de grand, quelque chose qui donne envie d’être acteur et non spectateur résigné. Si rien n’est fait, le risque d’explosion de l’Union Européenne est là, avec toutes les conséquences que cela risque d’entraîner, notamment l’apparition ou la réapparition des conflits entre nations. On n’en est pas encore là, mais on risque fort d’y arriver petit à petit, sans s’en rendre compte, et de considérer nos voisins les plus proches comme les plus éloignés comme des adversaires redoutables, voire comme des ennemis mortels.

En vérité, je crois, comme d’autres, que l’Europe est morte, sinon moribonde et qu’il faut autre chose. Vous le savez, ou vous vous en êtes rendu compte, je suis inscrit au MRC et sur le lien que je vous propose ci-dessous, je trouve beaucoup d’échos à mes interrogations et mes inquiétudes.

 

http://www.mrc-france.org/L-Europe-telle-qu-on-la-construit-depuis-20-ans-est-morte_a604.html

(À propos de la vision du MRC sur l’Europe, vous pouvez aussi cliquer ici) :

http://www.mrc-france.org/tags/europe/

 

Pourtant, j’hésite. Le MRC propose ni plus ni moins de boycotter les élections européennes.(*) D’un autre côté, les souverainistes font entendre leur voix depuis bien longtemps et appellent, eux, à un changement radical, en cassant tout au besoin. Je suis de sensibilité de gauche, mais pour l’instant, ce sont surtout les gens de droite qui s’expriment. Je veux rester maître de ma décision et j’attends que toutes les sensibilités se soient exprimées. Ça me ferait mal de ne pas faire mon devoir de citoyen, mais mon vote aura-t-il une quelconque utilité pour changer les choses ou bien servira-t-il à entériner le statuquo ? Cruel dilemme.

Je veux bien être traité de naïf, de fasciste, de rétrograde, d’utopiste, de doux rêveur, de rouler même pour le MRC, (ce qui ne me gênerait pas puisque je ne cache pas mes préférences politiques), même d’imbécile qui n’a rien compris à rien, mais je ne fais qu’exprimer un ressenti personnel. Et vous, quelle sera votre décision ?

(*): voici le texte que Claude Nicolet propose sur son blog:

http://claudenicolet.fr/la-federation-du-nord-du-mrc/720-elections-europeennes-le-mrc-nord-appelle-au-boycott-republicain.html

chimère

Publié dans Coups de dents | Pas de Commentaire »

Un pas de plus – vidéo

Posté par leblogdegaudius le 27 avril 2014

Un très beau poème de mon grand frère, Fr. Point d’O Etoilé, que j’ai pris plaisir à illustrer. Vous reconnaitrez aisément l’andante du concerto n° 21 pour piano et orchestre de MOZART. (orchestre: T. GUSCHLBAUER – Piano: Maria-Joào PIRES)

 

http://www.dailymotion.com/video/x1rks3h

Si vous trouvez que la vitesse de défilement est un peu hachée, vous pouvez aller sur You Tube:

https://www.youtube.com/watch?v=vLoWim4kZiY

Publié dans Vidéos de GAUDIUS | Pas de Commentaire »

Quitte tes préjugés – Tout comme un enfant: mes deux nouvelles vidéos

Posté par leblogdegaudius le 2 avril 2014

Toujours tirées du CD de la Convention de Dunkerque, j’ai le plaisir de vous présenter deux nouvelles vidéos : « Quitte tes préjugés » et « Tout comme un enfant ». Les voici

Image de prévisualisation YouTube et Image de prévisualisation YouTube

Bonne écoute!

Gaudius.

 

Publié dans Vidéos de GAUDIUS | Pas de Commentaire »

La foi est essentielle…

Posté par leblogdegaudius le 28 mars 2014

Un nouvel ajout, toujours tiré du CD de la Convention de Dunkerque.

Et parce que la vidéo parle d’elle-même.

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Non classé, Vidéos de GAUDIUS | Pas de Commentaire »

1...34567...11
 

My review 1st |
Just'in |
Mespetitespensees.com |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Gabyblogusa
| Becomemydream
| Raviromar