Les assassins de l’espérance (ou lettre ouverte aux espérophobes)

Posté par leblogdegaudius le 3 octobre 2015

Vous est-il jamais arrivé de rencontrer des êtres à ce point négatifs qu’ils ont le don de vous gâcher le reste d’une journée qui, pourtant, avait bien commencé ? Vous est-il arrivé d’en éprouver d’abord de l’étonnement, puis de l’agacement, puis de l’impatience, puis de l’énervement et enfin, du ressentiment ? Vous est-il arrivé, en les voyant arriver de loin, de faire brusquement demi-tour ou de bifurquer rien que pour les éviter et pour garder votre sérénité ?  Parce que lorsqu’ils vous tiennent, ils ne vous lâchent plus. Et alors là, la longue litanie de plaintes et de récriminations commence.

 

-          « T’as vu ce qui se passe ? Ah là là, comment les gens deviennent ! Moi, je dis, un jour, ça va péter…. »

 

Le visage crispé, comme s’ils avaient un quartier de citron dans la bouche, ils énoncent tout ce qui ne va pas dans le service, dans l’entreprise, dans le pays ou dans le monde entier. Et si jamais vous avez le malheur de les contredire, d’essayer de leur faire voir le bon côté des choses, les réussites, alors ils vous traitent de « Bisounours », de rêveur ; se targuant, eux, de leur lucidité.

 

De toute façon, ils ne vous écouteront jamais. C’est vous qui devez les écouter et surtout les approuver, sinon, ils vous achèvent d’une pique bien sentie, histoire de vous faire voir « la réalité en face ». Ils n’ont pas besoin d’interlocuteurs, ils n’ont besoin que d’un auditoire.

 

Alors, à l’attention de ces gens-là, j’adresse cette lettre ouverte en guise de réponse définitive :

 

« A vous, chevaliers de la triste mine, à vous, champions du pessimisme et du cynisme, à vous, assassins de l’espérance, j’adresse ce message : vous qui dénoncez la noirceur environnante, vous qui ne voyez que ce qui ne va pas, vous qui semblez prendre un malin plaisir à voir le mal partout, vous ne savez faire que cela. Vous restez là, statiques, passifs, figés, assis sur votre chaise, à invectiver le monde qui passe et à grincer des dents. Mais que faites-vous pour améliorer les choses ? Faites-vous au moins des efforts pour adoucir un peu le sort de votre prochain et mettez-vous les mains dans le cambouis pour empêcher le mal que vous dénoncez de se propager et de continuer à faire des ravages ? Que nenni,  « de toutes façons, ça ne sert à rien », décrétez-vous d’un air méprisant.

 

Mais d’où vous vient cette manie de toujours critiquer sans jamais rien proposer de constructif ? Espoirs déçus ? Peut-on dire cela de personnes qui n’ont jamais espéré en quoi que ce soit ? Découragement ? Vous avez baissé les bras ? Mais vous ne les avez jamais levés ! Plaisir malsain de démolir ce que d’autres souhaitent atteindre ? Orgueil de posséder une certaine « lucidité » ? Tout cela à la fois ou rien de tel ?

 

Quoi qu’il en soit, votre négativité, je vous la renvoie en pleine figure ; votre pessimisme, je lui marche dessus et vos grincements de dents, je ne les écoute plus ! Gens inutiles, gens destructifs, que faites-vous pour arranger les choses ? Rien du tout ! Vous êtes en réalité les complices de ce mal que vous semblez dénoncer. Qui sait même si vous n’y trouvez pas un certain plaisir inconnu de vous-mêmes ? Vous ne vous attarderiez pas sur les malheurs du monde et même, vous ne vous y vautreriez pas si vous n’y trouviez pas un quelconque intérêt.

 

Et si encore vous ne faisiez que gémir et vous plaindre, on ne prendrait même plus la peine de vous prêter attention et on vous laisserait seuls. Mais il y a des petites oreilles qui vous écoutent, des gens fragiles, des êtres épris d’idéal et qui ne demandent qu’à voir la beauté du monde… et que vous dénigrez sous le vocable de « Bisounours »

 

Mais qu’est-ce qu’ils vous ont fait, les Bisounours, hein ? Qu’est-ce qu’ils vous ont fait ? Vous ne savez pas qu’ils ont une fonction essentielle dans la marche du monde, hein ? Vous ne savez pas qu’à chaque fois que vous dénigrez les Bisounours, un de ceux-ci disparait, et que quand un Bisounours disparait, le monde est en danger ? Cela me donne une furieuse envie de fonder le CDSB, Comité de Défense et de Sauvegarde des Bisounours, et à tous ceux qui lisent ce message, je demande de vous procurer une image de Bisounours, de vous concentrer dessus, de leur envoyer vos plus belles pensées et de les applaudir pour sauver ceux qui restent et leur permettre de continuer leur mission sur cette terre.

 

Ô, êtres sans muscles ni colonne vertébrale, vous croyez peut-être que celles et ceux qui agissent pour le bien dans ce monde sont des naïfs et ne connaissent pas la réalité ? Ils la connaissent très bien, au contraire, ils s’y frottent tous les jours, ils s’y blessent, ils s’y écorchent les mains, ils se démènent sans certitude du résultat final, et finalement, ils se rendent utiles, eux ! Ils n’hésiteraient pas une seule seconde à vous tendre la main si vous étiez en difficulté, cette même main que vous mordriez sûrement.

 

Ecoutez donc, parasites de la société, êtres égocentrés, vieux sépulcres blanchis : critiquez, dénigrez,  calomniez même tant que vous voudrez, mais en aucun cas, ne vous mettez en travers du chemin de celles et ceux qui agissent pour le bien commun. Car même si vous foulez aux pieds les plus hauts idéaux,  ils sont toujours vivants, intacts, prêts à resservir, dans le cœur de tout être de bonne volonté.

 

Pour terminer ce coup de dents sur une note magistrale, je vous jette à la face ce très beau texte de Lucien Jacques. Et… je vous méprise !

 

Bonjour chez vous !

 

JE CROIS EN L’HOMME

Je crois en l’homme, cette ordure,
je crois en l’homme, ce fumier,
ce sable mouvant, cette eau morte ;

je crois en l’homme, ce tordu,
cette vessie de vanité ;
je crois en l’homme, cette pommade,
ce grelot, cette plume au vent,
ce boutefeu, ce fouille-merde ;
je crois en l’homme, ce lèche-sang.

Malgré tout ce qu’il a pu faire
de mortel et d’irréparable,
je crois en lui,
pour la sûreté de sa main,
pour son goût de la liberté,
pour le jeu de sa fantaisie,

pour son vertige devant l’étoile,
je crois en lui
pour le sel de son amitié,
pour l’eau de ses yeux, pour son rire,
pour son élan et ses faiblesses.

Je crois à tout jamais en lui
pour une main qui s’est tendue.
Pour un regard qui s’est offert.
Et puis surtout et avant tout
pour le simple accueil d’un berger.

Lucien Jacques

DIM@CHA@P01@HISTOIRE@LUCIEN_2.jpg

Gaudius (très en colère!)

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