La queste de Sire Olivier de Saint-Omer – 5ème partie

Posté par leblogdegaudius le 4 juin 2013

Il était vrai que toutes ces aventures nous avaient donné grand-faim. Nous parvînmes à sortir de cette forêt maudite et finirent par trouver une auberge bien coquette. Au dehors, un brave homme semblait nous attendre. En fait, il était en train de couper du bois. Quand il nous vit arriver en pareil arroi, il se frotta les mains et nous accueillit fort civilement.

- Soyez les bienvenus dans mon auberge, nobles voyageurs! Installez-vous confortablement. Qu’y-a-t-il pour votre service, Messeigneurs?

- Sers-nous de tes meilleurs crus et régales-nous de ta meilleure cuisine, l’homme!

- Certes, nobles seigneurs et gentes dames, certes! Mais mes fourneaux sont éteints. J’ai par contre d’excellentes pâtisseries qui n’attendent que vous. Qu’en dites-vous?

- Fais-les venir que nous les tastions un peu. Et aussi de quoi les faire passer.

Le brave aubergiste fit diligence et nous fit apporter aussitôt gaufres, pâtisseries et oublies ainsi que moult pichets de vin clairet délicatement parfumés

Ce furent petites, mais bonnes ripailles, et nous entonnâmes des chants de circonstances, comme « Margoton va-t-a-confesse », « Jehan-Grand-Gosier », ou « M’en revenant de Rome ».

Pendant que nous festoyions, l’aubergiste alla trouver Sire Olivier:

- Noble seigneur, dit-il, j’ai là une lettre de change pour une selle de cheval et ses armes. Comme je n’en aurai guère l’utilité, j’ai pensé qu’elle vous ferait bon usage. Je puis vous les céder pour un prix modique.

Sire Olivier tendit alors une bourse à l’aubergiste.

- Cela suffit-il pour payer le repas et les armes?

- C’est même beaucoup trop, monseigneur!

- Allons, garde tout, brave homme. Et continue de nous faire d’aussi succulentes pâtisseries.

Une heureuse surprise nous attendait. Un chevaucheur du roi entra dans l’auberge, s’enquit de nous et nous fit assavoir que le bon roi Régis le Débonnaire avait entendu parler de nos exploits et nous mandait toutes affaires cessantes en son château, où il nous offrait le gîte et le couvert.

Vraiment, la Divine Providence veillait sur nous et, prenant congé du brave aubergiste, nous repartîmes sans plus tarder vers notre glorieuse destinée, tout en rendant grâces au ciel, à Madame Marie, à notre Seigneur Jésus-Christ et à tous les saints du paradis.

Dans les mois qui suivirent, Sire Olivier se mit au service de notre bon roi. Il était chargé officiellement de l’entraînement des gardes royaux, avec grade de capitaine. Or, notre bon roi avait grand-souci: le trésor royal était bientôt vide et on conspirait contre lui. De tous ses conseillers, notre bon roi ignorait qui était félon, et qui lui restait fidèle.

Notre Sire Olivier avait bien sa petite idée, mais il n’en laissait rien paraître et faisait mine de tout ignorer. Il attendait que les traîtres se dévoilent à lui.

Nous, ses serviteurs, tâchions de notre côté d’en savoir davantage afin de l’aider à châtier les conspirateurs. Nous parvînmes si bien à endormir leur méfiance que bientôt, nous réussîmes à rassembler toutes les preuves nécessaires.

Un beau soir, Sire Olivier reçut un message secret, lui enjoignant de se trouver à trois lieues du palais, en un lieu désert. Comme nous savions qui était du complot, il nous fut aisé d’en informer Sire Olivier qui prit toutes les dispositions nécessaires. Il chargea six d’entre nous de se poster à des endroits-clés, d’où il serait possible de tomber en embuscade.

Et au jour et à l’heure dite, Sire Olivier alla à son rendez-vous. Là, il fut abordé par cinq hommes masqués. C’étaient les propres conseillers du roi, le trésorier et le sénéchal.

- Vous vouliez donc me parler en lieu sûr, nobles sires?, leur demanda-t-il innocemment. Nous y voici. Le lieu est désert et nulle oreille indiscrète n’est là pour nous déranger. Exposez-moi ce qui vous amène céans. Parlez sans détour et faites-moi confiance comme je vous fais confiance.

Un des conseillers regarda autour de lui, s’assura qu’ils étaient tous bien seuls et lui parla enfin.

- Noble seigneur, depuis que vous êtes arrivé dans notre royaume, vous avez accompli exploit sur exploit et votre renommée commence à s’étendre par delà les terres et les mers, Mais nous voulons nous assurer que vous êtes bien celui que vous prétendez être,

Je vais parler sans détour. Quel est votre sentiment pour notre bon roi Régis?

Sire Olivier les réunit autour de lui.

- Mes amis, moi aussi je serai sans détour. J’ai le plus grand respect pour notre bon sire Régis, mais..,

- Mais?

- Mais je suis de moins en moins sûr qu’il est celui qu’il nous faut. Trop de palabres, trop de conseils, pas assez d’action. Il règne, mais ne gouverne pas. Je crains que le royaume ne finisse par tomber, si..,

Les conseillers se regardèrent, heureusement surpris. L’un d’entre eux reprit:

- C’est tout juste notre sentiment. Le roi met son royaume en grand péril et nous, ses conseillers et pairs, en sommes grandement marris. Nous avons discuté en conseil étroit et nous avons dû prendre une pénible décision: il faut déposer le roi actuel et en choisir un autre qui soit plus digne de ceindre la couronne. Et c’est vers vous que s’est porté notre choix, car en vérité, vous êtes le plus digne de lui succéder et de refaire ce royaume qui tant en a besoin.

- Mes amis, répondit Sire Olivier, toujours aussi benoît comme chat en sa litière, je vous remercie pour cette marque de confiance et d’estime, et j’espère être digne de vos vœux et de la grande tâche qui m’attend. Mais vous n’ignorez pas qu’il nous faut des subsides. Rien ne peut se faire sans réserve d’or et de monnaie.

- Noble sire, nous avons tout prévu et avons commencé à mettre le trésor royal en sûreté. Aussi, les fonds ne vous feront pas défaut,

- Alors agissons sans tarder. A l’heure qu’il est, le roi est dans sa chambre. Nous le déposerons et tiendrons conseil. Et puisque vous m’accordez votre soutien, je vous fais mes premiers conseillers. Etes-vous suffisamment résolus?

- Nous avons trop attendu, Monseigneur, et brûlons d’impatience.

- Alors, en avant, mes amis, Et que Dieu bénisse notre sainte œuvre.

 

Les conseillers félons partirent les premiers, suivis de loin par Sire Olivier. Arrivés au carrefour de la Croix-de-Pierre, quelqu’un cria: « Maintenant! »

Aussitôt, les six braves se débusquèrent et désarmèrent promptement les traîtres, Sire Olivier les rejoint et dégaina son épée:

- Ah félons!, s’exclama-t-il. Vous voilà enfin démasqués! Voilà des lustres que j’attends ce moment! Dans votre fol orgueil, vous avez oublié que le serment du chevalier le lie à son suzerain, que celui-ci soit bon ou mauvais. Vous oubliez aussi qu’un chevalier a juré de faire triompher la justice. Aussi, vous allez payer votre traîtrise.

Il ordonna à ses compagnons:

- Allons, menez-les devant la justice du Roi.

Les mauvais conseillers furent amenés devant le bon roi Régis, tout ligotés et incapables de bouger. Sire Olivier prit la parole.

- Votre Majesté, voici devant vous ceux qui conspiraient contre votre personne. Ce sont eux qui détournaient le trésor royal et qui s’apprêtaient à vous détrôner.

Le roi se tourna vers eux et les questionna:

- Est-ce vrai? Aviez-vous vraiment juré ma perte, moi qui vous ai comblé de bienfaits? Allons, répondez!

Personne ne répondait. Dans la foule fusaient les « A mort ! », les « Hou ! » et les « Châtiez les traîtres! »

Le roi reprit :

- Votre silence vous accuse. C’est bien, vous aurez à répondre devant ma justice. Qu’on les emmène!

Les félons furent emmenés tandis que fusaient les clameurs et les applaudissements. Le roi se leva et s’adressa à tous ses sujets:

- Mes bons et loyaux sujets, une fois de plus, ce droit et noble bachelier a prouvé sa valeur et combattu le mal qui se cachait au sein de notre palais même. Acclamons-le comme il se doit ! Longue vie au Sire Olivier de Saint-Orner! Longue vie!

L’assistance répéta « Longue vie ! »

Après que les clameurs se furent apaisées, le roi reprit:

-Une fois de plus, le ciel veille sur nous et ne nous abandonne point. Allons de ce pas faire procession et remercier le bon Sain Lié et tous les saints du Paradis. Après quoi, nous organiserons grande fête pour notre champion de toujours

Précédé des bons moines de l’abbaye, tout le monde alla remercier le bon Saint Lié en sa chapelle. Puis le bon souverain fit distribuer en ville piécettes et bon pain pour les pauvres. Il fit venir jongleurs et ménestrels et organisa en l’honneur de notre bon seigneur une petite fête en son château.

Après les ripailles, le souverain s’adressa à Sire Olivier en ces termes:

-Sire Olivier de Saint-Orner, votre loyauté et votre obéissance doivent être bien récompensées. Vous recevrez pour votre monture une gorgière, un frein et des rênes, forgés toutes exprès dans nos ateliers. De plus, il n’est plus temps de différer votre adoubement. Il aura lieu demain. Pour l’heure, vous voudrez bien faire oraison en notre basilique de Saint-Rémi.

Et vous, ses fidèles et loyaux compagnons, qui tant bien m’avez servi, il y aura grandes récompenses et grande liesse pour vous aussi. Ainsi devons-nous récompenser tous ceux qui œuvrent pour le bien de tous. Dieu vous bénisse tous!

Tous nous acclamâmes le roi: « Noël à notre bon roi Régis! Noël à notre bon roi Régis! »

Puis après nous être concertés, nous décidâmes tous d’accompagner notre sire à la basilique St Rémi.

La queste de Sire Olivier de Saint-Omer - 5ème partie dans Les histoires de Gaudius clovis01-213x300

Pendant ce temps là, sur la planète Kree-Peton:

Le professeur Mars-El était furieux. Son grand rival, le docteur Zo-Zotan, avait remporté la partie. Avec des arguments fallacieux, il s’était servi des découvertes du Professeur Mars-El pour avancer une théorie improbable, l’évolution, alors que tout le monde savait bien que c’était le Grand Féné-An, maître de toutes choses, qui avait créé toutes les formes de vies qu’on connaissait actuellement et que les fossiles qu’on trouvait ici et là n’étaient au mieux que des espèces disparues, qui n’avaient pas trouvé grâce aux yeux du Créateur, au pire des faux grossiers fabriqués pour la cause. Malheureusement, l’Académie Planétaire des Sciences Kree-Petoniennes lui avaient donné tort. Dépité, le professeur Mars-El songeait à s’exiler sur une petite planète bleue qu’il avait repéré dans le 5ème rayon d’un lointaine galaxie, et il rassemblait tous les matériaux pour se construire, en secret, un vaisseau inter-galactique qui le mènerait à cette terre vierge. Il ne disposait que d’un marteau et des clous, mais il avait pour lui, dans sa propriété, un énorme gisement de cristaux de toutes sortes dont les applications pratiques  étaient prometteuses et qu’il se proposait d’exploiter dans le plus grand secret, car il fallait rester prudent. En effet, un certain Dark Kador  était à la recherche d’autres planètes à soumettre à son empire maléfique; aussi, fallait-il rester prudent.

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