La Queste de Sire Olivier de Saint-Omer: 1ère partie

Posté par leblogdegaudius le 18 février 2013

Or donc, il arriva en ce jour du mois de Juin de l’an de grâce 1201 de notre Seigneur Jésus-Christ que le fier et noble bachelier Sire Olivier de Saint-Omer fut victime d’un enchantement et vit disparaître sur le coup ses armes et sa monture, et ce avant d’être armé chevalier. Grandement en fut-il marri et nous, ses fidèles serviteurs en avions également le cœur navré.

Fort heureusement, le ciel veillait sur nous et une nuit, Notre Dame, la bonne Sainte Vierge lui apparut, lui enjoignant de ne pas désespérer et de se rendre diligentement en la bonne ville de Reims. Là, il devrait prouver sa valeur et montrer qu’il serait vraiment digne de devenir chevalier. S’il voulait retrouver ses armes, grandes épreuves devrait-il traverser et grands périls affronter. Et c’est à nous, ses humbles serviteurs, que reviendrait le redoutable privilège de lui être et témoins, et compagnons d’armes pour servir le Grand Œuvre.

 

Ce fut vraiment grand honneur qui nous échut là, et nous nous mîmes en route sans plus tarder, en grand équipage et partîmes rejoindre notre bon sire qui nous avait précédés et qui était parti bien avant. Nous arrivâmes au bord de la ville. Quand il nous vit, il nous fit bon accueil.

- Grand merci à vous, nobles dames et gentils compagnons, fit-il, de m’accompagner dans ma queste. J’ai craint un moment de me retrouver seul et abandonné, mais Notre Dame vous a divinement inspiré en vous envoyant vers moi. Recueillons-nous un moment afin de la remercier et de solliciter son aide tout au long de notre parcours.

Nous nous recueillîmes donc un moment, puis Sire Olivier donna enfin le signal du départ:

- A présent, mettons-nous en route, car le jour s’avance.

 

En arrivant en bordure d’un palais, Sire Olivier aperçut une noble dame couronnée, qu’il salua fort courtoisement:

- Gente princesse, je vous salue. Puisse le ciel vous accorder bonne vie et place en paradis.

- Soyez-en remercié, gentil bachelier, répondit-elle en retour. Est-il quelque chose que je puisse faire pour vous?

- En vérité, madame, un méchant sortilège m’a privé de mon armure et de mes armes avant que je sois à même de servir notre Sire le Roi.

Une vision m’a conduit à vous et m’a assuré que vous pourriez me mettre sur la voie. Au nom de notre Seigneur Jésus Christ, je sollicite votre aide car me voilà dans le plus grand embarras.

- Noble bachelier, vous êtes celui qui devait m’être envoyé et je puis en effet vous aider. Mais avant cela, vous devrez être mis à l’épreuve et prouver votre valeur.

- Gente dame, pour l’amour de notre Seigneur, j’endurerais mille morts. Parlez, et j’obéirai.

- Pour l’heure, vous devrez faire un choix qui engagera votre vie toute entière. Vos compagnons devront également se soumettre à l’épreuve. C’est seulement par la suite que vous pourrez continuer votre chemin. Etes-vous prêt?

- Je suis prêt, affirma-t-il.

 

Elle nous demanda également si nous étions prêts à suivre notre seigneur. Oui-­da, nous étions prêts et nous le criâmes bien haut et bien fort. Alors, la princesse prit une paire d’éperons, ainsi qu’une bourse remplie de pièces d’or,  et les présenta à Sire Olivier.

Celui-ci était bien embarrassé et nous de même. Chacun s’interrogeait et interrogeait son compagnon. L’un était d’avis d’emporter la bourse et l’autre disait que c’était là diablerie et qu’on ne pouvait se fier à si belle figure. Cela donnait ceci :

- Voilà une bourse qui sera fort utile pour nos dépenses!

- Oui, mais n’y a-t-il pas là piège du Malin? Beaucoup se sont gâté l’âme par amour de l’or.

- Que ferait-on de ces éperons? Ce sont eux qui nous donneront à manger?

- Moi, je ne sais pas et j’attends de voir venir.

 

Notre voyage commençait bien! Comment bien conseiller notre bon sire avec des avis aussi contraires? Et la princesse qui lui tendait derechef la bourse et les éperons! Qu’allait faire Sire Olivier? Finalement, après un instant de réflexion, il choisit les éperons.

 

- En vérité, noble bachelier,  vous avez choisi sagement et vous avez fait preuve de discernement. Rares sont ceux qui ont su choisir entre richesse illusoire et richesse vraie. Cette bougette ne vous aurait fait que peu d’usage. Notre Sire le Roi sera bien secondé. Mais il vous faut également de quoi harnacher votre monture. Aussi, je vous prie d’accepter cette lettre de change qui vous permettra de vous fournir auprès de l’armurier royal lui-même.

 

Elle lui tendit un parchemin et reprit :

- Vous pouvez continuer votre chemin, noble sire. Mais auparavant, allez donc remercier Notre Dame la Sainte Vierge en sa cathédrale, qui si bien vous conseilla et vous conseillera bien encore si vous tenez ferme.

- Et ainsi ferai-je, noble Dame. La paix soit avec vous. Mais avant de nous quitter, savez-vous où je pourrai trouver le reste de mes armes?

- Lorsque vous serez à la place du Roi, fit-elle, mystérieuse, un lion vous répondra.

Notre sire la salua respectueusement, puis nous fîmes tous procession pour aller remercier notre bonne Sainte Vierge. Trois fois nous fîmes le tour du dehors, puis trois fois du dedans, en entonnant des cantiques d’allégresse, nous laissant emporter l’âme par l’ambiance mystique de ce lieu sacré.

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Pendant ce temps là, sur la planète Kree-Peton, ASAHI-RA, épouse du Professeur MARS-EL,  mettait au monde le petit JOR-EL

A suivre…

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