Les assassins de l’espérance (ou lettre ouverte aux espérophobes)

Posté par leblogdegaudius le 3 octobre 2015

Vous est-il jamais arrivé de rencontrer des êtres à ce point négatifs qu’ils ont le don de vous gâcher le reste d’une journée qui, pourtant, avait bien commencé ? Vous est-il arrivé d’en éprouver d’abord de l’étonnement, puis de l’agacement, puis de l’impatience, puis de l’énervement et enfin, du ressentiment ? Vous est-il arrivé, en les voyant arriver de loin, de faire brusquement demi-tour ou de bifurquer rien que pour les éviter et pour garder votre sérénité ?  Parce que lorsqu’ils vous tiennent, ils ne vous lâchent plus. Et alors là, la longue litanie de plaintes et de récriminations commence.

 

-          « T’as vu ce qui se passe ? Ah là là, comment les gens deviennent ! Moi, je dis, un jour, ça va péter…. »

 

Le visage crispé, comme s’ils avaient un quartier de citron dans la bouche, ils énoncent tout ce qui ne va pas dans le service, dans l’entreprise, dans le pays ou dans le monde entier. Et si jamais vous avez le malheur de les contredire, d’essayer de leur faire voir le bon côté des choses, les réussites, alors ils vous traitent de « Bisounours », de rêveur ; se targuant, eux, de leur lucidité.

 

De toute façon, ils ne vous écouteront jamais. C’est vous qui devez les écouter et surtout les approuver, sinon, ils vous achèvent d’une pique bien sentie, histoire de vous faire voir « la réalité en face ». Ils n’ont pas besoin d’interlocuteurs, ils n’ont besoin que d’un auditoire.

 

Alors, à l’attention de ces gens-là, j’adresse cette lettre ouverte en guise de réponse définitive :

 

« A vous, chevaliers de la triste mine, à vous, champions du pessimisme et du cynisme, à vous, assassins de l’espérance, j’adresse ce message : vous qui dénoncez la noirceur environnante, vous qui ne voyez que ce qui ne va pas, vous qui semblez prendre un malin plaisir à voir le mal partout, vous ne savez faire que cela. Vous restez là, statiques, passifs, figés, assis sur votre chaise, à invectiver le monde qui passe et à grincer des dents. Mais que faites-vous pour améliorer les choses ? Faites-vous au moins des efforts pour adoucir un peu le sort de votre prochain et mettez-vous les mains dans le cambouis pour empêcher le mal que vous dénoncez de se propager et de continuer à faire des ravages ? Que nenni,  « de toutes façons, ça ne sert à rien », décrétez-vous d’un air méprisant.

 

Mais d’où vous vient cette manie de toujours critiquer sans jamais rien proposer de constructif ? Espoirs déçus ? Peut-on dire cela de personnes qui n’ont jamais espéré en quoi que ce soit ? Découragement ? Vous avez baissé les bras ? Mais vous ne les avez jamais levés ! Plaisir malsain de démolir ce que d’autres souhaitent atteindre ? Orgueil de posséder une certaine « lucidité » ? Tout cela à la fois ou rien de tel ?

 

Quoi qu’il en soit, votre négativité, je vous la renvoie en pleine figure ; votre pessimisme, je lui marche dessus et vos grincements de dents, je ne les écoute plus ! Gens inutiles, gens destructifs, que faites-vous pour arranger les choses ? Rien du tout ! Vous êtes en réalité les complices de ce mal que vous semblez dénoncer. Qui sait même si vous n’y trouvez pas un certain plaisir inconnu de vous-mêmes ? Vous ne vous attarderiez pas sur les malheurs du monde et même, vous ne vous y vautreriez pas si vous n’y trouviez pas un quelconque intérêt.

 

Et si encore vous ne faisiez que gémir et vous plaindre, on ne prendrait même plus la peine de vous prêter attention et on vous laisserait seuls. Mais il y a des petites oreilles qui vous écoutent, des gens fragiles, des êtres épris d’idéal et qui ne demandent qu’à voir la beauté du monde… et que vous dénigrez sous le vocable de « Bisounours »

 

Mais qu’est-ce qu’ils vous ont fait, les Bisounours, hein ? Qu’est-ce qu’ils vous ont fait ? Vous ne savez pas qu’ils ont une fonction essentielle dans la marche du monde, hein ? Vous ne savez pas qu’à chaque fois que vous dénigrez les Bisounours, un de ceux-ci disparait, et que quand un Bisounours disparait, le monde est en danger ? Cela me donne une furieuse envie de fonder le CDSB, Comité de Défense et de Sauvegarde des Bisounours, et à tous ceux qui lisent ce message, je demande de vous procurer une image de Bisounours, de vous concentrer dessus, de leur envoyer vos plus belles pensées et de les applaudir pour sauver ceux qui restent et leur permettre de continuer leur mission sur cette terre.

 

Ô, êtres sans muscles ni colonne vertébrale, vous croyez peut-être que celles et ceux qui agissent pour le bien dans ce monde sont des naïfs et ne connaissent pas la réalité ? Ils la connaissent très bien, au contraire, ils s’y frottent tous les jours, ils s’y blessent, ils s’y écorchent les mains, ils se démènent sans certitude du résultat final, et finalement, ils se rendent utiles, eux ! Ils n’hésiteraient pas une seule seconde à vous tendre la main si vous étiez en difficulté, cette même main que vous mordriez sûrement.

 

Ecoutez donc, parasites de la société, êtres égocentrés, vieux sépulcres blanchis : critiquez, dénigrez,  calomniez même tant que vous voudrez, mais en aucun cas, ne vous mettez en travers du chemin de celles et ceux qui agissent pour le bien commun. Car même si vous foulez aux pieds les plus hauts idéaux,  ils sont toujours vivants, intacts, prêts à resservir, dans le cœur de tout être de bonne volonté.

 

Pour terminer ce coup de dents sur une note magistrale, je vous jette à la face ce très beau texte de Lucien Jacques. Et… je vous méprise !

 

Bonjour chez vous !

 

JE CROIS EN L’HOMME

Je crois en l’homme, cette ordure,
je crois en l’homme, ce fumier,
ce sable mouvant, cette eau morte ;

je crois en l’homme, ce tordu,
cette vessie de vanité ;
je crois en l’homme, cette pommade,
ce grelot, cette plume au vent,
ce boutefeu, ce fouille-merde ;
je crois en l’homme, ce lèche-sang.

Malgré tout ce qu’il a pu faire
de mortel et d’irréparable,
je crois en lui,
pour la sûreté de sa main,
pour son goût de la liberté,
pour le jeu de sa fantaisie,

pour son vertige devant l’étoile,
je crois en lui
pour le sel de son amitié,
pour l’eau de ses yeux, pour son rire,
pour son élan et ses faiblesses.

Je crois à tout jamais en lui
pour une main qui s’est tendue.
Pour un regard qui s’est offert.
Et puis surtout et avant tout
pour le simple accueil d’un berger.

Lucien Jacques

DIM@CHA@P01@HISTOIRE@LUCIEN_2.jpg

Gaudius (très en colère!)

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L’illusion de notre univers (un texte de Leela)

Posté par leblogdegaudius le 20 septembre 2015

Bonjour à toutes et tous.

Pour cette rentrée, je vous propose une réflexion a propos de l’illusion que j’ai trouvée sur un forum et je vous la livre ici avec l’aimable autorisation de son auteur, pour vos propres réflexions.

Vous pouvez retrouver cette intervention en cliquant sur le lien ci-dessous:

http://diamehito.forumactif.org/t201-l-illusion#3463

 

Comme promis, voici un petit aperçu de ce principe enseigné dans le bouddhisme, en effet il n’a pas été facile à expliquer « à ma sauce », il a d’abord fallu que je le comprenne mieux moi même ! J’ai bien avancé dans le livre dont plusieurs chapitres traitent justement de ce sujet: « L’infini dans la paume de la main , du big bang à l’éveil » de Matthieu Ricard (biologiste, moine bouddhiste) et Trinh Xuan Thuan (astrophysicien).

On dit souvent dans le Bouddhisme que notre univers n’est qu’illusoire, ou n’ayant pas d’existence propre. Or, comme l’a fait remarquer Bernard, ce n’est pas du tout l’impression que l’on a ! Notre voiture existe bel et bien, notre belle mère aussi, ainsi que notre plaisir ou notre rage de dent !

Or il est dit : pas d’existence PROPRE ou « intrinsèque ». Ceux qui lisent trop vite vont passer à côté de ce mot : « propre », et vont après prétendre après quelques heures de lecture qu’ils « connaissent » le bouddhisme et qu’il affirme que les choses n’existent pas ou que leur nature est le vide. Or le bouddhisme n’est absolument pas nihiliste, au contraire, il enseignait que les corps étaient constitués d’atomes en même temps que les philosophes grecs de l’antiquité.

Il est enseigné que leur nature véritable est « vacuité », mais il ne faut pas comprendre « vacuité » comme étant du vide : la traduction d’un mot sanscrit n’est pas facile, donc il faut bien comprendre la notion enseignée, et non pas s’arrêter à sa définition en français. La vacuité ne concerne que leur individualité propre et permanente dans le temps. Par exemple votre chien n’est pas un individu existant par lui-même : il est un assemblage de particules qui, provisoirement, est devenu votre chien et évolue selon les lois de la vie, mais quand sa vie sera finie, il disparaîtra, il n’en restera plus rien, son « personnage » aura disparu. Mais toutes les particules, atomes, énergies qui le constituaient existent encore, et sont prêtes à devenir autre chose. Le bouddhisme considère que ce qui est permanent n’a ni début, ni fin. Le but de cet enseignement n’est pas un cours de sciences, mais de se libérer des souffrances dues à l’attachement aux objets et aux émotions.

Dans le bouddhisme, il n’existe pas de créateur, de grand architecte, bref, pas de Dieu. Les objets et les êtres que nous percevons sont des illusions impermanentes et interdépendantes, des « événements » fugaces, résultant d’une cause (=karma).

Pour expliquer le peu que je sais de la cosmogonie bouddhiste, je continuerai à prendre l’exemple de « Second Life », ce jeu sur internet où les internautes fabriquent leur avatar, le paysage et tout ce qui s’y trouve, les villes, mais aussi des lieux de rendez-vous sympas, des banques, des écoles, des guerres. Le concepteur du jeu est aussi un joueur : ce n’est qu’un humain comme vous et moi et non pas un dieu. Il en a fixé les règles et les internautes enrichissent le « monde virtuel », interagissent, créent, bâtissent, évoluent, achètent… Les participants subissent les règles initiales et aussi l’interaction avec autres, et ils se promènent dans le « monde » créé collectivement.

Un internaute qui arrive dans ce monde pour la première fois et ignore tout de la programmation informatique pourrait penser qu’il est impossible que des humains aient créé tout ce qu’il voit : c’est trop complexe, ce n’est pas possible matériellement, pense-t-il. S’il connaît quelques règles de programmation, il saura qu’il est possible de créer en quelques clics des positions aléatoire pour des feuilles d’un arbre et de les faire toutes différentes bien que répondant à la même « loi » : disposition des nervures, forme, etc. De même pour les branches de l’arbre : elles poussent avec un certain angle par rapport au tronc, sont alternées ou opposées, ou spiralent en fonction du nombre d’or…

Second Life est donc créé à partir de « rien », ou, plus exactement à partir d’ordinateurs, de règles programmées et d’électricité (=la vacuité), et d’une série d’humains participant collectivement à son élaboration (=la conscience ?). Les ordinateurs deviennent de plus en plus puissants, et le monde de Second Life de plus en plus réaliste : il passera sans doute en 3D, et les objets y interagissent comme s’ils étaient matériels : on peut faire exploser un bâtiment, un engin se déplace sans traverser le sol, donc le sol paraît solide, pourtant il n’existe pas « en réalité ». Cela peut être une allégorie de la création de notre univers : il est créé à partir d’une série d’éléments hardware et software en perpétuelle évolution. L’univers de « Second Life » existe, cause des émotions réelles et pourtant ce n’est qu’une illusion.

De la même façon, nous évoluons dans notre vie sans en connaître les lois, sans même savoir que nous avons participé à les élaborer. Une des lois serait la loi de cause à effet (karma) : toute action est suivie d’une réaction, c’est aussi la loi qui fabrique les objets, qui sont des « effets » suite à une série de « causes » Le nombre d’or est aussi une des règles qui construit notre univers.
Une autre, pour la construction des objets et matière, serait des sortes de « matrices » d’énergies, constituées de lignes de force selon un plan, et le long desquelles s’aligneraient les molécules. (Cette notion de « matrice énergétique » est une intervention personnelle, je ne l’ai pas apprise dans le bouddhisme.)

Exemple : l’eau a comme règle de cristallisation le chiffre 6. Ce n’est pas pour rien que certains prétendent que les mathématiques sont la base de la création de l’univers. Le 6 est sa « matrice », donc quant elle gèle, elle va automatiquement aligner ses molécules selon la règle du 6 : étoiles à 6 branches, prismes à 6 côtés. C’est un exemple simple, mais notre corps humain serait aussi constitué d’un « plan énergétique matriciel » beaucoup plus complexe déterminant la fonction et l’emplacement que prendront les nouvelles cellules issues d’une cellule souche. Ce « plan » peut être abîmé par un traumatisme, une maladie, et les cellules se développeront dans le chaos. Le feu détruirait ce « plan », ce qui rend la cicatrisation si difficile. Certaines matières auraient la capacité de le restaurer : l’argile, l’action d’un magnétiseur ou les remèdes subtils comme les homéopathiques, qui agissent a niveau du plan et non pas au niveau de la matière. Ces matrices seraient comme des « programmes » qui permettraient de construire et de faire évoluer les choses et les êtres tels que nous les perçevons. (Fin de la parenthèse personnelle, c’était un exemple des « lois de la Vie » qui lui permettent de se construire.)

Certains addicts passent le plus clair de leur temps dans « second live » : s’ils perdent une fortune virtuelle, ils réagiront émotionnellement de la même façon que s’ils l’avaient perdue en vrai. Ils « sont » dans ce monde virtuel, y vivent, et participent en permanence à sa constitution, le perfectionnant sans cesse.
Il est facile d’imaginer qu’ils perdent la conscience du monde réel, et soient entièrement absorbés dans le virtuel de « second life ». C’est la punition d’Adam : « la mort », qui peut être interprétée comme « la perte de conscience du monde réel, et la condamnation à vivre dans le virtuel, dans l’ignorance de sa vraie nature ». Parce que si on sait avec certitude que notre mort n’est qu’une étape vers une autre vie, ce n’est plus une mort, mais une nouvelle naissance, une libération. Cela change totalement notre vue sur notre monde, et lui enlève même probablement son sens.

NOUS pourrions donc être les auteurs de l’Univers, mais pas dans notre forme humaine, qui n’est sans doute qu’une manifestation d’une conscience supérieure, comme l’avatar de l’internaute. Cela ne prouve ni n’exclu l’intervention d’une conscience divine, ou d’êtres intermédiaires, mais « nous » ne sommes pas des dieux. Bouddha Sakyamuni n’affirmait pas que Dieu n’existe pas, mais il refusait de prendre position pour éviter les querelles religieuses qui d’après lui, sont une perte de temps et une cause de division entre les humains. « Je vous donne un enseignement qui vous permettra de le découvrir vous-même ».

Dans la perspective bouddhiste, l’illumination est la prise de conscience de la vraie nature des choses. De la même façon, une personne limitée mentalement qui croirait que Second Life est un monde réel, tombe amoureux d’une autre avatar et souffre comme dans le monde « réel », soudain se rend compte que ce n’est qu’un monde virtuel, que les souffrances sont aussi illusoires que les objets qui s’y trouvent. Il aurait une « illumination », il « comprendrait la vraie nature des choses », et ses souffrances dues aux événements dans Second Live cesseraient immédiatement. Il peut alors continuer à jouer, mais sans souffrance, pour se détendre ou pour apprendre à d’autres que ce n’est qu’un monde virtuel. Ca, ce sont les boddhisadvas, qui ont décidé de rester dans ce monde pour aider les autres dans leur progression.
Ne pensez pas que la perte de conscience du réel soit si anodine : certains internautes obsessionnels finissent par perdre conscience du réel, comme ces criminels imitant des héros de la TV ou de jeux vidéos. Vous même qui me lisez, n’avez vous jamais éprouvé des émotions en lisant les interventions du forum ? Pourtant les « avatars » qui vous énervent ou vous réjouissent ne correspondent pas nécessairement à leur créateur : ce sont parfois des personnages virtuels, construits de toutes pièces par un individu ou un groupe, par exemple pour semer des idées précises (prosélytisme ou autre manipulation). Certaines personnes ont comme métier de créer des avatars sur les fora de discussion pour manipuler les informations et opinions, le plus souvent pour un but politique ou policier (recherche d’extrémistes, etc.)

Quant à a création du monde, pour le bouddhisme ce sont des cycles qui s’enchaînent: naissance, développement puis mort d’un univers puis recommencement du cycle. Il ne serait pas « créé à partir de rien », mais à partir d’une « soupe primordiale » (=vacuité) qui contient la capacité de former de la matière, de l’énergie, de l’espace et du temps.

Cela rejoint la théorie des cordes, ou celle qui voit dans un trou noir la possibilité d’un nouveau big-bang, donc notre univers ne serait pas né de rien, mais serait la transformation perpétuelle d’une « matière » primordiale.

La « vacuité» bouddhiste n’est donc pas un vide : elle est pleine d’un potentiel qui peut se concrétiser. De même les illusions n’en sont pas réellement : elles constituent un univers qui est réel pour nous, à notre niveau de conscience, mais cette réalité tangible n’est pas sa vraie nature.

Pour revenir à la première phrase, « les choses n’ont pas d’existence PROPRE », cela nous ramène au principe d’interdépendance : une chose ne se constitue que suite à une série d’événements: elle n’a pas pu se constituer seule, mais bien par interdépendance. C’est l’effet papillon de Lorenz. Rien n’est permanent (principe de l’impermanence), tout est en transformation par INTERACTION. Donc une chose (cela inclut les choses non matérielles comme les émotions et les pensées) ne se sont pas créées toutes seules et ne continuent à vivre que par interdépendance. Elles n’ont donc pas d’existence PROPRE, stable et individuelle, mais une existence provisoire en interaction permanente avec l’environnement physique, énergétique, mental, etc.

L’interdépendance est facile à comprendre pour certaines choses, par exemple pour le mouvement. Le mouvement, qui nous paraît bien réel, surtout si on reçoit un uppercut en pleine poire, n’existe que par rapport à un point fixe. Il n’existe pas par lui même, il n’a pas d’existence propre.

Pareil avec la relation force=masse x accélération qui explique le choc causé par l’uppercut. Ces trois choses, qui forment la base de la physique mécanique, ne peuvent se définir que l’un par rapport à l’autre. F = ma, a = f/m et m = f/a, il est impossible de retirer une de ces 3 choses sans supprimer les deux autres également. Interdépendance et non existence individuelle. Ici intervient aussi le facteur temps et l’énergie, puis qu’une accélération est une modification d’une distance par unité de temps, et que la force est causée par une énergie. Donc tout ce qui constitue la base de notre univers tangible est intrinsèquement interdépendant, non permanent, et aucun des éléments qui le compose n’a d’existence propre, fixe et individuelle : tout se transforme en permanence.

Avec la perspective de la physique quantique, la démonstration est encore plus probante : les choses sont interdépendantes et n’existent que par rapport à d’autres. Même l’effet EPR, qui n’a été que confirmé ultérieurement le démontre (eh oui, sur ce point Einstein s’est trompé), mais l’expliquer serait très long.

Bon, cette explication a ses limites, mais elle est déjà assez longue alors je vais m’en tenir là. Vous voyez que tout se tient : illusion, interdépendance, impermanence, conscience, etc.

Ce sera intéressant d’en discuter, mais je n’ai pas de connaissances approfondies dans ce sujet, donc je serai sans doute un pauvre interlocuteur.

Ce que j’explique ici n’est pas ma profession de foi : c’est le point de vue du bouddhisme, que je trouve plus plausible que l’hypothèse d’une création comme celle décrite dans la Bible, mais ce n’est pas pour cela que je la crois vraie. Je fais aussi la distinction entre une religion ou philosophie qui date d’il y a plus de 2000 ans, donc le but est l’accomplissement personnel, et la science actuelle, dont le but est d’expliquer l’univers.

(Proposé par LEELA)

Pour une présentation générale du forum:

http://diamehito.forumactif.org/

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Les héros du THALYS

Posté par leblogdegaudius le 22 août 2015

J’adresse à mon tour mes remerciements et mes félicitations aux  héros du Thalys : Spencer STONE, Anthony SADLER, Alek SKARLATOS et Chris NORMAN, ainsi qu’à notre compatriote dont je ne connais pas encore le nom.

Image France TV info:

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/fusillade-dans-le-thalys/fusillade-dans-un-thalys-le-courage-de-deux-americains-salue-apres-l-attaque_1051079.html

http://www.francetvinfo.fr/image/7555r6l67-23b2/1000/562/6761397.jpg

Grâce à leur sang-froid, leur détermination et leur bravoure, de nombreuses vies ont été épargnées. Cela redonne foi, si besoin était,  en la capacité de l’être humain à faire preuve de courage et de solidarité envers son prochain. Quant au terroriste, qu’il récolte tout le mépris qu’il mérite.

Gaudius.

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L’homme qui plantait des arbres (vidéo)

Posté par leblogdegaudius le 14 juillet 2015

Je fais une pause estivale, mais pour vous permettre de patienter, et dans la lignée de mon dernier message, je vous propose de visionner cette magnifique vidéo, servie par la voix grave et chaleureuse de Philippe NOIRET:

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Bonnes vacances à toutes et à tous!

 

http://panicpa.com/wp-content/uploads/2013/09/sieste-7241660b3.jpg

Gaudius.

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Ecologie et spiritualité

Posté par leblogdegaudius le 24 juin 2015

Le pape François a lancé un appel à se mobiliser pour la sauvegarde de notre environnement:

Signez la pétition pour soutenir l’appel du pape pour une écologie humaine

Ecologie et spiritualité dans Discussion générale laudato-si-fr

Aux chefs d’État et de gouvernement des pays participant à la XXIe conférence internationale sur le climat (30 novembre-15 décembre 2015, Paris)

Au nom de nos enfants, qui sans vos efforts, vont hériter d’une planète dégradée et dangereuse,

Au nom des pauvres et de la planète, premières victimes de la pollution et de l’impact des changements climatiques,

Au nom de toute la famille humaine, qui compte sur votre volonté d’assumer vos responsabilités,

Je vous demande d’accueillir l’appel qu’a lancé le Pape François dans son encyclique « Laudato si » sur la « sauvegarde de la maison commune ». Le Pape reconnaît qu’il est encore temps pour l’humanité d’éviter la catastrophe écologique, et vous demande de prendre des engagements concrets pour « une écologique humaine authentique ».

Lors des délibérations de votre Conférence sur le climat, je vous demande d’écouter l’appel lancé par François à respecter le climat comme « un bien commun, de tous et pour tous » (n°23).

« Le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour l’humanité. Les pires conséquences retomberont probablement au cours des prochaines décennies sur les pays en développement », affirme le Pape dans son encyclique (n°25).

Pour ces raisons, François lance cette demande que je fais mienne : « Voilà pourquoi il devient urgent et impérieux de développer des politiques pour que, dans les prochaines années, l’émission du dioxyde de carbone et d’autres gaz hautement polluants soit réduite de façon drastique, par exemple en remplaçant l’utilisation de combustibles fossiles et en accroissant des sources d’énergie renouvelable. Dans le monde, il y a un niveau d’accès réduit à des énergies propres et renouvelables » (n°26).

Il est encore temps de sauver la planète que nous allons offrir à nos enfants. Pour cette raison, je signe cette pétition et je vous demande de répondre par des engagements concrets à l’appel du Pape.

Lien: http://www.thecallofpopefrancis.org/fr

C’est pourquoi, au delà de toute considération partisane, j’ai décidé de le relayer sur mon blog. L’AMORC n’est d’ailleurs pas en reste, témoins les interventions de l’Imperator,  Christian Bernard, du Grand-Maître des pays de langue française, Serge Toussaint ainsi que des autres Grand-Maîtres, et des conférences données par l’URCI en ce sens. Voici quelques liens intéressants:

Vidéos:

http://www.dailymotion.com/video/xucjtb_ecologie-et-spiritualite_webcam

ou :

http://www.rose-croix.org/mediatheque/Video/ecologie_spiritualite.html

Blogs:

http://www.rose-croix.org/Documents/plaidoyer-rosicrucien-ecologie.pdf

http://www.rose-croix.org/mediatheque/ecologie-senat-bresil.html

http://www.blog-rose-croix.fr/20100119ecologie/

http://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-de-l-ecologie/

http://www.blog-rose-croix.fr/a-propos-de-l-ecologie/

http://www.urci.org/playdoyer-pour-une-ecologie-spirituelle/

Et quelques articles de la revue Rose-Croix:

http://fr.calameo.com/read/00005991451056a7500bd

http://fr.calameo.com/read/0009181463c2e5d362a13

Et pour conclure, un petit refrain qui ne paie pas de mine et pour mémoire (cliquer sur l’image pour accéder à la vidéo):

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Gaudius

terre

 

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Anne Frank : 12 juin 1929 – janvier (?) 1945

Posté par leblogdegaudius le 12 juin 2015

Il y a 86 ans, naissait Anne Frank

Il y a 70 ans, mourrait Anne Frank.  Elle n’a jamais été oubliée. Continuons à nous souvenir et à honorer à travers elle toutes les victimes de la barbarie nazie.

Des liens utiles:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Frank

http://www.metronews.fr/info/70-ans-de-la-mort-d-anne-frank-10-choses-que-vous-ignorez-sur-elle/mock!QbfzcVBEWTsMc/

http://www.holland.com/fr/tourisme/article/la-maison-danne-frank.htm

Et, bien sûr, une chanson inoubliable de Daniel GUICHARD:

Image de prévisualisation YouTube

Bonne écoute!

Gaudius

http://www.decitre.fr/media/catalog/product/9/7/8/2/2/5/3/0/9782253001270FS.gif

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La trottinette de Valls (comptine)

Posté par leblogdegaudius le 10 juin 2015

Stéphane LE FOLL a déclaré à propos du voyage de Manuel VALLS: « On ne fait pas Paris-Berlin en trottinette » Source: http://www.francetvinfo.fr/politique/4-verites-stephane-le-foll-on-ne-fait-pas-paris-berlin-en-trottinette_944875.html Alors ça m’a inspiré cette petite comptine:

La  trottinette de Valls (comptine)

C’était un drôle de bonhomme

Trottinette, castagnette

C’était un drôle de bonhomme

Qu’allait r’trouver ses compagnons (bis)

 

Au congrès il est allé

Trottinette, castagnette

Au congrès il est allé

Pour aller chanter sa chanson (bis)

 

A la tribune il est monté

Trottinette, castagnette

A la tribune il est monté

Mais son discours était trop long (bis)

 

Puis tout l’monde il a quitté

Trottinette, castagnette

Puis tout l’monde il a quitté

Pour s’en aller chez les teutons (bis)

 

Il a pris un gros n’avion

Trottinette, castagnette

Il a pris un gros n’avion

Pour voir les gars jouer au ballon (bis)

 

Pas tout seul il est allé

Trottinette, castagnette

Pas tout seul il est allé

Il avait pris ses deux poupons (bis)

 

Les français se sont fâchés

Trottinette, castagnette

Les français se sont fâchés

Faut pas les prendre pour des c…s  (bis)

 

Petit Manu, faut pas charrier

Trottinette, castagnette

Petit Manu, faut pas charrier

Il faudra payer l’excursion (bis)

 

Rajout du 11/6:

Et Manu, tout dépité

Trottinette, castagnette

Et Manu, tout dépité

Il a promis de rembourser (bis)

 

La chanson est terminée

Trottinette, castagnette

La chanson est terminée

Messieurs, mesdames, faut circuler (bis)

Gaudius http://www.decathlon.fr/media/812/8129077/classic_ea69547ff37a4d62aa4e505f2d578c78.jpg

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La Paix Profonde

Posté par leblogdegaudius le 7 juin 2015

En tant que Rosicruciens, nous avons pour habitude de nous souhaiter la Paix Profonde dans toutes nos correspondances. Nous apprécions tous les textes qui traitent de ce sujet: exposés, conférences, prières, poèmes. . .Ces deux mots, « Paix» et « Profonde» sont tellement riches des sens que nous n’avons pas fini d’en faire le tour. Surtout, ils ont une telle résonance et sont tellement liés qu’ils doivent éveiller en nous un désir tel qu’il ne pourra être comblé que par Dieu lui-même et une telle aspiration que rien d’autre dans notre conscience ne peut l’égaler

Percevoir cet état peut être réellement une souffrance et installer en nous un grand malaise, en comparaison de notre état actuel. Nous pouvons alors nous sentir comme exilés sur une terre étrangère. Un grand poète, Lamartine, a résumé cette sensation en 2 vers:

Borné dans sa nature, infini dans ses vœux,

L ‘Homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux.

Et pourtant, paradoxalement, nous ne voudrions pas que cette souffrance cesse, car alors nous ressentirions confusément un vide insondable, comme une véritable violation de notre être profond.

Bien sûr, certaines doctrines, spécialement issues d’orient, enseignent que le désir est fondamentalement mauvais, qu’il est source de souffrance et que l’état le plus élevé est l’état de vacuité. C’est, du moins, l’acception générale, due à une traduction erronée de ces enseignements. A partir de cette erreur, nombre de chercheurs se sont vus abusés et ont délibérément piétiné leur propre conscience au nom de leur propre libération. En se voulant plus sages et plus évolués que la moyenne de l’humanité, ils ont fait preuve d’égoïsme, voire même d’égocentrisme et pour justifier leur non-intervention, ils se seront basés sur les écrits des plus grands sages qu’ils citeront parfaitement. On pourrait d’ailleurs leur objecter qu’il existe au sein de la tradition qu’ils étudient une voie d’amour et de compassion qui veut que celui qui a vraiment atteint le stade ultime préfère retarder son entrée dans le « nirvana » tant que le reste de ses frères et sœurs n’aura pas atteint à son tour la libération. Pour cela, ces êtres évolués se réincarnent alors qu’ils n’y sont nullement tenus afin d’apporter aide et réconfort au reste de l’humanité souffrante.

La Paix Profonde peut-elle s’accompagner de la plus parfaite insensibilité et de la plus grande indifférence envers notre entourage? Ce serait alors la négation de ce qui fait la valeur des enseignements rosicruciens. Il y aurait même contradiction fondamentale. Il importe donc de se débarrasser de l’image du sage ou soi-disant tel, grave, pénétré de la profonde importance de ce qu’il dit, entouré de disciples béats d’admiration et parlant de la plus parfaite sérénité tandis qu’autour de lui, le monde est ravagé.

 On ne peut dissocier la notion de Paix profonde de celle de plénitude. D’où la persistance, tout au long des siècles du mysticisme, dont on peut rappeler ici la définition: « Doctrine philosophique, tour d’esprit religieux qui suppose la possibilité d’une communion intime de 1 ‘homme avec la divinité par la contemplation et l’extase. » Dans cette définition, la contemplation s’entend comme un« état mystique où l’âme se concentre sur Dieu », ou encore comme « connaissance de Dieu acquise par la méditation », alors que l’extase se traduit par l’élévation de l’âme, un « ravissement de l’esprit qui le détache du monde sensible ».

Le mystique véritable est donc celui qui aspire à contempler et connaître Dieu en se détachant progressivement du monde. Mais il ne le fait pas de façon désordonnée et suit pour cela une technique particulière qui l’aidera à concrétiser son plus cher désir. Dans le cas qui nous intéresse, le mystique rosicrucien suivra donc la technique rosicrucienne délivrée dans les enseignements rosicruciens.

 Cette technique est fort simple à mettre en pratique, puisqu’elle nous est donnée dès nos premières monographies, et elle englobe tous les plans de notre être. Tout d’abord, d’un point de vue intellectuel, elle vise à calmer le mental en contribuant à satisfaire sa curiosité et en dressant un tableau assez complet de l’homme, de la Nature et du Divin. Ensuite, elle nous aide à éveiller nos facultés psychiques de façon à faire le lien entre ce que nous percevons et ce que nous savons. De plus, elle nous relie à un vaste ensemble d’êtres partageant les mêmes idéaux que nous et nous fait bénéficier de leur aide et de leur soutien. Enfin, elle nous amène à un point encore plus élevé en nous faisant voir dès le départ le but à atteindre.

Ce dernier point est le plus important, car c’est le garde-fou qui nous empêche de nous replier égoïstement sur nous-mêmes et nous rappelle pourquoi nous nous sommes affiliés à l’A.M.O.R.C.: contribuer au bien-être de notre prochain et à l’avancement spirituel de toute l’humanité. Ce serait n’être bon à rien que de n’être bon qu’à soi. Et à partir du moment où nous avons entr’ouvert la porte et commencer à marcher sur le chemin, il nous est impossible de la refermer.

 Dès lors que nous avons fait notre choix et commencé à travailler, comment nous est-il possible de trouver la Paix Profonde et la faire rayonner autour de nous? En premier lieu, il convient de commencer par ce que nous connaissons le mieux, c’est-à-dire nous-mêmes. La plus grande richesse qu’un être humain puisse avoir sur cette terre est la santé du corps. Pour cela, nous avons besoin d’une nourriture équilibrée, la plus saine possible, de boire suffisamment d’eau, d’un rythme de vie conforme aux lois de la nature (bien que dans les conditions de vie actuelles, ce soit bien difficile) et de suffisamment d’heures de sommeil. Sans oublier bien sûr un peu d’exercice physique et une bonne hygiène respiratoire. Si nous prenons soin de notre véhicule terrestre, celui-ci peut nous rendre de grands services. Ne le considérons pas comme notre adversaire, comme semblent le faire croire certaines philosophies fantaisistes ou dangereuses. L’être humain n’est pas que pur esprit, il est aussi fait de matière.

Une fois que nous avons établi la paix dans notre corps, nous devons établir ce qu’on pourrait appeler « la paix du cœur », en entretenant des pensées et des émotions aussi positives que possible, et en prenant garde aux pensées de colère, de rancœur, de jalousie et méchanceté qui pourraient nous venir. De récentes découvertes ont démontré que de telles pensées négatives, surtout lorsqu’elles sont répétées, affectent notre métabolisme en accélérant notre rythme respiratoire et cardiaque, en perturbant les processus digestifs et en abaissant nos défenses immunitaires. (A ce sujet, il existe un article très intéressant sur le site Internet de l’URCI, section Médecine intitulé « Les émotions et le stress ». Avis aux internautes). Or, il nous est tout à fait possible de choisir la nature de nos pensées pour influencer nos émotions. Notre Imperator, dans son ouvrage « Qu’il en soit ainsi! » l’explique ainsi:

« Un Rosicrucien a les moyens mystiques de neutraliser l’effet destructif de ses propres pensées, et, ce qui est tout aussi important, la possibilité de se protéger de celles que d’autres pourraient entretenir à son égard. » … « On ne combat pas une pensée négative en la refoulant ou en créant un rapport de force contre elle. Il vaut mieux la mettre à jour pour nous-mêmes, l’analyser, l’accepter et lui substituer une pensée de nature opposée ».

Lorsque nous sommes confrontés au désordre que provoquent les pensées discordantes, il convient de se relaxer et d’effectuer un période de méditation de façon à aider notre organisme à récupérer et puiser de nouvelles forces. Ensuite, reconnaître objectivement qu’une pensée discordante est en nous; sans se sentir coupable, avec lucidité, pourrait-on dire doit nous amener à plus d’humilité si nous avons tendance à faire preuve de trop d’orgueil. Enfin, faire le choix délibéré de lui substituer un pensée de nature opposée; autrement dit, opérer un processus d’alchimie spirituelle apporte non seulement un certain soulagement, pour ne pas dire un soulagement certain, mais crée également dans le cerveau de nouvelles connections que la pensée empruntera d’autant plus facilement que nous continuerons à entretenir des émotions positives. Quant aux pensées négatives que d’autres pourraient entretenir vis-à-vis de nous-mêmes, il convient de ne pas trop y attacher d’importance en se disant qu’on en peut plaire à tout le monde, de continuer notre travail pour le bien d’autrui et se dire que ce n’est pas tant ce qui nous arrive qui importe, que notre réaction face aux événements. Et s’il nous arrive de céder au découragement face aux épreuves que nous pouvons traverser, sachons faire preuve de patience et demander au Dieu de notre cœur l’aide nécessaire pour nous relever.

Il peut également nous arriver de souffrir, non de notre fait, mais face aux tourments que d’autres endurent, comme s’ils étaient les nôtres. En général, de telles choses arrivent lorsque nous avons suffisamment développé de sympathie envers notre prochain. Un tel état n’est pas facile à supporter et on pourrait dire qu’il se développe au fur et à mesure de notre progression spirituelle. La tentation serait grande de nous replier sur nous-mêmes pour échapper à cette souffrance et de jouir des bienfaits qui auront pu nous être accordés. Mais tout comme on ne peut oublier la lumière une fois qu’on l’a vue, on ne peut plus oublier les souffrances de nos frères et sœurs une fois qu’on les a ressenties.

Voilà pourquoi, dès le départ de notre affiliation, il nous est proposé de nous joindre au travail du Comité d’Entraide Spirituelle de la Grande Loge. En appliquant au bénéfice d’autrui ce que nous avons appris, en mettant en œuvre des lois mystiques, nous ne faisons rien d’autre que de justifier notre affiliation à notre Ordre. On pourrait même dire que la Paix Profonde nous sera refusée si nous la refusons à notre prochain et nous continuerons à souffrir tant qu’il souffrira.

 

Mais alors, à quoi bon travailler pour le bien des autres si nous-mêmes n’en retirons aucun bénéfice? C’est que justement, ce que nous recevons ne nous est peut-être pas exclusivement réservé. Un adage rosicrucien énonce ceci:

« Montre-toi généreux envers ceux qui sont dans le besoin ou qui sont moins favorisés que toi. Chaque jour, fais en sorte d’accomplir au moins une bonne action envers autrui. Quel que soit le bien que tu fais aux autres, ne t’en vante pas, mais remercie Dieu de t’avoir permis de contribuer à leur bien-être. »

Voilà pourquoi nous sommes amenés à partager les souffrances d’autrui. Mais nous pouvons aussi partager ses bonheurs et nous réjouir pour lui de tout le bien qu’il lui advient. Remercier le Cosmique du bien qui arrive aux autres est peut être une des plus grandes marques d’amour fraternel que nous pouvons concevoir. Ce peut être un bon moyen de conserver un peu de la sérénité que nous aurons pu acquérir, parallèlement à la joie de contribuer à le soulager de ses fardeaux.

Tant que nous travaillons à vivre en harmonie avec les lois naturelles et entretenir des pensées positives tout en œuvrant pour le bonheur de notre prochain, nous pouvons être sûrs que nous nous approchons petit à petit de la Paix Profonde. Il nous devient alors plus facile de remercier le Dieu de nos cœurs des bienfaits qui nous sont donnés et ne voulons rien d’autre qu’aspirer à mieux le connaître encore. En prenant l’habitude de faire du Divin notre principal centre d’intérêt, nous finirons un jour par connaître l’illumination et à vivre en permanence dans l’harmonie cosmique. Pour le moment, goûtons les moments de paix qui nous sont accordés car ils sont un aperçu momentané de ce qui nous attend au bout du chemin.

Pour terminer cet exposé, laissons encore la parole à notre Imperator :

« Lorsque Dieu sera le centre de notre activité consciente, lorsque nous reconnaîtrons Sa présence dans le cœur et dans le corps de tout ce qui vit sur notre Terre, lorsque notre âme sera suffisamment pure pour refléter Sa gloire, alors, en vérité, nous recevrons les bénédictions de la Paix Profonde. Dès lors, nous deviendrons nous-mêmes un agent de la Divinité et disposerons de l’influx physique, mental, émotionnel et spirituel voulu pour aider tous ceux qui sont encore en guerre contre eux-mêmes ou qui subissent celle que d’autres leur imposent. »

Il n’y a là rien d’autre à ajouter, sinon de souhaiter à toutes et tous la Paix Profonde.

Gaudius

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Le visage de Dieu

Posté par leblogdegaudius le 25 mai 2015

Un brave homme se désespérait, en voyant l’état du monde et les misères des hommes. Plein de colère, il s’adressait à Dieu en lui reprochant de ne rien faire et d’être indifférent à la souffrance de ses créatures.

-          Mais parles ! Montres-toi ! Si tu existes, manifeste-toi, fais quelque chose !

Il se demandait comment un Dieu de toute bonté, de toute pureté, de toute éternité, comment un Dieu que certains avaient rencontré et qui, selon leurs dires, était Vie, Lumière et Amour, comment un Dieu comme cela pouvait laisser faire les choses et ne pas intervenir pour sauver ses enfants puisque, selon les livres sacrés, il était un père aimant pour eux.

Il l’avait cherché partout, dans tous les sanctuaires et dans tous les cultes, dans tous les écrits et toutes les œuvres qui parlaient de Lui, mais hélas sans succès. L’homme ne restait toutefois pas inactif, et il faisait de son mieux pour aider son prochain comme il le pouvait, mais il regrettait de ne pouvoir faire davantage et, parfois, il se décourageait et pleurait amèrement, non sur lui, mais sur ses frères humains. A l’instar du grand Jacques BREL, il « avait mal aux autres ».

Or, il advint qu’un jour, il fit un rêve étrange. Il rêvait qu’il était mort, et qu’il arrivait en présence de Dieu lui-même. Instantanément, il en fut purifié et il sentit une grande paix l’envahir. Enfin, il se trouvait devant le Créateur lui-même ! Se souvenant de ce qu’il avait laissé derrière lui, il osa regarder Dieu en face et, fermement, mais sans plus aucune colère, il lui fit ses remontrances. Et Dieu lui répondit en ces termes :

-          Vois-tu, mon enfant, Je n’ai pas de pieds pour parcourir la terre entière. Je n’ai pas de mains pour les tendre à qui le voudra. Je n’ai pas de jambes pour accourir vers les affligés, Je n’ai pas de bras pour aider le pécheur à se relever ou pour consoler les désespérés, Je n’ai rien. Je ne suis qu’un visage.

Depuis l’éternité, j’attends que des êtres suffisamment forts et résolus osent se présenter devant Moi. Et tu es venu. Alors je te propose un marché : prêtes-Moi tes mains et prêtes-Moi tes pieds, prêtes-Moi tes bras et prêtes-Moi tes jambes, prêtes-Moi ton souffle et prêtes-Moi ton cœur, et je te prêterai Mon visage.

Et l’homme accepta.

Pendant ce même temps, d’autres gens faisaient le même rêve et acceptaient le même marché.

http://www.cotemaison.fr/medias/385/197304_miroir-ludique-pour-reflet-deco.jpg

Gaudius

Attention! Ne pas confondre avec l’ouvrage des frères Bogdanov. Ceci n ‘est qu’un conte et non un ouvrage de réflexion. Je n’ai pas voulu concurrencer les auteurs de l’ouvrage qui porte le même  titre.

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Chagrin et révolte

Posté par leblogdegaudius le 17 avril 2015

Je suis en colère. Le meurtre de la petite Chloé par un barbare à Calais me met hors de moi. Quand se décidera-t-on enfin à appliquer la perpétuité réelle, c’est à dire sans limitation de temps à de tels individus, le plus souvent récidivistes?

En premier lieu, mes pensées de consolation vont vers la famille de la petite Chloé, bien sûr, et vers tous les parents des victimes de ce genre d’individus. Et puis c’est une occasion de réfléchir sur la nature humaine, si tant est qu’on puisse la définir clairement.

Je suis toujours touché quand, lors de tels événements touchant des innocents, de façon spontanée accourent des messages et des témoignages de soutien. Les « marches blanches », les dépôts de gerbes sont l’occasion de montrer aux familles et aux victimes qu’on partage leur peine, qu’on cherche à l’alléger dans la mesure du possible et qu’ils ne sont pas seuls. On dirait qu’il y a comme une sorte de loi, non écrite mais inscrite en nous, qui nous pousse à faire acte de solidarité avec notre prochain et à secourir et protéger les plus faibles, comme un pacte. En s’en prenant à des innocents (et cela touche aussi bien les enfants que les vieillards, les handicapés, et même nos frères animaux) ,en prenant une vie humaine, les violeurs, les pédophiles, les tortionnaires, les assassins, les terroristes et les criminels de tout acabit ont brisé ce pacte et se sont mis ipso-facto au ban du reste de l’humanité; d’où indignation et colère bien légitimes.

Ce genre d’actes appelle punition, réparation et compensation. En dehors de la loi karmique, il faut bien que la loi des hommes s’accomplisse et il faut bien rendre justice. Nos sociétés on établi des lois pour se rapprocher de l’idéal de justice qu’on porte tous en nous (voir à ce sujet le mythe d’Oreste), sous peine de tomber (ou de retomber) dans la barbarie. Cela demande de la confiance envers les magistrats, les experts, bref, tous ceux qui sont suffisamment qualifiés pour rendre la justice. Or, à tort ou à raison, on a l’impression que cette confiance est sérieusement mise à mal et à tort ou à raison, on a l’impression qu’il y a trop de laxisme, trop de laisser faire, trop de faiblesse en somme là où il faudrait de la rigueur. Faut-il pour autant rétablir la peine de mort? Ou au contraire, laisser pourrir ce genre d’individus en prison de haute sécurité, en isolation totale, comme aux USA? D’un côté, la mort physique, de l’autre côté, la mort mentale et cérébrale. Quelle solution?

En Belgique, un pédophile réclame pour lui-même l’euthanasie. Faut-il la lui accorder? D’un point de vue général, comment faut-il « gérer » tous ces individus? Sont-ils seulement « gérables »? Dans la négative, faut-il faire un procès verbal de constat, renoncer à chercher à améliorer ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas le faire? Restent les victimes. A force de s’intéresser à la vie, aux motivations et à la psyché de ces individus, on en oublie le traumatisme de leurs victimes. C’est pour cela que, à notre niveau, dans notre sanctum ou ailleurs, il est nécessaire de les entourer de nos plus chaleureuses et de nos plus fraternelles pensées. Et, partant de là, continuer notre oeuvre d’assistance spirituelle dans l’impersonnalité. Pour ceux qui ont la lourde tâche de s’occuper des criminels dont je viens de parler, notre soutien est aussi nécessaire.

Et pour les criminels, me direz-vous? A l’heure où j’en suis, je ne peux pas encore, je suis trop en colère. Peuvent-ils s’amender? Le veulent-ils seulement? Comme tout un chacun, ils ont leur libre arbitre. Mais il leur faudra beaucoup, mais beaucoup de temps avant de voir leur dette réglée. J’ai appris que, parfois, les familles des victimes avaient pardonné à l’agresseur d’un des leurs. C’est admirable, et c’est tout à leur honneur. Qu’ont fait ensuite ces criminels? Je ne sais pas. Je ne suis pas un « seigneur du karma » je ne suis pas juge ni avocat, je ne suis pas assez sage pour juger en toute impartialité, je ne suis qu’un homme qui s’émeut, qui se révolte, qui s’inquiète, qui peut désespérer parfois, mais qui ne peut ni ne veut rester indifférent. Je me suis épanché peut-être un peu trop, je vous ai pris du temps, mais il fallait que je vide un peu mon coeur.

Gaudius

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